| Comment
devient -on vétérinaire
?
Les
formations :
Le diplÔme d'État
de docteur vétérinaire
, nécessaire à
l'exercice de la profession,
s'acquiert dans les Écoles
nationales vétérinaires
de Maisons-Alfort, Lyon, Toulouse
et Nantes.
L'accès aux quatre ENV
s'effectue à partir de
concours
Trois
filières sont possibles
:
La
filière classes préparatoires
:
concours A option générale,
pour les candidats issus des
classes préparatoires
veto (après un Bac S),
438 places en 1998 ;
concours A option biochimie
biologie, pour les candidats
issus des classes préparatoires
technologie biologie TB (après
un Bac STL), 8 places en 1998.
La
filière universitaire
:
concours B ouvert aux titulaires
d'un DEUG sciences mention sciences
de la vie, 40 places en 1998.
La réussite au concours
donne accès à
la 2e année d'école
vétérinaire.
La
filière technologique
:
concours C réservé
aux titulaires d'un BTSA, BTS,
DUT (liste fixée par
arrêté), 12 places
en 1998.
La réussite au concours
donne accès à
la 2e année d'école
vétérinaire.
Le nombre d'inscriptions à
ces concours est limité
à deux, à raison
d'une seule inscription par
année. La 2ème
candidature doit être
présentée au plus
tard 2 ans après l'obtention
du baccalauréat pour
le concours A option générale,
3 ans pour le concours A Biochimie
Biologie et le concours B, 4
ans pour le concours C.
Des
études en trois cycles
:
Le premier cycle en deux ans
comprend l'année de classe
préparatoire et, après
réussite au concours
A, la 1re année d'école
vétérinaire. Il
est axé principalement
sur l'acquisition
de connaissances scientifiques
(biologie, physique, chimie)
utiles à l'enseignement
vétérinaire.
Le deuxième cycle d'une
durée de trois ans est
organisé dans les écoles
vétérinaires.
Il porte sur la formation théorique,
pratique et clinique de médecine
vétérinaire et
est sanctionné par le
diplôme d'études
fondamentales vétérinaires
(DEFV).
Le troisième cycle, de
un à quatre ans, répond
à la nécessité
de préparer les étudiants
à des activités
professionnelles diversifiées
ou à la recherche.
Les
conditions de travail :
Surtout
en exercice libéral
En 1997 sur 12 406 vétérinaires
en activité, environ
80 % exercent dans le secteur
libéral (certains sont
salariés des vétérinaires
libéraux), 8 % sont des
salariés du secteur industriel
et 12 %, des salariés
du secteur public. Parmi les
praticiens, on compte 4 761
praticiens canins, 4 092 praticiens
mixtes (rural et canin), 274
praticiens ruraux, 262 praticiens
équins.
En cabinet de ville, les vétérinaires
consultent sur place. Ils peuvent
être appelés à
domicile pour des urgences.
En exercice rural, ils devront
effectuer de nombreux déplacements
et être
disponibles à toute heure
du jour et de la nuit. Que ce
soit en exercice urbain ou rural,
ils ont tendance à s'associer.
Les autres vétérinaires
sont salariés dans l'industrie,
les organismes de recherche
(INRA, CNRS, INSERM, CIRAD),
les laboratoires, les groupements
d'éleveurs ou les coopératives
de production, les centres d'insémination
artificielle, les abattoirs,
les coopératives agricoles,
les services vétérinaires
de l'administration...
La
prospection de nouveaux débouchés
est nécessaire
Les quotas agricoles fixés
par l'Union européenne
ont entraîné la
diminution du cheptel français.
Cela limite les perspectives
de développement de la
profession dans les zones rurales.
Parallèlement, I'exercice
urbain s'est stabilisé
en même temps que le pouvoir
d'achat des ménages.
Ceux-ci, en effet, limitent
d'abord les dépenses
consacrées aux animaux
de compagnie. De plus, l'arrivée
en France de confrères
de l'Union européenne
risque d'aggraver les difficultés
d'insertion.
