L'océanographe est un scientifique
qui utilise ses compétences
pour effectuer des recherches fondamentales
et appliquées dans le but de
connaître, évaluer et
exploiter les ressources des océans.
Les thèmes de recherche des
océanologues concernent la
quasi-totalité des disciplines
scientifiques et technologiques. Ils
vont de l'étude de l'origine
de la vie à la prévention
des tremblements de terre.
La surveillance du milieu marin mobilise
une part croissante de leur activité.
L'océanologie
nécessite la participation de spécialistes
de provenances très diverses :
biologistes, géologues, géophysiciens,
géochimistes, physiciens, météorologues,
informaticiens, mais également
juristes, économistes... La profession
d'océanologue n'existe pas en tant
que telle et les chercheurs doivent savoir
gérer l'évolution de leur
carrière s'ils désirent
rester dans ce secteur.
Le métier offre des débouchés
restreints. En recherche océanographique,
les tendances actuelles mettent l'accent
sur l'environnement du littoral, la gestion
des ressources halieutiques et la biotechnologie,
l'offshore pétrolier, l'hydrothermalisme
ainsi que la santé.
Dans quelles conditions ? Quelles entreprises
?
Ils passent peu de temps en mer sur des
bateaux océanographiques (moins
d'un mois par an en général)
et travaillent la majeure partie du temps
en laboratoire, dans des instituts de
recherche (IFREMER, INRA).
Comment ?
On peut accéder à ce métier
avec un DEUST Technicien de la mer et
du littoral, un diplôme de technicien
supérieur de la mer (DTC diplôme
de technicien du CNAM), un BTS ou un DUT
en chimie, physique, informatique , biologie.
Mais il est préférable de
préparer un bac + 5 voire plus
dans le domaine scientifique (DEA, DESS,
écoles d'ingénieur).
L'océanographie regroupe plusieurs
disciplines : biologie, physique, chimie,
géologie...
elle concerne la connaissance et la compréhension
théorique des processus et phénomènes
L'océanologie regroupe l'ensemble
des activités humaines en rapport
avec l'océanographie : prospection,
exploitation, gestion des ressources...
c'est plutôt la mise en pratique
des connaissance théoriques appliquées
aux réalités économiques
et sociales.
Travail
Un océanographe passe peu de temps
en mer dans le cadre de missions scientifiques
(1 mois par an s'il a de la chance). Le
reste du temps, soit il fait des expériences
en laboratoire, soit il traite des données
devant son ordinateur.
Souvent les chercheurs spécialisés
dans chaque discipline se regroupent pour
travailler sur un programme de recherche
commun.
Chacun fait les expériences de
sa spécialité puis les résultats
sont interprétés en commun
car souvent les phénomènes
et les processus interagissent entre eux.
Instrumentation et méthodologie
:
Appareils de prélèvements
: bouteilles de prélèvement,
filets, dragues...
Appareils d'analyses : chromatographes,
spectrophotomètres à absorption
atomique ou de masse, .Les protocoles
sont adaptés pour les échantillons
d'eau salée.
Traitement de données : graphes,
courbes, le plus souvent sont faits par
ordinateurs.
Interprétation des données
Publication : le plus souvent un travail
de recherche doit être sanctionné
par une ou plusieurs publications dans
des revues scientifiques de premier choix
Qualités
requises
Etre spécialiste, tout en connaissant
bien les généralités
de l'océanographie.
Avoir le goût de la recherche.
Aptitudes à travailler en équipe.
Anglais obligatoire.
Salaires
Les salaires des océanographes
qui travaillent dans les organismes de
recherche publics suivent des grilles
de salaires différentes selon les
organismes : des meilleures grilles au
moins bonnes (de 2300 à 1500 ¤brut
par mois) pour un débutant, IFREMER,
CNRS, université, IRD...Les techniciens
commencent à 1200-1400 ¤.
Dans les entreprises privées, les
salaires sont un peu plus élevés
mais on n'a pas la sécurité
de l'emploi.
Formations
Pour devenir océanographe (faire
de la recherche), il faut faire des études
scientifiques : DEUG (bac + 2) de sciences
à l'université (soit science
de la matière, mathématiques
et physique pour faire de l'océanographie
physique, soit sciences de la nature et
de la vie pour faire de l'océanographie
biologique).
Ce n'est qu'à partir de la maîtrise
(bac + 4) que commence la spécialisation
en océanographie, de physique,
de chimie-physique ou de biologie des
populations et des écosystèmes
ou sciences de l'environnement).
Ensuite il faut faire un DEA et enfin
terminer par une thèse si vous
avez la chance d'être accepté
dans un laboratoire.
