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Stéphane
fabrique du café à Souilhanels
Métier. Stéphane Foubert
de Souilhanels se lance dans la torréfaction.
Il cherche à distribuer son
café dans les bars et les restaurants.
Depuis décembre, de doux arômes
d'arabica de Colombie ou de robusta
d'Indes s'échappent d'une maison
de Souilhanels, route de Pastel. Pour
la bonne et simple raison que Martine
et Stéphane Foubert, gérants
de VIP distribution, se sont lancés,
avec enthousiasme, (peut-être
dopés à la caféine
? ) dans la torréfaction !
Stéphane, 40 ans, n'est, certes,
pas ignare dans ce domaine. «
Je suis un autodidacte, je n'ai qu'un
CAP de cuisine. Mais j'ai découvert
l'univers du café en travaillant
comme représentant pour une
société qui distribuait
des morceaux de sucre. Je rendais
visite dans toute la France aux torréfacteurs.
Comme les vignerons, ils proposent
toujours de déguster leur café
! » Peu à peu, il apprend
les ficelles du métier, à
reconnaître les bons cafés.
Entre-temps, en 1997, il crée
avec son épouse et un employé,
la petite entreprise VIP distribution.
De Toulouse à Narbonne, ils
installent des machines à café
automatiques ou de distributeurs de
boissons pour les entreprises. Dans
les machines à grain, il proposait
jusque-là du café de
grande marque. Et il s'est dit : «
puisque j'ai acquis les connaissances,
pourquoi pas proposer aux clients
notre propre café » !Il
a acquis en décembre chez la
famille d'un grand torréfacteur
de La Rochelle et de l'île de
Ré, un grilloir d'occasion.
« Nous avons baptisé
notre produit, « Les cafés
de Mélodie », en hommage
à cette famille qui nous a
soutenus dans notre projet. »D'un
importateur de Bordeaux, il reçoit
dans son garage, des sacs en jute
remplis de grains verts venus de pays
comme la Colombie, Haïti, Éthiopie,
Brésil, etc.
Suivant le goût des clients,
Stéphane sélectionne
alors les grains pour confectionner
des mélanges : goût italien,
100 % arabica, goût corsé,
avec 30 % de Robusta : « Le
robusta contient beaucoup plus de
caféine que l'Arabica »,
nous enseigne Stéphane. Et
même du décaféiné.
Les grains sont ensuite grillés
dans le grilloir ou torréfacteur.
Opération extrêmement
délicate puisqu'à quelques
secondes près elle détermine
le goût du café : «
Trop grillé, il devient acide,
pas assez il est amer. » Stéphane
scrute le degré, à l'ancienne,
à l'œil et sans spectromètre
! Manque plus qu'à moudre les
grains et emballé le café
dans les paquets. Le prix d'un paquet
de 250 g est 3 euros. A commander
ou bien pour assister à la
torréfaction- au 04 68 60 00
56 ou 06 07 62 67 89.
Aujourd'hui Stéphane cherche
des restaurateurs et des épiciers
notamment à Castelnaudary afin
de distribuer son café. Avis
aux connaisseurs de bons cafés.
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