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Joël Cascarre tutoie les cimes
HAUTES-PYRENEES - Le moniteur professionnel
fait partager sa passion
« Les pieds dans les chaussons,
la tête dans les nuages, Joël
Cascarre a encore répondu à
l'appel des cimes, laissez-lui un
message, quand il redescendra, il
se fera un plaisir de vous rappeler.
» Chez Joël Cascarre, même
le message du répondeur téléphonique
respire le goût de la grimpe
et l'amour de la montagne. Ce moniteur
d'escalade indépendant et diplômé
d'Etat passe sa vie sur les rochers.
Et amène avec lui une foule
de gens sur ces parois du plaisir.
A 42 ans, il possède une très
large clientèle, du débutant
au confirmé, venue à
lui pour s'initier ou s'aguerrir aux
techniques d'escalade. « J'habite
à Saint-Laurent-de-Neste, entre
la vallée d'Aure et de Luchon;
alors, je profite des centres de loisirs
qui sont autour », explique-t-il.
Car il n'y a pas d'âge pour
goûter aux joies de l'escalade.
Joël Cascarre prend en charge,
presque tous les jours de l'année,
les maternelles comme les personnes
du troisième âge, des
clubs, des centres de vacances ou
bien des particuliers. Apprentissage
ou perfectionnement, il y en a pour
tous les niveaux. La plupart du temps
sur des sites en extérieur,
à Sarrancolin, Troubat, Lortet,
Sierp, pic du Ger, etc., parce qu'
« on est bien mieux dehors ».
SECURITE
ET CONFIANCE
Escalade sur mur artificiel, sur rocher,
canonying, parcours aventure, via
ferrata (parcours d'échelles
et de câble sur les rochers),
grande voie d'escalade en Ariège
ou en Espagne, terrain d'aventure,
descente en rappel de 25 ou 50 mètres
au gouffre de Saoule ou de Troubat...
les amoureux de la nature et des sensations
sont comblés par une multitude
d'activités. Il organise même
des expéditions à l'étranger
(Maroc, Grèce, Jordanie, etc.)
pour des grimpeurs plus confirmés.
En 2004, ces séjours d'une
semaine se porteront sur les calanques
de Marseille, véritable «
Mecque de l'escalade », et les
gorges de Taghia, au Maroc, dans le
sud de l'Atlas.
« Le plus dur, pour le débutant,
confie-t-il, est d'assimiler un flot
d'informations en peu de temps. Comme
mettre le baudrier (harnais), faire
les noeuds ou être capable d'assurer
. Mais j'essaye de mettre les gens
en pratique le plus rapidement possible.
Il faut savoir les mettre en confiance.
» La question du relationnel
est primordiale. Et vu son métier,
pas question de transiger avec la
sécurité. Lui qui compte
à son actif entre vingt-cinq
et trente sommets de 5.000 à
7.000 mètres, notamment en
Amérique du Sud ou en Afrique,
sait que « le rocher est toujours
vainqueur, que la montagne a toujours
le dernier mot ». C'est un professionnel.
« Certains cherchent dans l'escalade
un côté sportif ou des
sensations fortes, d'autres veulent
juste se changer les idées.
J'essaye de leur apporter ce qu'ils
recherchent... Je vis de ma passion,
ce que j'espère, c'est d'arriver
à la transmettre au plus grand
nombre.
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