Salarié d’une coopérative
ou d’un fabricant d’aliments pour
bétail, il est chargé de vendre
à l’exploitant des compléments
alimentaires nécessaires à la
bonne alimentation du troupeau.
• Il propose aux éleveurs des
aliments dont les vaches ont besoin à
certaines périodes de l’année
pour compléter le fourrage produit
par l’exploitation.
• Après l’examen de plusieurs
critères (qualité des fourrages,
analyses du contrôle laitier…)
il établit des recommandations pour
adapter l’alimentation de complément
aux besoins spécifiques de chaque animal.
• Spécialiste du fonctionnement
digestif des ruminants, il apporte un conseil
technique à l’éleveur
sur les aliments.
• Il réalise un suivi pour vérifier
le résultat de ses recommandations
et s’assurer que le troupeau atteint
les objectifs de production de lait voulus.
Le
plus
Homme des champs en contact avec les éleveurs,
c’est aussi un expert technologique,
gérant ses produits sur son ordinateur
et réceptionnant par Internet des résultats
d’analyse du fourrage de ses clients.
Le
moins
Réaliser les visites chez l’exploitant,
assister aux salons professionnels, organiser
ses tournées tout en apportant une
expertise technique demande de bien savoir
gérer son temps sans se disperser.
Un
bon métier si on aime…
Le contact avec les éleveurs
Plus qu’un simple vendeur, il doit gagner
la confiance de l’éleveur au
fil des visites régulières à
la ferme et grâce à la pertinence
de ses conseils.
Passer plus de temps sur le terrain qu’au
bureau
Il connaît les vaches et leur alimentation
sur le bout des doigts. Homme de terrain,
il prend en compte tous les paramètres
qui vont avoir une incidence sur l’alimentation
des animaux.
La vente
L’objectif d’un bon technico-commercial
est de vendre mais pas n’importe comment
car il engage sa crédibilité
: il doit placer les produits les mieux adaptés,
pas forcément les plus chers.
Salaire
à l’embauche
Au-dessus de 18 000 euros bruts annuels, plus
primes.
Filles et garçons
Formation
initiale
Un Bac+2. Une formation commerciale complémentaire
est indispensable.
Formation généraliste
Foin, plantes fourragères, céréales,
ensilage… La plus grande partie de l’alimentation
du troupeau laitier est produite sur l’exploitation.
Pour nourrir correctement les vaches, il est
nécessaire de compléter, au
moins à certains moments de l’année,
cette “ration de base” par des
compléments
produits par l’industrie d’aliments
du bétail. L’impératif
est le même pour les veaux.
Ces aliments “de complément”,
auxquels des vitamines et des minéraux
peuvent être ajoutés, sont des
associations de tourteaux, céréales
et luzerne…
Véritables concentrés de protéines
et/ou d’énergie, ils se présentent
sous forme de granulés ou de farines.
Homme de contact et de terrain, employé
d’une coopérative d’approvisionnement
ou d’un fabricant d’aliments du
bétail, le technico-commercial rend
régulièrement visite aux éleveurs
de son secteur
de démarchage pour leur proposer ces
aliments “bonus”.
Conseiller pour mieux vendre
Par-delà leurs aspects commerciaux,
les interventions du technico-commercial comportent
une dimension de conseil technique. Ce n’est
qu’à cette condition qu’il
gagnera la confiance de son client. Autant
dire qu’il doit être très
pointu en matière d’alimentation
des ruminants, connaître le fonctionnement
particulier de leur digestion, et leurs besoins
nutritionnels.
Pour justifier ses préconisations,
il examine avec l’éleveur la
qualité des fourrages disponibles sur
l’exploitation, les résultats
des analyses du contrôle laitier, et
jette même un coup d’oeil sur
l’état général
des animaux. Et il ne se cantonne pas aux
vaches adultes. L’alimentation d’un
bon troupeau démarre très tôt
: la façon de nourrir les génisses
pendant leur croissance conditionne
en partie leur future lactation. Après
avoir pris en compte tous ces paramètres,
il détermine avec l’éleveur
les besoins de la ferme en termes de produits,
de prix, de livraison et de services.
Par-delà leurs aspects commerciaux,
les interventions du technico-commercial comportent
une dimension de conseil technique. Autant
dire qu’il doit être très
pointu en matière d’alimentation
des ruminants, connaître le fonctionnement
particulier de leur digestion, et leurs besoins
nutritionnels.
Contrat de confiance
L’objectif d’un bon technico-commercial
ne peut pas être de vendre à
tout prix. Il doit placer les produits les
mieux adaptés, pas forcément
les plus chers. Et ses recommandations doivent
être suivies de résultats : un
troupeau en bonne santé, qui atteint
les objectifs de production de lait définis
par l’éleveur. Ni trop, ni trop
peu, les aliments achetés doivent permettre
à chaque vache de donner le meilleur
d’elle-même.
À chaque vente, le technico-commercial
engage sa crédibilité : le vivant
ne pardonne pas l’erreur.
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