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Le métier
Le marionnettiste se trouve au carrefour
de nombreux arts. Art dramatique avant
tout, car le marionnettiste est un homme
de théâtre, jouant caché
ou à vue avec sa marionnette. Il
peut y inclure aussi du chant et de la
danse, ou du conte.
Les modes d'expression du marionnettiste
sont totalement ouverts.
Selon ses goûts, il fraye aussi
avec les arts plastiques puisque, le plus
souvent, il crée lui-même
ses marionnettes. Au son, à la
lumière et/ou en scénographie,
il peut monter ses spectacles de A à
Z.
Les formations
Une seule et unique école forme
les futurs professionnels de la marionnette
: l'ESNAM (Ecole Nationale Supérieure
des Arts de la Marionnette).
Créée en 1987, placée
sous la tutelle du ministère de
la Culture et de la Communication, elle
ambitionne de transmettre et moderniser
les techniques d'interprétation
et de manipulation de la marionnette.
Elle accueille une petite promotion (15
élèves environ) tous les
trois ans.
Aucun diplôme n'est exigé
mais une bonne culture générale
et une pratique déjà avérée
du théâtre (classe d'art
dramatique, conservatoire ou école
d'art ainsi qu'une pratique avérée)
sont incontournables pour présenter
un dossier.
Inscription en marspour la prochaine rentrée
en . La sélection se fait ensuite
sur épreuves : entretien, auditions
et stage probatoire d'une semaine.
Dossier à retirer auprès
des DRAC ou de l'école par exemple.
Limite d'âge : 26 ans. 150 élèves
se présentent en moyenne à
chaque rentrée. La 1ère
année étant probatoire,
chaque élève peut se faire
exclure selon ses résultats obtenus.
La formation se veut pluridisciplinaire,
avec un contenu de base identique à
celui des comédiens. Beaucoup d'intervenants
sont des professionnels venus du monde
entier pour transmettre leur art de la
marionnette. La formation s'achève
par un spectacle créé et
monté par les élèves.
Ouvert au public, aux directeurs de théâtre,
de compagnies ou aux journalistes, ce
travail de fin d'étude peut constituer
un bon moyen de se faire repérer.
La formation est gratuite et s'achève
par le diplôme des Métiers
des Arts de la Marionnette.
L'école est implantée à
l'intérieur de l'institut international
de la marionnette (centre de recherche
et de documentation) créé
en 1981, abritant également l'union
mondiale de la marionnette, le tout réuni
à Charleville-Mézières.
Depuis une vingtaine d'années,
la ville est devenue la "Mecque"
de la Marionnette.
L'emploi
Il n'est pas facile de vivre de la marionnette.
Art jadis populaire et fort répandu,
la marionnette aujourd'hui tient très
peu souvent le haut de l'affiche, si ce
n'est pour les spectacles jeune public.
Malgré un regain d'intérêt
pour le spectacle vivant, dont fait partie
la marionnette, les contrats restent précaires
et leur durée se raccourcit, si
bien que les salaires de départ
dépassent rarement le SMIC soit
un peu moins de 7 000 francs.
S'imposer, se faire connaître et
reconnaître est long et difficile
: on ne trouve pas son 1er emploi par
petites annonces presse ou à l'ANPE,
mais le plus souvent par professionnel
interposé.
Se faire connaître, se constituer
un réseau, s'armer de patience
face aux difficultés et continuer
à croire en soi est primordial.
Tous les trois ans, Charleville organise
le festival international de la marionnette,
accueillant des compagnies du monde entier.
En 1999, plus de 600 spectacles ont été
donnés en dix jours. Une occasion
pour les jeunes compagnies de se montrer
aux professionnels.
La plupart des jeunes marionnettistes
créent leur compagnie afin de se
donner une visibilité et pouvoir,
sous un même nom, travailler à
plusieurs au gré des projets. On
compte environ 250 compagnies, dont une
infime proportion bénéficie
d'une subvention de l'Etat.
Les autres doivent donc compter sur leur
créativité pour exister.
Une fois démarrée, une carrière
reste tout à fait hasardeuse, dépendant
des rencontres et des modes. Le marionnettiste
qui affectionne souvent d'oeuvrer seul
et se complaît dans son monde doit
se résigner à compter sur
les autres pour y arriver.
Le statut d'intermittent du spectacle
permet de compléter son revenu
pour les jours non travaillés grâce
aux ASSEDIC. Pour cela il faut totaliser
507 heures de travail rémunéré
dans les douze derniers mois.
Propos de France5
Crédit
France Télévisions Interactive
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