| Les
savoir-faire.
Il faut aimer les animaux mais ce
lien affectif n'est pas une conditon
suffisante. Etre observateur, consciencieux,
organisé. Etre capable d'intervenir
(piqûres, césariennes,
vêlages) et de soigner (alimentation,
paillage). S'adapter aux différents
travaux liés aux cultures et
aux élevages.
Savoir négocier pour acheter
et vendre. Avoir le sens des responsabilités.
Décider des investissements
et suivre la comptabilité.
Une journée
type de travail, c'est...
Environ 2 heures chaque matin
pour les soins aux animaux, l'alimentation,
le paillage...
1 heure le soir pour la surveillance
des bêtes.
Parfois des réunions
liées à ses responsabilités
en journée (défenses
syndicales, échanges techniques).
Les travaux des champs se font
au rythme des saisons.
Une demi-journée est nécessaire
chaque semaine pour le travail administratif
(comptabilité, dossier à
remplir).
Les avantages
et les inconvénients du métier
+ : contact avec les gens et la nature,
possibilité de travail et d'achat
en commun.
- : une présence quotidienne
sur l'élevage, nombreux investissements.
L'avis d'un
pro.
Il affirme qu'aujourd'hui "tout
est possible" ! Il met en avant
la disponibilité, l'autonomie
de décision dont il dispose.
"Le monde agricole a la chance
énorme de garder ce lien et
ces rapports à la nature que
recherchent nos concitoyens."
! A un jeune qui voudrait devenir
agriculteur, il dit : "Tu as
raison, c'est le plus beau métier
du monde".
Diplômes
et formation
CAPA
option Production agricole, utilisation
des matériels, spécialité
productions animales
BEPA
option conduite de productions agricoles,
spécialité productions
animales
BAC
PRO Conduite et gestion de l’exploitation
agricole, option productions animales
Baccalauréat
sciences et technologies de l'agronomie
et du vivant (STAV)
Bac Technologique Sciences et Technologie
de l'Agronomie et de l'Environnement
option "Technologie Animale"
lBTSA Productions Animales ou le BTSA
Analyse et Conduite des systèmes
d'exploitation.
Des formations continues sont également
dispensées pour obtenir le
BPA, le BPREA ou le CCTAR, Certificat
de Capacité Technique Agricole
et Rurale.
Consultez
également la fiche métier
du Berger
Vacher
Interview
d'un Agriculteur Eleveur
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Reportage
La liberté et le plaisir de
l'éleveur
Les temps sont difficiles pour les
éleveurs de bovins.
Mais cela n'empêche pas Robert
de rester lucide et d'affirmer la
qualité de son métier.
Il a toujours imaginé faire
celui d'agriculteur, comme son père.
Il exploite aujourd'hui avec son épouse
120 ha de terre à Sandrans,
pour un troupeau de 180 bêtes.
Certes, l'éleveur ne maîtrise
pas les coûts de ses produits
et ne peut jamais compter sur un revenu
garanti en début d'année.
"Mais dans quel secteur peut-on,
aujourd'hui, être certain des
lendemains, explique-t-il. La période
est dure mais il nous faut trouver
des solutions en ne s'éloignant
jamais de la réalité
du terrain. Il faut savoir évoluer
sans aller trop loin, en faisant des
produits standards, mais de qualité".
Pour Robert, son métier est
d'abord celui de la liberté,
où il organise sa journée
de travail comme il le désire
dans l'environnement agréable
de la campagne. Mais surtout l'éleveur
bovin a cette satisfaction renouvelée
de travailler avec des êtres
vivants.
"Chaque naissance est différente,
dit-il. Les bêtes ne sont pas
des robots. Heureusement que l'on
ne maîtrise pas tout. C'est
cela qui est motivant et qui nous
rend fier de notre métier."
Il faudra bien entendu toujours des
agriculteurs, des éleveurs
de bovins comme Robert, prêts
à se remettre en question et
à se battre pour leur troupeau
et pour une agriculture "raisonnée",
comme il le dit.
En vingt-cinq ans de travail, il a
traversé d'autres crises. Mais
l'espérance est pour lui partout
dans les prés, dans sa liberté
d'entreprendre (il vient aussi d'ouvrir
une chambre d'hôte), et dans
le plaisir de s'occuper de ses bêtes.
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