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Jockey : les
risques du métier
Les courses hippiques existent depuis
des siècles et figurent au
programme des Jeux olympiques depuis
l'an 776 avant J.-C. Au bout des courses,
il y a le gain et le moyen de gagner
sa vie.
Il faut savoir qu'en France, il y
a des courses hippiques quasiment
tous les jours. Et un jockey court
plusieurs fois par jour. Les non-initiés
pensent souvent qu'en équitation,
c'est le cheval qui travaille... Mais
le métier de jockey est extrêmement
exigeant physiquement. Il nécessite
une condition physique optimale, qu'il
faut conjuguer au contrôle permanent
de son poids.
Il existe trois types de courses et
donc de jockeys : le galop à
plat, le plus éprouvant au
niveau du poids (le jockey doit peser
entre 41 et 55 kg), le saut d'obstacle,
et enfin le trot.
Parmi les 870 jockeys en France, moins
d'une quarantaine sont des femmes.
Ils sont recrutés dès
l'âge de 14 ans. Au quotidien,
il faut s'entraîner avec son
cheval et s'imposer une diététique
draconienne.
Les rations alimentaires se résument
à un plat de pâtes par
jour. Carences en vitamines et en
oligo-éléments sont
alors fréquentes. Cette restriction
alimentaire provoque des malaises
chez les jockeys, et lorsqu'ils surviennent
pendant une course, peuvent entraîner
des chutes, parfois très graves.
Le retentissement est aussi psychologique
: cette restriction entraîne
une souffrance et des comportements
inquiétants. Pour maintenir
leur poids, certains jockeys n'hésitent
pas à prendre des médicaments
coupe-pour maigrir plus vite et se
maintenir dans leur catégorie.
Depuis une quinzaine d'années,
France Galop, la Fédération
française de cheval, essaie
d'offrir aux jockeys des meilleures
conditions de pratique. Face à
certaines dérives, elle a augmenté
les poids de monte. Actuellement,
il existe un suivi médical
pour que les jockeys aient une alimentation
équilibrée. Mais pour
eux, il est parfois très difficile
d'aller au bout de leur passion en
préservant leur santé.
C'est surtout le cas des jockeys d'obstacles
: les chutes sont nombreuses, les
fractures aussi... Elles sont d'autant
plus graves qu'elles arrivent à
grande vitesse - 60 km/h -, et que
le jockey tombe de haut. En plus,
le cheval qui pèse 500 à
600 kg, retombe parfois sur le jockey.
Les jockeys souffrent par ailleurs
d'arthrose précoce : c'est
aussi une complication classique des
fractures. Pour continuer à
courir, et à gagner leur vie,
les jockeys ne restent pas immobilisés.
L'os en souffre, il se déforme.
Vers l'âge de 35 ans, ils finissent
donc leur carrière avec des
séquelles graves, responsables
de douleurs et d'un manque de mobilité.
Il est donc indispensable de continuer
à améliorer le suivi
médical des jockeys tout au
long de leur vie.
Interview
d'un Entraîneur
Driver
Propos de
Michel Cymes et Marina Carrère
d'Encausse pour France5
Crédit
France Télévisions Interactive
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