L'
Accompagnateur de tourisme équestre
(3 fiches métier)
L'
Accompagnateur de tourisme équestre
vu par Studya
Quelles
activités ?
Comme son nom l'indique,
il accompagne des promenades équestres
et il a l'entière responsabilité
du bon déroulement des excursions
: préparation et conformité
du matériel, bien-être des
animaux, préparation de l'itinéraire,
vérification des normes de sécurité.
L'accompagnateur de tourisme équestre
a aussi la mission d'animer et de dynamiser
un groupe.
Quelles conditions de travail ?
Cette activité
est particulièrement saisonnière
car les possibilités de promenades
ont lieu essentiellement entre mai et octobre.
Le rythme est alors soutenu et il faut souvent
"enchaîner" les randonnées.
Il faut savoir que l'accompagnateur de tourisme
équestre a souvent une autre casquette
professionnelle durant l'hiver, saison pendant
laquelle les randonnées sont plus
improbables. Quand il est salarié
ou dirigeant d'un centre équestre,
l'accompagnateur n'éprouve pas les
soucis liés à l'emploi saisonnier,
mais il rencontre en revanche ceux d'un
chef d'entreprise soumis à la concurrence
et à l'obligation de se renouveler.
C'est ainsi que de nouvelles formes d'activités
équestres sont apparues, élargissant
le concept de la simple promenade à
celui de circuits-étapes par exemple.
Quelles qualités ?
Il faut bien connaître
les chevaux pour les dresser et leur apporter
les soins nécessaires.
L'accompagnateur équestre doit être
un bon animateur de groupe.
Il doit également être de nature
curieuse, bien connaître les régions
qu'il fait découvrir, posséder
un bon sens de l'orientation et savoir lire
des cartes. Enfin, il doit avoir de bonnes
notions de secourisme.
Quelle évolution ?
Un accompagnateur
équestre ambitieux, titulaire du
diplôme d'accompagnateur équestre,
peut viser la fonction de guide de tourisme
équestre. Il obtient alors le statut
de cadre et peut se voir à son tour
confier la mission de formateur d'accompagnateurs
de tourisme équestre. Le guide peut,
quant à lui, prétendre devenir
maître randonneur, technicien de haut
niveau qui forme les cadres et qui a une
mission de développement du tourisme
équestre dans sa région.
Brevet d'accompagnateur
de tourisme équestre
Brevet de meneur-accompagnateur de tourisme
équestre
Brevet de guide de tourisme équestre
Brevet de maître randonneur
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L'ATE (Accompagnateur de Tourisme Equestre)
est la personne habilitée à
accompagner des randonneurs équestres
sur des itinéraires identifiés
et balisés.
L'ATE a 4 grandes fonctions : - Il encadre : il
est responsable d'un groupe. Il est là
pour accompagner les randonneurs mais aussi
faire en sorte que tout se passe bien.
- Il prépare : il est chargé
de préparer les chevaux et le matériel
(selles, harnachement...) en tenant compte
du parcours, des randonneurs...
Il reconnaît l'itinéraire qu'il
va emprunter avec le groupe, mais il va
toujours sur des sentiers balisés.
Il n'a pas le droit de "créer"
un parcours.
- Il sécurise : il doit faire des
choix judicieux en adéquation avec
le niveau des cavaliers et leurs envies
en ce qui concerne les chevaux, l'itinéraire...
Il a également des notions de secourisme
pour pouvoir intervenir en cas d'accident.
- Il anime : il fait partager aux promeneurs
ses connaissances sur les chevaux, mais
aussi sur le milieu naturel et humain de
la région traversée.
Il veille à la bonne entente au sein
du groupe. Mais, il n'est pas moniteur :
il ne peut pas faire d'enseignement.
L'ATE travaille
donc le plus souvent en plein air et au
contact de la nature.
Il passe beaucoup de temps en randonnées,
mais il participe également aux tâches
quotidiennes du centre dans lequel il travaille
: entretien des boxes, des haies, des barrières,
pansage, débourrage, éventuellement
maréchalerie...
Ces activités, assez pénibles,
sont indispensables au bon fonctionnement
du centre. Un ATE ne fait pas seulement
de l'équitation.