Aussi, les jeunes diplômés,
beaucoup plus nombreux que leurs
aînés qui partent
à la retraite, doivent
souvent chercher une insertion
professionnelle qui n'est pas
traditionnelle.
Ils se tournent vers l'industrie,
les laboratoires, les centres
de recherche publics ou privés,
les biotechnologies. Ils peuvent
également se diriger
vers des emplois technico-commerciaux
ou d'encadrement dans les industries
agroalimentaires ou l'industrie
pharmaceutique.
L'effectif des femmes s'accroît
rapidement dans cette profession.
Elles s'orientent davantage
que les hommes vers la recherche
et l'enseignement.
En exercice libéral,
les revenus varient de 20 000
F à 40 000 F mensuels,
lorsque la clientèle
est constituée (revenu
moyen : 280 000 F par an).
Dans le secteur privé,
le salaire moyen brut annuel
d'un salarié ayant moins
de 5 ans d'ancienneté
est de 263 000 F par an.
Dans la fonction publique, le
salaire brut mensuel d'un vétérinaire
inspecteur s'élève
à 10 880 F en début
de carrière.
Des
soins à la prévention
Le
vétérinaire urbain,
ou canin, travaille en ville.
Cela consiste le plus souvent
à soigner les petits
animaux de compagnie (chiens,
chats, oiseaux,). Il consulte
dans un cabinet.
A la campagne (exercice rural),
l'essentiel de son travail concerne
les bovins, les ovins, les caprins,
les porcins, les animaux de
basse-cour.
Certains soins étant
assurés par les exploitants
agricoles eux-mêmes ou
par des techniciens agricoles,
le vétérinaire
peut évoluer d'un mode
d'intervention à l'acte,
à une intervention plus
globale orientée vers
la prévention. Elle inclut
le suivi sanitaire, le suivi
de fécondité,
des conseils concernant l'alimentation
ou l'état des bâtiments.
Avec l'exploitant agricole,
il définit et met en
oeuvre les conditions optimales
d'élevage des animaux,
en fixant des objectifs de production
à court terme et plus
encore, à moyen et long
termes.
Dans l'industrie, il participe
à la mise au point de
médicaments vétérinaires,
à la création
d'aliments pour animaux. Certains
s'orientent vers la recherche
zootechnique et biomédicale.
D'autres sont spécialisés
dans la pratique des examens
de laboratoire (vétérinaires
biologistes). D'autres enfin
ont la mission de veiller à
la protection de la santé
publique : inspection des denrées
d'origine animale, inspection
en restauration collective,
contrôle sanitaire des
importations...
Certains vétérinaires
interviennent dans le domaine
de la qualité de la vie,
grâce à leurs connaissances
biologiques et écologiques
de l'animal et de son environnement.
Ils contribuent, notamment,
au maintien de l'équilibre
naturel dans les parcs nationaux.
Le
vétérinaire soigne
les animaux de rapport (cheptel)
et les animaux de compagnie.
C'est un généraliste
qui pratique la chirurgie, la
radiologie, l'odontologie...
En exercice rural, le vétérinaire
donne une place croissante à
la prévention et à
l'assistance technique aux éleveurs.
Il travaille également
dans les laboratoires, les industries
agro-alimentaires et pharmaceutiques,
les coopératives agricoles,
les centres d'insémination
artificielle, les abattoirs.
Qualités
requises
Le métier exige
une solide formation scientifique
et un vif intérêt
pour l'évolution des
technologies. La sûreté
du diagnostic est liée
aux facultés d'observation.
La résistance physique
et la force sont nécessaires,
surtout en exercice rural. Une
grande habilité manuelle
est requise, notamment pour
les interventions chirurgicales.
Savoir communiquer est de plus
en plus utile pour conquérir
une clientèle recherchée
par d'autres professionnels,
tels que les techniciens agricoles,
capables de prendre en charge
une partie des soins (vaccins,
insémination artificielle,
etc.).
Consultez
aussi la fiche métier
du Vétérinaire
équin, l'auxiliaire
veterinaire, le Vétérinaire
dans les industries laitieres
Interview
d'un Vétérinaire
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