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Le
travail du gardian
Le gardian est loin de l’image d’Epinal
véhiculée par les médias
Autrefois simple bouvier, il est aujourd’hui
principalement éleveur de taureaux
et de chevaux, qu’il soit Manadier
ou Gardian salarié. C’est
un métier moderne qui, pour survivre,
doit combiner élevage, agriculture
et accueil touristique. Le gardian est
aujourd’hui plus sur son tracteur
qu’à cheval, mais il doit
toujours monter pour garder l’indispensable
contact entre les chevaux et les taureaux.
Il y a beaucoup plus de gardians dits
amateurs que de gardians professionnels.
Ils viennent donner un coup de main aux
Manadiers en période chargée.
Mais cela reste
un métier de passion et de tradition
Les places sont rares donc très
chères et le travail est dur et
peu rémunérateur. Il faut
donc être passionné de chevaux
pour choisir ce métier. On devient
gardian et surtout manadier principalement
de père en fils. Il s’agit
d’un parcours initiatique strict
et long qui se commence jeune. En dépit
de la modernisation technique du métier,
les traditions sont scrupuleusement perpétuées,
en particulier la façon de monter
qui est spécifique aux Gardians.
Le travail du
gardian avec les chevaux et les taureaux
La reproduction des chevaux et des taureaux
d’avril à juillet se fait
en liberté dans la manade (technique
autrefois critiquée, aujourd’hui
réhabilitée).
Les naissances sont au printemps. Le dressage
des chevaux commence lorsqu’ils
ont 3 ans, ils deviennent chevaux de taureaux
à 6 ans.
La ferrade consiste à marquer les
jeunes taureaux de l’année
mais le terme désigne aussi les
galops effrénés des chevaux,
considéré comme un spectacle
en soi. Mais l’activité favorite
des gardians reste le gardianage à
cheval.
Les traditions
Une large palette de traditions équestres
Les Jeux Gardians effectués dans
les arènes : Abrivado : encadrer
les taureaux lors des courses à
travers la ville.
Bandido : raccompagner les taureaux énervés
après les courses.
D’anciennes et riches traditions
remontant au Moyen-Âge qui sont
entretenues par deux associations :
La confrérie des Gardians de St
Georges, qui compte 300 gardians professionnels.
La Nacioun Gardiano, association plus
polyvalente et folklorique regroupant
des amateurs.
Les Gardians cristallisent autour d’eux
une véritable identité régionale
Ces traditions sont intimement ancrées
dans la région. Certains critiquent
un engouement actuel qui serait excessif
et qui aurait des dérives folkloriques
néfastes sur l’authenticité
des traditions.
La fête
des Gardians
La Fête des Gardians a lieu chaque
année le 1er mai, jour de la Saint-Georges,
le patron de la Confrérie des Gardians,
et rassemble à Arles tous les gardians
et manadiers de Camargue.
En costumes traditionnels, ils traversent
la ville sous la conduite du grand-père
de Fleur et de Victor, Hubert Yonnet,
le président de la confrérie.
Le matin est célébrée
la "Messo Parado", la messe
provençale, en l’honneur
de Saint Georges.
L’après-midi, dans les arènes
romaines, au cours d’un grand spectacle
équestre, les meilleurs cavaliers
de Camargue rivalisent lors de jeux d’adresse.
Pour les jeunes, comme Victor, c’est
une fête initiatique. Briller lors
des épreuves est une façon
d’être reconnu par ses pairs
gardians.
Propos recueillis
pour France5
Crédit
France Télévisions Interactive
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