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A la recherche
des serpents perdus
GERS - Faune. L. Barthe veut les recenser
et les populariser.
Laurent Barthe et son visage tendre
affectionnent tout particulièrement
ce qui repousse ordinairement le moindre
quidam : amphibiens, chauve-souris,
araignées et serpents font
partie de son univers quotidien. Les
serpents surtout. Il a été
chargé, voilà deux ans,
par la Société herpétologique
de France, d'étudier les populations
de reptiles, leur localisation et
leur répartition dans le département.
Ces deux années lui ont permis
de détecter une espèce
jamais aperçue jusqu'ici dans
les collines gasconnes, le lézard
vivipare, et d'observer une réapparition,
celle du seps. Deux animaux dont la
présence laisse même
dubitatifs les « mandarins du
monde scientifique » ainsi que
les désigne le jeune homme,
avec une pointe venimeuse. Car à
24 ans, Laurent Barthe, originaire
d'Ordan-Larroque, ne souhaite guère
s'embarrasser de scepticisme. Il ambitionne
avant toute chose de mener un travail
rigoureux de recensement, «
comme on le fait pour les orchidées
», pour le compte d'un atlas
régional répertoriant
reptiles et amphibiens, qui sera édité
par Nature Midi-Pyrénées.
Il comptabilise à ce jour huit
espèces de grenouilles, trois
espèces de tritons, onze espèces
de reptiles, deux espèces inféodées
au milieu aquatique. Une faune qui
a perdu en une cinquantaine d'années
un nombre considérable de ses
représentants, depuis le remembrement
des campagnes et la raréfaction
des habitats naturels.
En parallèle, le jeune titulaire
d'un BTA « gestion de la faune
sauvage » et d'un BTS «
gestion et protection de la nature
», espère initier le
grand public à ce peuple hérétique,
méconnu et mal aimé.
Déjà, un groupe d'une
quinzaine de passionnés a été
constitué. Il veut aussi organiser
des sorties, faire de la sensibilisation
et de l'information auprès
du grand public, randonneurs et autres
sociétés proches de
la nature, et « tordre le cou
à certains mythes entourant
les serpents.
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