Débouchés
Les débouchés dans l'océanographie
sont très réduits. Si vous
réussissez à passer un doctorat
(10% des étudiants en DEA) vous
avez en moyenne 1 chance sur 10 de trouver
un emploi dans ce domaine.
Nous conseillons aux futurs biologistes
de faire plutôt de la biochimie
ou de la biologie moléculaire ou
de la biologie cellulaire pour intégrer
des entreprises qui travaillent dans le
domaine de la mer (agro-alimentaire, cosmétologie,
industries pharmaceutiques, traitement
des eaux ou des pollutions, toxicologie).
Une autre voie est l'obtention d'un diplôme
d'ingénieur agronome.
Certaines écoles, comme l'ENSA
de Rennes, ont une spécialisation
en aquaculture ou en halieutique
Vous pouvez également faire ce
métier en passant par des études
d'ingénieurs même s'il n'existe
pas à proprement parler de diplôme
spécialisé en océanographie.
Beaucoup de ces diplômes d'ingénieurs
dit généraux ont une spécialisation
en 5ème année qui peut amener
à exercer une profession en rapport
avec la mer (télédetection,
électronique, physique, chimie,
génie de l'eau ou génie
de l'environnement, agronomie ou vétérinaire).
L'Ifremer, organisme de recherche spécialisé
dans les sciences marines, recrute soit
des ingénieurs généralistes
qui ont ensuite fait une spécialisation,
soit des techniciens bac+2.
Le domaine des géosciences marines
est actuellement assez bouché mis
à part la prospection pétrolière
en mer. L'hydrologie et l'hydrogéologie
(recherche de l'eau douce) offrent un
peu plus d'emplois.
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fait pour le métier d'
Oceanographe ?
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destiné aux étudiants, aux
jeunes diplômés, aux demandeurs
d'emploi, ainsi qu'à tout individu
en poste qui souhaite faire le point sur
son projet d'évolution professionnelle
et personnelle. En
savoir plus ...
L'océanologie,
nécessite la participation de spécialistes
de provenances très diverses : biologistes,
géologues, géophysiciens,
géochimistes, physiciens, informaticiens,
météorologues, etc.
En fait, la plupart des disciplines scientifiques
ou techniques sont représentées.
Il faut y ajouter les sciences sociales,
l'économie et le droit.
La profession d'océanologue n'existe
pas en tant que telle, et les chercheurs
doivent être capables d'évolution
thématique et géographique,
tout au long de leur carrière.
En recherche océanographique les
tendances actuelles (par exemple à
l'IFREMER) mettent l'accent sur
- l'environnement du littoral (écosystèmes,
observation et surveillance du phytoplancton,
des pollutions chimiques et en microbiologique),
- la gestion des ressources halieutiques
(pêche, étude des écosystèmes
halieutiques, étude de la répartition
des espèces et étude technologique)
- la biotechnologie
L'IFREMER a, de plus, le rôle d'agence
de moyens qui est important pour la communauté
scientifique.
Il existe dautres domaines d'étude
:
- L'offshore pétrolier (étude
de zone de gisements) : il connaît
aujourd'hui un développement spectaculaire;
les préoccupations se portent sur
les morphologies sous-marines, pour l'exploitation
en toute sécurité des gisements
d'hydrocarbures à des profondeurs
croissantes.
- L'hydrothermalisme : la biotechnologie
bénéficie des travaux faits
en hydrothermalisme, en effet elle utilise
comme matériel biologique les bactéries
trouvées dans l'environnement des
sources thermales profondes.
- Le domaine de la santé : la recherche
océanologique est aussi utilisée
à des fins médicales et
pharmaceutiques, en particulier en thalassothérapie
(pour les produits).
En revanche l'exploration des très
grandes profondeurs est en perte de vitesse.
Formation
requise
Des spécialisations en océanographie
sont proposées à partir
de la licence.
Quelques exemples :
DU sciences de l'environnement marin (université
de la Méditerranée à
Marseille) DESS mesures, instrumentation,
surveillance, sols, atmosphère
et océan (à Nice) DEA sciences
de l'environnement marin (option océanographie
côtière et littorale à
Toulon) DEA océanologie biologie
et environnement marin (à Brest,
Lille I, Paris VI)
Compétence
particulière
Les océanographes passent peu de
temps en mer sur des bateaux océanographiques
(moins d'un mois par an pour la plupart),
ils doivent être aptes à
la rédaction, avoir une certaine
habileté manuelle et technique,
l'esprit d'équipe et des capacités
d'adaptation.
La maîtrise de langlais et
de linformatique est indispensable.
Les débouchés dans l'océanographie
sont très réduits.