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Le conciliateur, dernier recours avant
la guerre judiciaire
Justice. Les conciliateurs en assemblée
générale à Pau.
Être conciliateur de justice
n'est pas une tâche facile.
Outre qu'ils sont bénévoles,
ils sont exposés à bien
des situations difficiles. Qui exigent
de leur part non seulement du temps,
mais aussi beaucoup de patience, de
calme, d'impartialité, de bon
sens et surtout un grand talent de
diplomatie.
Tout récemment, les conciliateurs
de justice étaient réunis
en assemblée générale
à Pau, siège de la Cour
d'appel.
Qu'est-ce qu'un conciliateur, au juste
? Quelqu'un qui est appelé
à éviter le pire dans
un conflit : la solution judiciaire,
qui forcément coûtera
des plumes à l'une des deux
parties. Avant d'en arriver à
la guerre judiciaire, mieux vaut passer
par le conciliateur. Il n'est pas
là pour dire le droit : c'est
à l'avocat de le faire ; il
n'est pas là non plus pour
trancher un litige : c'est au juge
que cette responsabilité incombe.
Son rôle est d'essayer, par
l'amiable, de résoudre un problème
entre deux parties : conflits de voisinage
le plus souvent, mais aussi conflits
entre propriétaires et locataires,
par exemple, conflit de consommation,
conflit entre fournisseur et client,
etc., etc.
En aucun cas il ne peut intervenir
en cas de conflit familial ou administratif.
Le conciliateur est nommé par
le tribunal d'instance, après
avoir fait acte de candidature. Pour
être candidat, il faut, outre
disposer de temps, avoir de solides
notions de droit. Pas besoin d'être
juriste pour autant : il suffit, par
exemple, d'avoir exercé pendant
au moins trois ans un métier
en contact avec le droit ou la justice.
« La conciliation participe
au maillage territorial de la justice
: elle est déjà en soit
une justice de proximité »,
disait le magistrat Hervé Laurans.
Proximité, certes, mais encore
faut-il qu'il y ait des conciliateurs
disponibles : pour la Bigorre, sur
34 cantons, il y a 11 conciliateurs,
représentés par Jean
Abadie, qui lance un vibrant appel
à candidatures.
Pour joindre un conciliateur, rien
de plus simple : il suffit de s'adresser
au guichet unique de greffe (GUG)
au TGI de Tarbes, ou bien de demander
à la mairie de son domicile.
En outre, un conciliateur est présent
à chaque audience civile et
systématiquement, le juge,
avant de trancher définitivement,
lui demande d'intervenir auprès
des parties. Jean Abadie est pour
sa part joignable à la mairie
d'Ossun.
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