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Quelles sont vos
missions ?
En tant que Secrétaire Général
à la KBL, je suis responsable en
premier lieu du suivi de la vie sociétaire
de la banque, c.à.d. l’organisation
des assemblées générales,
des réunions du conseil d’administration,
du comité de direction etc…,
ainsi que de la rédaction des compte
rendus de ces réunions et du suivi
des décisions prises par les organes
de la société. En outre, en
tant que membre de la Direction de la banque,
je suis responsable de différentes
entités telles que la Division Affaires
Juridiques, la Division Affaires Fiscales,
la Division Compliance KBL & Groupe,
la Communication etc
Le travail que
vous faites aujourd’hui correspond-t-il
à ce que vous aviez imaginé
en débutant vos études ?
Ce que j’ai vécu dépasse
mes espoirs les plus optimistes. J’ai
en effet pu participer à l’expansion
d’un groupe international extrêmement
créatif et dynamique et ainsi être
confrontée à des défis
passionnants impliquant des problématiques
à la fois complexes et diversifiées.
Ceci m’a permis de fréquenter
des personnalités remarquables et
de collaborer avec de personnes de formations
et de cultures très diverses, ce
qui est extrêmement stimulant et enrichissant.
On dit que le droit mène à
tout et je n’avais pas pensé,
quand j’étais étudiante,
qu’il me conduirait vers des horizons
si diversifiés et si passionnants.
Quelles sont les
compétences requises ?
Tout d’abord, il est important de
pouvoir s’appuyer sur une solide formation
de base au niveau du cycle secondaire. Celle-ci
doit être complétée
par une formation universitaire ou dans
des grandes écoles, accomplie de
préférence dans plusieurs
pays. Dans mon activité, une formation
en droit et/ou en sciences économiques
me paraît une base idéale.
Ceci dit, les banquiers proviennent d’horizons
souvent très divers, et ils peuvent
faire leur carrière à partir
d’une formation dans des disciplines
telles que le droit, les mathématiques,
les sciences économiques, finances,
formation d’ingénieur civil
ou commercial, etc. Ceci n’exclut
pas qu’on rencontre aussi d’excellents
managers, très performants et innovateurs,
qui sont des selfmade men ou qui ont accompli
un parcours tout à fait hors normes.
Par ailleurs, la capacité de maîtriser
au moins trois langues est aujourd’hui
un atout majeur. Enfin, il faut savoir penser
clairement et s’exprimer de même.
Savoir communiquer est essentiel quand on
travaille avec des partenaires multiples
au sein d’une organisation d’une
certaine taille. Il est aussi très
utile de disposer d’une bonne culture
générale (quels qu’en
soit les domaines), ce qui vous permet de
comprendre mieux les situations complexes
ou inattendues, et les réactions
de personnes de cultures différentes,
et d’adopter dans de telles situations
une attitude ouverte, flexible et constructive.
Qu’avez-vous
appris lors de vos stages ?
Énormément de choses, très
nouvelles par rapport à ce que j’avais
appris au cours de mes études. Je
retiens surtout la confrontation à
la réalité professionnelle
et au vécu de notre métier
dans la vie quotidienne. J’ai aussi
appris à travailler en team, ce qui
n’est pas forcément compris
dans la formation des universitaires, surtout
des juristes, et qui est pourtant essentiel.
Comment évoluera
votre métier dans les prochaines
années et quelles implications cette
évolution aura-t-elle sur les compétences
et la formation nécessaires ?
Sur le plan juridique, je pense qu’il
sera nécessaire de disposer d’une
connaissance approfondie de la technique
juridique, avec de préférence
quelques années de pratique dans
un métier différent de la
banque. Il faudra rester à niveau
par rapport à l’évolution
de plus en plus rapide du cadre réglementaire
non seulement national, mais aussi européen
et ou de pays étrangers où
nous pourrons être appelés
à intervenir. L’usage des langues
est une exigence de plus en plus évidente.
Enfin, il faut développer une capacité
à saisir vite des problèmes
très variés, et à y
répondre de façon pertinente
et de plus en plus rapide. Pour l’aspect
management, qui est une partie essentielle
de mon métier, il faudra une clairvoyance
et une réactivité de plus
en plus grande, ainsi qu’une maîtrise
de la diversité des aspects des métiers
qui se rapportent au domaine bancaire. Il
faudra bien-sûr une capacité
à fixer des objectifs clairs à
nos collaborateurs. Je voudrais ajouter
aussi une faculté d’écoute
qu’il faut garder et cultiver, dans
un monde où les gens n’ont
plus le temps pour rien, surtout pas pour
écouter les autres.
Quels profils seront
les plus recherchés dans le domaine
bancaire au Luxembourg dans les dix prochaines
années ?
Certainement des profils de haute technicité
dans des domaines tels que l’audit,
la comptabilité, la compliance, les
métiers de juristes et les gestionnaires
de fortunes. Des managers de haut niveau
seront aussi très recherchés,
c.à.d. des gens formés et
expérimentés, capables d’assumer
de façon autonome des responsabilités
avec une vision claire des objectifs et
de la finalité de leur entreprise
combinée avec un sens aigu des réalités.
Quel message aimeriez-vous
transmettre aux jeunes ?
Je leur conseillerais d’être
très actifs, curieux, toujours à
l’écoute et de se laisser guider
toujours par le désir de comprendre
le fond des problèmes qu’ils
ont à résoudre en prenant
le temps d’en explorer tous les aspects
et de chercher la réalité
des choses. Ils doivent exiger (d’abord
d’eux-mêmes mais aussi des autres)
d’être en mesure de comprendre
les voies qui se présentent à
eux. Ensuite, je leur conseille de vouloir
pour eux-mêmes ce qu’ils ont
choisi (sans se laisser guider passivement
par le choix d’un autre), en gardant
le cap sur les objectifs qu’ils se
sont fixés. Soyons jaloux de toujours
garder notre propre jugement sur les choses,
sans tenir pour acquis ce qui est affirmé
par d’autres personnes ni accepter
des « évidences ». Enfin,
je recommande à chacun de choisir
le métier qu’il aime, où
il pourra découvrir chaque jour de
nouveaux horizons et qui lui donnera des
occasions de se réaliser tout en
travaillant, si possible agréablement,
avec d’autres. Si ce n’est pas
le cas, il vaut mieux changer de parcours
au plus vite.
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