« Maudit sois-tu, carillonneur, toi
qui naquis pour mon malheur ! Dès
le point du jour à la cloche, il
s'accroche. Et le soir encor', carillonne
plus fort… » Epik-art vous emmène
sur les traces du bossu de notre Dame et
vous dévoile toutes les ficelles
du métier !
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Depuis toujours, les cloches sonnent et rythment
la vie de la cité. Le carillonneur agissait
autrefois tel un métronome ponctuant
les activités de nos aïeux. Chacun
réglait sa montre sur les sonneries du
clocher, sur les trois Angélus quotidiens.Autrefois,
ce métier n’était qu’un
complément d’activité aux
travaux agricoles, car le carillonneur ne passait
pas sa vie dans le clocher.
Ce métier consiste notamment à
attacher des cordes aux battants des cloches.
Ces cordes sont fixées et tendues sur
la charpente du clocher. Le battant est maintenu
à deux doigts environ de la cloche. Ensuite,
la plupart du temps, le carillonneur s’assoit.
Il noue deux courroies au – dessus de
ses genoux et attrape les deux cordes encore
libres. Enfin, il tire sur les cordes avec ses
mains et tape du pied en même temps pour
tirer sur les cordes fixées à
ses jambes. A ce moment, les notes de musique
défilent dans sa tête et le village
prend vie au fil de ses mouvements.
Désormais, les techniques ont bien changées.
Un clavier spécial, semblable à
un clavier d'orgues permet de jouer au carillon
les airs les plus compliqués.
Un carillonneur est avant tout un professionnel.
Il doit posséder un certain nombre de
connaissances concernant notamment la sonorité
des cloches et leur entretien. Saviez-vous qu’il
était possible d’optimiser la durée
de vie d’une cloche, en la virant d’un
quart de tour chaque demi siècle pour
empêcher le battant de la détériorer
? La bonne sonorité du carillon dépend
quant à elle de la qualité et
de la justesse de la cloche mais aussi de la
charpente qui les supporte, du clavier, des
transmissions et de l’architecture intérieure.
Dans les harmoniques du carillon, il y a la
quinte, l’octave et la tierce, à
des niveaux plus ou moins forts, mais la grande
particularité de la cloche, c’est
que cette fameuse harmonique de tierce est mineure
et non majeure.
Le carillonneur maîtrise à merveille
les divers types de sonneries ainsi que les
évènements marquants du calendrier
religieux. Lorsque la cloche tinte 3 fois de
manière régulière, le matin,
le midi et le soir, c’est l’Angélus,
qui marque les jours de travail. Les jours de
fête, sont quant à eux sonnés
avec toutes les cloches. Les messes basses sont
annoncées par le son de douze coups de
la plus petite cloche alors que les grandes
messes, les matines et les vêpres sont
annoncées par le son d’une grosse
cloche sonnée à la volée,
cinq minutes durant. Le tintement lent et prolongé
de la cloche pendant cinq minutes correspond
aux prières pour les agonisants. L’administration
du Saint Viatique aux malades se reconnaît
grâce aux dix-huit coups de cloche. Saluts,
funérailles, catéchisme, baptême,
processions…sont également annoncés
de cette manière. A chaque évènement
son coup de cloche particulier !
En France, il n’existe que sept Maîtres
- carillonneur, dont deux femmes. Actuellement,
pratiquement tous les genres musicaux, populaire
ou traditionnel, classique, moderne, jazz peuvent
être joués. On peut même
parfois associer le carillon à d’autres
instruments de musique. Devenir carillonneur
demande beaucoup de temps car l’instrument
est difficile. Epik-art vous conseille de commencer
par maîtriser votre solfège !
Article publié par Candice R.
Epik-art, le portail de l’artisanat.
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