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Fabrication d’armatures
métalliques qui vont servir de «
squelette », de structure à tout
ou partie d’un costume : armatures de
robes, ailes, chapeaux, gabrielles (dossard)
de music hall etc.
Le carcassier travaille toujours en symbiose
avec un ou plusieurs artisans par exemple avec
le plumassier,
le costumier réalisateur ou le modiste.
Ce sont ses artisans qui recouvriront ensuite
la structure pour réaliser l’objet
commandé.
Le terme de carcassier est un jargon de métier.
Qui fait quoi ?
Le carcassier travaille seul. Son action s’apparente
à la sculpture et il assure les différentes
étapes de travail des recherches à
la fabrication (qui repose essentiellement sur
la mise en forme et la soudure.) puis à
la réparation.
Il existe peu de carcassiers ayant un atelier
: à priori il n’y en a que deux
qui exerce ainsi : l’un dans le grand
et le gigantesque, l’autre dans la taille
humaine et le très petit. Cependant au
sein de structures lyriques, il existe souvent
une ou deux personnes capables de répondre
aux besoins de fabrication de ce genre.
Etapes de fabrication
Après réception de la maquette
du décorateur, étude des dimensions
et des impératifs : il ne faut jamais
perdre de vue qu’une armature qu’elle
quelle soit sera portée par un corps
humain. Il faut donc que la réalisation
soit également maniable, légère
mais solide et qu’elle ne blesse pas.
Le carcassier utilise de la corde à piano
de différentes grosseurs qu’il
soude : ce matériau à l’avantage
d’être souple, solide et léger.
Témoignages
« Je ne possède jamais les côtes
d’un costume ou d’un projet, on
me fait un dessin et je dois le reproduire en
pensant à l’utilité de chaque
objet.
Sur l’esquisse, les cotes ne sont jamais
justes car ce n’est pas effectué
sur le même plan.
Lorsqu’il faut que des pièces soient
cohérentes entre elles, il faut que j’y
pense au préalable.
Par exemple pour des chapeaux il faut que je
m’arrange pour qu’on puisse les
régler sur la tête.
Les dos de music hall ont une taille standard:
ça va à tout le monde...en réalité
les écarts pour les tours de tête
ou les épaules ne sont pas énormes,
ils sont presque tous semblables.
Je fais aussi des réparations, je vais
régulièrement dans certaines maisons
comme le Moulin Rouge. Lorsque’ j’y
vais c’est en principe le matin, plusieurs
mondes se télescopent : ceux du matin,
de la journée, et ceux de la nuit..
Je prends les dossards et je dois les rendre
pour le soir. »
François Privat, carcassier.
Les origines
C’est le seul métier qui n’appartient
à aucune corporation ancienne et est
de création récente (après
la seconde guerre mondiale.) Le nom de carcassier
est un jargon de métier donné
au prédécesseur de F. Privat qui
avait rassemblé en une seule fonction
plusieurs petits métiers édictés
par les besoin de divers spectacles en particulier
dans les variétés.
Le terme de carcassier était déjà
utilisé au XIXème siècle
et désignait alors un écrivain
pour pièce de boulevard qui brodait toujours
sur la même trame.
Formation initiale
Il n’existe pas de formation académique
pour le carcassier cependant la connaissance
de la métallerie, la serrurerie et /
ou la sculpture constitue une bonne base de
départ.
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