|
Aux commandes de sa machine, il supervise
le conditionnement du lait en briques
selon la technologie Tetra Pak®.
• Il s’assure de la qualité
de la production en maintenant une surveillance
constante de sa machine et en effectuant
des réglages si nécessaire.
• Il approvisionne sa machine en
matières premières : rouleaux
de papier, film aluminium, antiseptique.
• En cas de problème, il
évalue la gravité du dysfonctionnement
et intervient directement ou fait appel
à l’équipe de maintenance.
• Flexible, il sait quitter sa machine
pour prêter main-forte à
d’autres
postes de production.
Le plus
Maître de sa machine, le conducteur
de ligne peut apprécier en temps
réel la qualité de son travail.
Le moins
Le fonctionnement en 3/8 et les samedis
d’astreinte demandent une certaine
adaptabilité, mais sont compensés
par un salaire plus élevé
que celui des autres opérateurs.
Un bon métier
si on aime…
Piloter une machine
Le conducteur de ligne connaît sa
machine par coeur, il ne se laisse pas
impressionner par la taille de l’engin
et sait où et quand intervenir
en cas de problème.
Soigner les détails
Soucieux de la qualité des briques
qu’il produit, le conducteur traque
le moindre défaut. Laxiste, s’abstenir
!
Fonctionner en équipe
Il faut que la chaîne de production
tourne sans à-coups, et pour cela
le conducteur doit être prêt
à intervenir sur d’autres
postes que le sien.
Salaire à
l’embauche
Au-dessus de 16 000 euros brut annuels.
Ajout de primes de nuit et du dimanche
quand on travaille en équipe.
Formation
initiale
Pour les nouveaux conducteurs, l’entreprise
assure une formation spécifique
chez le fournisseur
de la machine de conditionnement.
Filles et garçons
Formation
agro-alimentaire
• BAC PROBio-industrie de transformation
• BPA IAA Industrie agro-alimentaire
• BTSA IAA Industries alimentaires
Formation spécialisation
laitière
• BTSA
option Industries agroalimentaires, spécialité
Industrie laitière
• CS
- Technicien spécialisé
en transformation laitière
- Automatisation dans l’industrie
laitière et agro-alimentaire
• SIL
- Conduite d’un atelier de transformation
laitière
REPORTAGE
Dans la laiterie, les “lignes Tetra
Pak®” fonctionnent de concert.
Alimentées en lait stérilisé
UHT, elles transforment en quelques instants
de gros rouleaux de papier en briques
de lait. Au pied de chacune d’elles,
un pilote veille. Il s’occupe non
seulement du bon fonctionnement de son
engin, mais aussi du contrôle de
la qualité de la production.
Il vérifie le marquage de la date,
la forme de la brique (si elle est bien
rectangulaire), le centrage des cornes,
et s’il n’y a pas de fuite.
Puis, traçabilité oblige,
il note tout très scrupuleusement
sur sa feuille de suivi : les changements
de rouleaux, le type de papier, la nature
du lait, les prélèvements
pour le laboratoire, etc. Le crayon est
son principal outil de travail et il s’use
rapidement !
Rigoureux, le conducteur de ligne surveille
la bonne marche du processus de conditionnement
du lait. Il s’occupe non seulement
du bon fonctionnement de sa machine, mais
aussi du contrôle
de la qualité de la production.
Une précision
d’horloger
La machine est en grande partie automatisée.
Par exemple, toutes les trois minutes,
une brique tombe dans une goulotte.
Le pilote n’a plus qu’à
marquer cet échantillon pour l’identifier
et l’envoyer au laboratoire d’analyse.
En revanche, tous les jours, c’est
lui qui règle l’automate
pour que la DLUO (Date Limite d’Utilisation
Optimale) imprimée sur les briques
soit toujours juste.
Une des interventions les plus délicates
est le changement de rouleau.
C’est une opération minutieuse
qui prend quinze minutes à un pilote
expérimenté. Il réalise
une soudure entre les deux rouleaux puis
il envoie une instruction à la
machine afin qu’elle éjecte
les quatre premières briques. Ainsi,
il est sûr qu’aucun emballage
ne portera de couture disgracieuse pouvant
présenter un risque qualité.
Ensuite, il prélève une
brique dans la chaîne pour vérifier
que le nouveau papier est correctement
façonné.
Vigilance et
solidarité
Les yeux et les oreilles aux aguets, il
maintient une surveillance de tous les
instants. Son expérience et sa
connaissance de la machine lui permettent
de déceler le moindre dysfonctionnement
: soudure fragile, opercule en alu mal
placé… Il réagit immédiatement
en effectuant les réglages adéquats.
Le défaut est plus grave ? Il appelle
la maintenance :
la production ne doit pas s’arrêter
trop longtemps car tous les ateliers sont
tributaires les uns des autres. La solidarité
est donc de mise et le pilote est régulièrement
appelé à quitter sa machine
pour prêter main-forte aux autres
postes.
Interview
d'un Conducteur de ligne en conditionnement
lait
|