Le maraîcher cultive des légumes
pour les vendre. Les tâches varient
suivant le choix des légumes
cultivés, la région, le
matériel utilisé et les
saisons. Il prépare les sols,
sème les graines, arrose ou irrigue,
fertilise avec de l'engrais, protège
les plantes contre les parasites.
Il observe chaque jour la croissance
des plantes et veille à leur
bon état.
Enfin,
il récolte les légumes, les
prépare et les conditionne pour la
vente.
Lorsqu'il travaille sous serre, le maraîcher
contrôle par ordinateur la température,
l'arrosage et l'alimentation des plants.
Dans quelles conditions ? Quels employeurs
?
Le maraîcher travaille en plein air
(culture de plein champ) ou sous abri (culture
sous serre), le plus souvent en équipe.
Il est tributaire des conditions climatiques,
il doit bien supporter la chaleur et l'humidité
des serres. Il est soumis au rythme des
saisons même si les techniques employées
permettent de vendre toute l'année.
L'emploi s'exerce souvent dans des positions
inconfortables : il faut être courbé
ou agenouillé. Il manipule des produits
parfois toxiques ou allergisants (herbicides,
insecticides) et doit respecter les consignes
de sécurité.
Il peut être amené à
travailler le week-end et les jours fériés.
Le maraîcher est employé dans
des entreprises maraîchères
privées. Il peut aussi exercer son
métier dans des stations d'expérimentation.
Comment y accéder
?
Il existe des formations adaptées
à ce métier qui préparent
aux diplômes suivants :
- CAPA productions horticoles option productions
florales et légumières.
- BEPA
option productions horticoles, spécialité
florales et légumières
- BEPA conduite de productions agricoles
option productions végétales.
Comment évoluer
?
Avec un bac pro ou un BTSA spécialité
Production légumière, il peut
évoluer des postes de chef d'équipe,
de conseiller technique en coopérative
ou groupement de producteurs, voire comme
chef d'entreprise.
Aimer le travail de la terre. Aimer le travail
manuel. Aimer travailler à l'extérieur.
Bien connaître la physiologie des
végétaux cultivés.
Etre ouvert aux évolutions technologiques.
Avoir une capacité d'anticipation
et d'adaptation. Avoir le sens de l'organisation
et des relations humaines.
Une journée
type de travail, c'est...
Préparation des sols à chaque
culture.
Mise en place des cultures : semis ou plantations.
Irrigations des cultures en période
séche.
Récoltes.
Réunions professionnelles.
Ce travail s'effectue 6 jours/7, de mars
à décembre pendant 12 heures
consécutives. Le travail de bureau
est réservé pour les jours
de pluie.
De décembre à février,
la journée est en moyenne de 8 heures,
elle est consacrée à la remise
en état des machines, au conditionnement
des pommes de terre...
Les avantages et
les inconvénients du métier
+ : travail au grand air, vacances possibles,
travail varié, métier passionnant
et enrichissant
- : travail dépendant des conditions
climatiques.
L'avis d'un pro
Il estime qu'en maraîchage les produits
ont de l'avenir et qu'ils sont bien rémunérés
"à condition qu'ils soient de
qualité et répondent à
la demande". Pour lui, devenir chef
d'exploitation ne pose pas de problème
de commercialisation. "A côté
d'une grande agglomération, l'écoulement
des productions est plus facile". Quant
aux céréales, "elles
ont plus d'avenir en bio qu'en conventionnel."
Il faut une bonne connaissance des sols,
des plantes, de leur maladies, de leur fertilisation...
Diplômes
et formation
Le CAPA Productions Florales et Légumières,
le BEPA Productions Horticoles option "Productions
florales et légumières",
le Bac Pro Productions Horticoles option
"Productions florales et légumières",
le Bac Technologique Sciences et Technologie
de l'Agronomie et de l'Environnement option
"Technologie Végétale".
Des formations continues sont également
dispensées pour obtenir le BPA et
le BPREA.
