Le bijoutier-joaillier à partir
d'une idée ou d'un croquis
réalise des bijoux, exclusivement
en métal ou agrémentés
de pierres ou d'autres matières
décoratives. Ce sont des pièces
uniques ou en petite série.
Il peut réparer ou transformer
les bijoux. Le travail commence par
une première ébauche
de la pièce avec dessins et
calculs afin de préciser ses
caractéristiques compte tenu
des contraintes techniques et financières.
Il passe à la phase de la fabrication.
Selon
les cas, il va préparer les métaux,
c'est à dire fondre, composer les
alliages ; mettre en forme, c'est à
dire façonner (pour le métal),
tailler (pour les pierres et les diamants
... ) ; procéder à l'empierrage
(repérage de la position des pierres
puis perçage, fraisage, ajustage,
pose de chatons..) ; assembler c'est à
dire souder, monter les pièces,
sertir les pierres.
Il assure ensuite les finitions au moyen
de limage, polissage etc.
Dans quelles conditions ? Quels employeurs
?
Le bijoutier-joaillier travaille en atelier,
généralement assis excepté
pour les opérations de fonte et
de polissage. L'artisan peut se partager
entre atelier et magasin. Toutes les phases
de production nécessitent une grande
précision du geste et une attention
constante. Certaines émanations
(fonte du métal par exemple) ou
poussières imposent le respect
de consignes de sécurité
tels que la ventilation, le port de gants
ou de masque. Certains produits doivent
être manipulés avec précaution.
Les horaires sont réguliers pour
l'ouvrier, plus irréguliers et
plus chargés pour l'artisan, surtout
à certaines périodes. L'ouvrier
bijoutier-joaillier travaille dans des
entreprises artisanales de 2 ou 3 ouvriers
ou dans des entreprises industrielles.
Le bijoutier- joaillier peut s'établir
à son compte en tant qu'artisan.
Comment y accéder
?
Il existe plusieurs formations adaptées
à ce métier. Elles préparent
aux diplômes suivants :
Après quelques années d'expérience,
le bijoutier-joaillier peut s'installer
à son compte. Il doit alors, à
la fois gérer son entreprise et
créer des bijoux.
Le bijoutier-joaillierrépare, transforme et crée des
bijoux. Il réalise ses pièces par retrait
et déformation du métal.
A partir des souhaits du client il réalise
une première ébauche de la pièce, dessins
et calculs lui permettent ensuite d'en
préciser les caractéristiques en respectant
les contraintes techniques et financières.
Le métal est préparé puis découpé et mis
en forme.
Le joaillier intervient lorsque les bijoux
sont ornés de pierres précieuses, fines
ou de perles.
Il façonne alors les métaux en fonction
des pierres et réalise la monture.
Le sertisseur pose ensuite les pierres,
le bijou est alors poli pour lui donner
son brillant final.
Activité économique
: Nécessité pour l'Artisanat d'abandonner
le bijou de série et de faible qualité
à la distribution de masse et de développer
le haut de gamme et la créativité.
Evolution :
Pour l'Artisanat très qualifié, possibilité
de développer les activités de service,
de réparation, de sous-traitance, de travail
à façon, de modernisation et de transformation
de bijoux anciens.
Les qualités
requises :
· Habileté manuelle.
· Sens créatif, aptitudes artistiques,
patience et minutie.
· Soucieux de qualité et de productivité.
Les débouchés
: Le bijoutier peut travailler
comme salarié dans de petites, moyennes
ou grandes entreprises. Bien que les débouchés
soient limités, des professionnels hautement
qualifiés sont recherchés. Il peut s'établir
à son compte en tant qu'artisan.
Avant de réaliser
un bijou, il faut l'imaginer : son
style, sa nature, sa matière,
son coût... et c'est souvent
avec le client que le bijoutier-joaillier
franchit toutes ces étapes
en mettant sa créativité
au service de ce dernier. Il fait
appel à des outils modernes
comme la conception assistée
par ordinateur et il doit être
en mesure de produire un schéma
puis un prototype du bijou en question.
Bien évidemment, cette étude
permet de définir également
les étapes de l'exécution
proprement dite et éventuellement
la nécessité ou non
de faire intervenir des spécialistes
par exemple pour le traitement des
pierres : tailler, polir, sertir...
