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Le pet sitter fait des
visites au domicile des particuliers lors
de départs en vacances pour surveiller
les animaux domestiques mais peut aussi
proposer de l’hébergement.
Il les promène, les soigne et propose
dans certains cas des services de transport
entre le domicile et les services de soins.
• Compétences
nécessaires : Savoir administrer
des soins quotidiens mais aussi connaître
les NAC (les Nouveaux Animaux de Compagnie)
peut être un atout pour répondre
à la demande de la clientèle
qui possède ces animaux de compagnie
exotiques (serpents, araignées, furets,
rats...).
• Activités
: Il surveille, promène et
soigne les animaux qui lui sont confiés.
S’il propose des services annexes,
il peut aussi transporter les animaux vers
les différents services de soins
médicaux. Dans ce cas, avoir un véhicule
adapté et nettoyable est un atout
qu’il faut prendre en considération.
Il peut aussi proposer des services d’éducation
pour animaux.
• Qualités : Patient,
consciencieux. Aimant envers les animaux.
• Formation
recommandée : Un diplôme
d’état permettant les soins
vétérinaires est apprécié
par la clientèle mais permet aussi
d’exercer plus sereinement. Par exemple,
le diplôme JIPSA délivré
au bout de deux ans de formation.
• Salaire
: Les bénéfices entre
le prix des prestations et les différents
frais qui incombent à l’entreprise.
• Environnement : Le pet sitter
travaille majoritairement à son domicile
mais doit être mobile pour se rendre
sur les lieux de promenade ou aux services
vétérinaires.
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Interview
Stéphanie Baudet (34 ans)
Responsable de Lille Animal Services (depuis
9 mois)
Je me rends chez Stéphanie Baudet
rue Solférino. A peine la porte ouverte,
ses deux chiens Gaia et Jack viennent m'accueillir.
Le chat, lui se prélasse sur le canapé,
l’atmosphère de l’appartement
est cosy, chiens et chat semblent bien cohabiter
ici. La responsable de Lille Animal Services
m’offre le café avant de m’expliquer
son activité.
>Quel a été
votre parcours professionnel jusqu’ici
?
- Au départ j’étais
infographiste en créa dans une boîte
de pub. J’ai occupé ce poste
pendant 6 ans. Puis comme j’en avais
marre de travailler derrière un bureau
et d’avoir des horaires qui ne me
convenaient pas, j’ai décidé
d’arrêter et de faire ce qui
me passionne vraiment : m’occuper
des animaux. Après un bilan de compétences
ANPE, j’ai découvert le métier
d’assistante vétérinaire.
J’ai donc entrepris une formation
en alternance avec le GIPSA pendant 1 an
à Aix en Provence entre cabinet vétérinaire
et cours. Grâce à mon diplôme,
j’ai pu exercer pendant 3 ans en clinique
vétérinaire. Suite aux nombreuses
demandes que l’on recevait à
la clinique de particuliers souhaitant des
services pour leurs animaux, j’ai
décidé de créer mon
entreprise.
>En quoi consiste
votre profession ? Depuis combien de temps
existe votre entreprise ?
- Lille Animal Services existe depuis maintenant
9 mois. Et je propose des services variés
tels que de la promenade, des visites au
domicile durant l’absence des maîtres,
de l’hébergement chez moi mais
aussi des prestations de soin.
>Quelles sont
selon vous les qualités nécessaires
pour pratiquer votre profession ?
- Il serait naïf de croire qu’il
faut simplement aimer les animaux pour savoir
s’en occuper. Je pense qu’avoir
des connaissances vétérinaires
validées par un diplôme est
un atout non négligeable. Non seulement
il rassure les clients mais ces connaissances
sont nécessaires en cas de problèmes
avec les animaux : savoir donner des conseils
aux maîtres lors d’un appel
ou encore dans certains cas, pouvoir donner
les premiers soins de secours à l’animal.
>Comment percevez-vous
les évolutions de votre métier
et le marché du service à
domicile animalier ?
- Je pense que c’est un secteur en
développement, car les gens ont moins
de temps libre pour s’occuper de leurs
animaux. Mais il peut aussi être rapidement
saturé, c’est donc difficile
de ne pas marcher sur les plates bandes
des autres.
>Quels conseils
donneriez-vous à quelqu’un
qui souhaiterait se lancer dans la même
voie ?
- Je lui conseillerais de bien réfléchir
avant, de prendre en considération
tous les difficultés que la création
d’entreprise implique, surtout dans
ce cas où l’on traite avec
du vivant. Je me suis retrouvée comme
tout entrepreneur face à des problèmes
administratifs que je n’aurais pas
soupçonnés, mais il y a aussi
les problèmes liés aux mentalités.
Ce type de service n’est pas encore
entré totalement dans les mœurs
des propriétaires d’animaux
ou des vétérinaires. Je pense
qu’il faut encore un certain temps
avant que les services à la personne
de ce type soient adoptés par tous.
VB. 09/03/09.
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