Etes-vous
fait pour le métier de Maraicher
arboriculteur ?
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Cet outil est destiné aux étudiants,
aux jeunes diplômés, aux
demandeurs d'emploi, ainsi qu'à
tout individu en poste qui souhaite
faire le point sur son projet d'évolution
professionnelle et personnelle. En
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Réalise l'ensemble ou une
partie des opérations de
culture intensive de plantes comestibles,
aromatiques, médicinales,
ornementales, tinctoriales ou
cosmétologiques en vue
de leur commercialisation. Exécute
tout ou partie des tâches
liées à la production,
à la mise en place de certaines
installations et à l'entretien
du matériel et des locaux.
Conditions
générale d'exercice
L'emploi/métier s'exerce en
plein air ou sous abris naturels (caves)
ou artificiels (serres, tunnels...).
L'activité comporte des cycles
saisonniers (production de cultures
de plein air en particulier) et des
opérations répétitives
(repiquage, taille, récolte...).
Elle nécessite souvent de maintenir
une station courbée ou agenouillée
de façon prolongée.
Le travail en équipe est fréquent.
Compétences
techniques de base
- Préparer les supports de
culture : sols, substrats divers (laine
de roche, mélanges tourbeux,
chanci...).
- Mettre les cultures en place (semis,
repiquage).
- Réguler la croissance des
plantes en apportant les éléments
nécessaires (eau, engrais,
traitements phytosanitaires...).
- Récolter les produits.
- Préparer les produits (triage,
calibrage, conditionnement).
- Préparer et entretenir le
matériel et les installations.
- Transmettre ou enregistrer les données
techniques se rapportant au suivi
des cultures et des équipements.
Compétences
liées à l'emploi
- Manipuler avec soin et minutie les
plantes et leurs productions.
- Supporter une position courbée
ou agenouillée prolongée.
- Se conformer à des normes
d'utilisation (produits de traitement,
conditionnement des productions...).
- Manipuler des produits parfois toxiques
ou allergisants (herbicides, insecticides...).
- Concilier les progrès technologiques
et la protection de l'environnement.
Formations
et expérience
Cet emploi/métier est accessible
à partir de formations de niveau
V (CAPA ou BEPA) dans le domaine de
l'horticulture (options 'floriculture',
'cultures légumières',
'régions chaudes'...). Cependant,
de nombreux emplois à durée
déterminée ne demandent
aucune qualification particulière.
Depuis 1993, un diplôme de niveau
IV (BTA ou équivalent) est
requis pour bénéficier
des aides à l'installation.
Le terme maraîchage, apparu
au XIXe siècle, dérive
de marais.
Alors que la culture de plantes
alimentaires en potager concerne
plutôt l'autoconsommation,
le maraîchage concerne
la culture pour la vente à
la consommation...
Le maraîchage
est un type d'agriculture intensive,
qui vise à maximiser l'utilisation
du sol et à produire dans des
cycles de temps très courts.
En contrepartie, il nécessite
des moyens parfois importants (réseau
d'irrigation, serres...) et une main
d'œuvre abondante, la mécanisation
étant plutôt difficile
à mettre en œuvre dans
ce type de cultures (comme il peut
l'être pour l'apiculture).
Le maraîchage s'est d'abord
développé dans la proche
périphérie des villes
pour approvisionner les marchés
en légumes frais, souvent dans
des zones marécageuses. Ce
type de maraîchage se caractérise
par la petite surface des exploitations
de type familial, par sa production
diversifiée, et souvent par
la vente directe, les maraîchers
tenant eux-mêmes un étal
dans les marchés locaux.
Au cours des siècles, grâce
au développement des transports
rapides, s'est développé
un maraîchage spécialisé,
dans des zones géographiques
plus éloignées, mais
présentant des conditions climatiques
plus adaptées à certains
types de cultures. C'est ainsi que
certaines cultures sont associées
à certaines régions,
association parfois même consacrée
dans des appellations d'origine.