Néanmoins, le bijoutier-joaillier
peut effectuer lui-même l'ensemble
de ces travaux s'il possède
le matériel traditionnel
adéquat.
En fonction du type d'entreprise
pour laquelle il travaille, du poste
qu'il y occupe et éventuellement
de sa spécialisation, le
bijoutier-joaillier est amené
à assumer tout ou partie
des tâches énoncées
ci-dessus. Le bijoutier-joaillier
est artisan-artiste-créateur
mais il ne doit pas pour autant
négliger les aspects financiers
et commerciaux de son métier
surtout s'il travaille à
son compte.
Quelles
conditions de travail ?
Le bijoutier-joaillier est un artisan.
Il exerce au sein d'une entreprise
industrielle ou au sein d'un atelier.
Les conditions sont peut-être
un peu plus difficiles dans le second
cas car le bijoutier-joaillier crée
des pièces uniques, il fabrique,
répare et restaure. Quelquefois,
la vente fait partie intégrante
de l'activité.
Quelles
qualités ?
L'imagination ne doit pas
lui faire défaut... Il doit
être doué pour le travail
manuel bien sûr et très
méticuleux car il travaille
souvent des matériaux précieux
et fragiles.
Ses connaissances en physique et
chimie sont indispensables pour
la préparation et le traitement
des alliages. Bien évidemment,
les aptitudes artistiques, les facilités
en dessin, sont requises s'il veut
être un artiste à part
entière.
Le bijoutier-joaillier, s'il réalise
les rêves de ses clients,
doit faire preuve d'une bonne capacité
d'écoute et d'un goût
du contact surtout s'il est amené
à assurer lui-même
la vente et la commercialisation
de ses produits.
Quelle
évolution ?
Un ouvrier peut envisager
d'accéder au rang de chef
d'atelier, éventuellement
de maquettiste puis de s'installer
à son propre compte. Les
créateurs "purs"
en revanche ne sont pas forcément
ouvriers bijoutiers, ils sont avant
tout des artistes et maîtrisent
parfaitement le dessin d'art.
L'évolution individuelle
dans ce métier passe forcément
par l'apprentissage permanent des
nouvelles techniques et l'artisan
y est confronté sans cesse.
Ce n'est pas une profession facile
: peu de postes, peu de maîtres
d'apprentissage et des salaires
modestes, tout au moins en début
de carrière, pour beaucoup
d'heures de travail. L'ascension
des créateurs, par exemple
dans le milieu de la mode, peut
être plus fulgurante que celle
des ouvriers...
Quelles
formations ?
C'est un
métier qui peut s'apprendre
dès la sortie de la classe
de troisième à travers
la préparation d'un certificat
d'aptitude professionnel - CAP :
art du bijou et joyau, bijoutier
option polissage, sertisseur, orfèvre...
L'accès à des qualifications
supérieures est possible
grâce à la préparation
de différents diplômes
: brevet et diplôme des métiers
d'art - art du bijou et joyau.
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Joaillier ?
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Entre horloger, joailler ou orfèvre,
le métier de bijoutier est l'un
des plus variés et des plus créatifs.
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endroit en France, l'école Tané
à Ploërmel en Bretagne.
Elle ne forme que 3 candidats tous les
2 ans.
L'école Tané est un Centre
de formation professionnelle pour adultes
qui délivre 2 CAP :
- CAP art du bijou et du joyau
- CAP orfèvre option monteur en
orfèvrerie
L’école Tané propose
également des formations continues
à destination des professionnels,
bijoutiers, orfèvres ou même
des horlogers.
Il existe aussi des sites de groupements
professionnels sur lesquels vous pouvez
trouver notamment des offres d’emploi.
À côté de ces formations,
on trouve d'autres pistes comme par exemple:
Les centres défense 2ème
chance qui s’adressent à
des jeunes adultes âgés de
18 à 21 ans, en situation d’échec
scolaire, sans qualification et sans emploi.
Il existe 1 établissement dans
la région, celui de Langres, et
il y en a un autre en Picardie, celui
de Laon. Le programme prévoit une
remise à niveau scolaire, mais
aussi une formation civique et surtout
une préparation à la vie
professionnelle dans des métiers
qui recherchent de la main-d’œuvre.
Les jeunes sont nourris, logés.
Il y a 5 sections d’admission par
an.
Propos de Nicole
Fachetpour
France3 Crédit
France Télévisions Interactive