Organisation du travail Le tourisme équestre,
comme toutes les activités liées
au tourisme en général, est
principalement saisonnier. La plupart des
centres équestres ne proposent, en
effet, pas des randonnées sur toute
l'année. La saison commence en mai
pour se terminer en septembre-octobre, mais
la période la plus importante est
bien entendu l'été (de la
mi-juin à la mi-septembre). L'ATE
accompagne, en pleine saison, des groupes
5 à 6 heures par jour. L'ATE travaille
en extérieur : s'il ne monte pas,
il est dans le centre (entretien des boxes...).
Ses horaires correspondent aux heures de
loisirs des promeneurs, il peut donc travailler
le week-end, en soirées et bien sûr
pendant les vacances.
C'est un métier éprouvant
et parfois périlleux : il est en
effet à noter que le secteur hippique,
dans sa globalité, est le plus dangereux
des secteurs agricoles. Ainsi, en 1999,
plus de 2 800 accidents du travail ont été
comptabilisés (source CIDJ novembre
2001), souvent en rapport avec la monte
et l'entraînement.
Qualités requises Pour devenir ATE,
il est bien entendu indispensable d'être
bon cavalier, mais ce n'est pas suffisant.
Il faut également avoir des compétences
pour animer et guider un groupe :
Bon sens relationnel ; Savoir faire preuve
d'autorité pour se faire respecter
des chevaux comme des randonneurs ; Dynamisme
; Bon sens de l'orientation ; Patience ;
Capacités d'adaptation aux différents
publics (niveau, âge...).
Salaire Les salaires des
ATE varient en fonction des centres où
ils travaillent. Mais il faut être
réaliste, ce n'est pas une profession
bien payée : la rémunération
la plus courante correspond au SMIC. La
question du logement et de la nourriture
sur place dépend des possibilités
du centre et de sa politique. Lorsque l'ATE
travaille pour son propre compte et est
propriétaire d'un centre, la rémunération
est là encore différente.
Evolution du métier Un ATE a des possibilités
d'évolution. Il peut chercher à
obtenir d'autres diplômes dans le
tourisme équestre pour diversifier
ses compétences : ainsi, il peut
passer un diplôme de meneur d'attelage.Il peut également
vouloir passer les échelons supérieurs
et avoir plus de responsabilités
en devenant GTE (Guide de Tourisme Equestre).
Un GTE a notamment le droit de créer
ses propres itinéraires.
Marché de l'Emploi Comme nous l'avons
déjà vu, le tourisme équestre
est une activité surtout saisonnière
: les centres recrutent surtout l'été
en CDD ou à temps partiel pour faire
face à une hausse de leur activité.
Les ATE peuvent trouver une place dans les
centres équestres, les centres de
loisirs ou tout organisme qui souhaite proposer
des randonnées à cheval (ou
à poney) à des groupes.Cependant, il est
difficile de trouver des postes sur toute
l'année, l'ATE doit donc avoir une
double activité : élevage
de chevaux, moniteur de ski... La fonction
d'ATE peut également n'être
qu'une corde de plus à l'arc d'un
professionnel de l'équitation, propriétaire
d'un centre...
L'accompagnateur de tourisme equestre
(ATE) doit faire en sorte que la promenade
ou la randonnée, qu'il organise pour
un groupe de cavaliers, se déroule
dans les meilleures conditions : -
préparation des chevaux et du matériel
indispensable (harnachement, selles...).
- emploi rationnel des chevaux, repérage
de l'itinéraire.
- enfin sécurité et agrément des cavaliers,
par une bonne connaissance du milieu
lui permettant de faire découvrir
la région sous tous ses aspects (économique,
culturel, naturel...).
Etudes nécessaires :
BEPA "activités hippiques" dans la
spécialité "accomagnateur de randonnées
équestres" et BAPAAT (Brevet d'aptitude
professionnelle d'assistant animateur
technicien) .
Le BAPAAT donne à ses détenteurs des
prérogatives professionnelles élargies.
D'autre part, il existe des certificats
de spécialisation après un BEPA ou
un BTA.
Débouchés
:
Globalement, le "cheval vert" n'en
est qu'à ses débuts ; son développement
semble assuré, d'autant plus que des
formes d'activités nouvelles commencent
à voir le jour, notamment le "tourisme
attelé" : le "meneur" en tourisme
équestre, variante de la formation
d'accompagnateur, est qualifié pour
emmener des personnes en promenade
en calèche ou tout autre attelage.