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Le gemmage
en forêt de Gascogne
Cet ouvrage de Claude Courau nous
transporte des décennies en
arrière, où la forêt
des pins de Gascogne était
le pôle d'une intense activité
et la résine l'objet d'un commerce
international. Un retour dans le passé
pour découvrir le métier
de gemmeur...
Il en est de certains métiers
traditionnels qui disparaissent dans
l’indifférence générale.
Le métier de résinier
ou gemmeur, fait malheureusement partie
de ceux-là. En l’espace
de quelques années, l’amnésie
sur ce domaine a été
presque complète. Et pourtant,
qui n’a pas au tréfond
de sa mémoire des souvenirs
liés au gemmage ?
Au moment où des projets de
relance du gemmage se font jour, appuyés
sur de nouvelles et révolutionnaires
méthodes de récolte,
il est apparu nécessaire de
rafraîchir la mémoire
aux plus anciens et de faire découvrir
aux plus jeunes ce métier plus
que millénaire de la Gascogne,
son histoire, ses luttes et son possible
avenir.
Claude Courau, ancien résinier,
ardent et inlassable défendeur
du gemmage en Gascogne, était
le mieux placé pour mener à
bien cet ouvrage.
Pignadier, crot, pica, amassa, barrasquage,
bassôt, carra, amassas, esquarta,
hapchot, palotte, tous ces mots occultés
par notre société du
21ème siècle, enfouis
dans l'inconscient, ressurgissent
et retrouvent un sens dans ce livre
écrit en français et
en langue gasconne.
Tout le long du cordon dunaire de
notre littoral aquitain, des hommes
et des femmes ont participé
à cette aventure du gemmage
et de la récolte de la résine
pour l'obtention de l'essence de térébentine.
Le métier connut ses heures
de gloire comme aussi des périodes
difficiles avec ses conflits et ses
grèves.
Extrait du
" Souvenir d'une femme de résinier
"
"... Le lendemain de notre mariage
après avoir fait les provisions
pour la semaine, en guise de voyage
de noces, nous avons rejoint la cabane.
Nous avions comme véhicule
deux vieux vélos. ... Certains
soirs, après le travail, pour
améliorer l'ordinaire, nous
allions pêcher le poisson à
l'océan qui se trouve à
quatre kilomètres de la cabane
de Lespilandre. C'était la
pêche à la garolle qui
se faisait avec un filet.... la pêche
terminée nous étions
trempes ... En cours de route nous
ramassions du bois mort ...Arrivés
à Lespilandre, il fallait faire
la queue devant l'unique pompe pour
nous laver les pieds..."
Source rédactionnelle Claude
Courau
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