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Le technicien foncier participe à
la mise en place de projets liés
aux terres agricoles et rurales en vue d’un
aménagement durable et concerté
de l’espace.
Activités
Le technicien foncier prospecte ou recueille
des projets fonciers et réalise une
expertise :
• Il prend connaissance des projets
à caractère agricole, environnemental,
ou lié au développement local.
• Il rencontre chacune des personnes
intéressées, l’aide
à clarifier ou présenter sa
candidature à une opération
foncière (acquisition de terrains
agricoles en vente par exemple) si nécessaire.
• Il effectue un diagnostic de l’exploitation
agricole (évaluation des biens immobiliers,
du matériel et des cultures).
• Il propose des solutions techniques
d’aménagement et de médiation.
Le technicien foncier négocie les
biens que son établissement propose
à la rétrocession (revente
ou bail) :
• Il soumet l’ensemble des projets
aux membres d’un comité spécifique
de son établissement.
• Il veille aux intérêts
à la fois du vendeur et de l’acquéreur.
• Il accompagne les décisions
de son établissement quand les arbitrages
ont été réalisés.
• Il peut être amené
à intervenir en faveur de projets
d’aménagements collectifs spécifiques
(aménagement de berges de rivières,
périmètres de protection de
captage d’eau, aménagement
de zones viticoles, périmètres
d’échanges multilatéraux,
dégagements d’emprises pour
des ouvrages ou projets collectifs en matière
de développement local…).
Le technicien foncier représente
son établissement auprès des
acteurs et développe une très
bonne connaissance de son secteur en rencontrant
les agriculteurs, les responsables des organismes
professionnels agricoles ou des collectivités
locales, des notaires...
Conditions d'exercice
Au sein d’une SAFER(1), l’activité
du technicien foncier est largement dépendante
des caractéristiques du secteur dont
il a la charge : organisation et caractéristiques
de l’agriculture, systèmes
de production, structures juridiques des
exploitations, démographie, pression
foncière et enjeux fonciers locaux,
caractère rural ou urbain plus ou
moins marqué... Très autonome,
il exerce sous l’autorité d’un
responsable départemental ou d’un
responsable de service, sur la base d’un
programme hebdomadaire. Par ailleurs, le
technicien foncier peut travailler, en excluant
l’activité de négociation,
sur des missions similaires pour d’autres
organisations professionnelles agricoles
(chambre d’agriculture…). Son
métier est riche de la multiplicité
des contacts qu’il engendre.
(1) Société d’aménagement
foncier et d’aménagement rural
Compétences
et qualités
Le technicien foncier dispose d’un
minimum de connaissances en techniques agricoles,
en droit rural, en gestion (bilan de l’exploitation,
imputation des frais d’immobilisations…)
ainsi que sur le fonctionnement des collectivités
locales. Il détient surtout des compétences
relationnelles fortes (écoute, négociation,
gestion de conflit…) et des qualités
de rigueur, d’organisation, d’autonomie.
Son niveau de culture générale
lui permet de s’adapter à ses
interlocuteurs de milieux différents.
L’attention qu’il sait porter
à son environnement et ses capacités
de synthèse lui permettent de proposer
des solutions à chaque situation.
Mobile, il se montre également très
disponible.
Formation
BTSA Analyse et conduite de systèmes
d’exploitation
Ingénieur en agriculture, agronome,
ou ingénieur des techniques agricoles
Diplôme de 2e et 3e cycle en aménagement
rural ou développement local
Autre : IHEDREA (Institut des hautes études
de droit rural et d’économie
agricole)
Perspectives d'évolution
Le technicien foncier, s’il développe
ses compétences en gestion administrative
et en encadrement, peut devenir chef de
service ou directeur d’une SAFER.
Il peut également choisir de s’orienter
vers d’autres organismes professionnels
agricoles, ou éventuellement se tourner
vers la négociation immobilière
hors du milieu agricole.
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Témoignage
Julien BRUNO, Ingénieur foncier,
Carsan (30).
Quel est votre
parcours professionnel ?
A la sortie de ma formation en BTS Viticulture
oenologie et d’un stage effectué
à la SAFER Languedoc, j’ai
eu l’opportunité d’être
recruté par cette structure pour
travailler pendant deux ans sur la restructuration
du vignoble dans cette région. A
la fin de ma mission, un poste de technicien
foncier à la SAFER des Bouches du
Rhône m’a été
proposé. La diversité de l’activité
– conseil, commercial, expertise et
surtout la rencontre avec des publics de
tous horizons – m’a incité
à poursuivre ma carrière au
sein de la SAFER à Grenoble pendant
cinq ans et depuis quinze ans à Avignon.
Quelles sont les
principales motivations de votre métier
?
D’origine agricole, je souhaitais
mettre mes compétences au service
de ce monde. La partie « conseil »
de mon activité, particulièrement
importante, me permet d’établir
une relation de confiance avec les agriculteurs
et de leur apporter ma connaissance des
lois et techniques pour les aider à
résoudre leurs problèmes fonciers.
Le métier d’ingénieur
foncier requiert de l’autonomie :
sous l’autorité de notre chef
de service, nous avons la responsabilité
d’un secteur géographique et
d’une filière.
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