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Depuis
combien de temps exercez-vous ce métier
?
Depuis 1 an.
Quelles ont
été vos motivations
pour faire ce métier ?
J’étais cavalier de formation.
Un dentiste soignait les chevaux que
je montais. J’ai voulu faire
profiter les autres cavaliers de cette
nouvelle technique de soin. J’avais
de plus une connaissance du milieu
du sport.
Quels sont, selon vous, les traits
de caractères nécessaires
pour faire ce métier ? Est-il
nécessaire d’avoir une
certaine force physique ?
Il faut de la force physique. Quelqu’un
qui a toujours travaillé dans
un bureau va avoir du mal pour commencer.
Il faut une bonne connaissance des
chevaux et du milieu, de la patience
car les chevaux ne se laissent pas
forcément soigner. Il faut
aussi avoir le sens du relationnel
comme on est en contact avec des personnes.
Quelles sont
les conditions de travail :
Quels sont les horaires ?
Combien de kilomètres faites-vous
en moyenne par semaine ?
Quels sont les risques du travail
?
Je n’ai pas d’horaires
car je débute, il faut être
disponible pour le client. Un exemple
de journée : lundi matin, j’ai
commencé à 6h, j’ai
fait 3h du route jusqu’à
Nantes, j’ai vu 4 chevaux dans
la matinée. J’ai mangé
un sandwich sur la route avant de
soigner 5 chevaux dans l’après-midi.
Je suis rentré vers 17h30,
18h. Mais certains jours, on ne travaille
pas avec les chevaux, il faut organiser
les tournées suivantes, faire
le suivi des clients. Ca m’arrive
de ne pas travailler un ou deux jours
dans la semaine mais de travailler
le samedi et le dimanche car on voit
les chevaux en présence de
leurs propriétaires et comme
ils travaillent, ils peuvent être
disponibles seulement le week-end.
Faut-il un
investissement important pour le matériel
?
Ca m’a couté environ
5 000 € pour le matériel
électrique, manuel et le matériel
d’extraction mais ce coût
est variable selon les dentistes.
Selon vous,
les soins dentaires des chevaux sont-ils
une nécessité ou un
luxe ?
C’est une nécessité
absolue. On sent une vraie différence.
Un cheval maigre peut avoir des problèmes
de dents et aller mieux avec un soin.
De plus, les chevaux ne sont pas fait
pour faire ce qu’on leur demande,
du sport. Le moindre des soins est
de leur faire une bouche en bonne
santé pour recevoir le mors.
C’est un confort pour le cheval.
On sent la différence lorsqu’on
fait un soin en mettant la main dans
la bouche du cheval avant et après
le soin. C’est assez indescriptible
mais on sent que le cheval n’a
plus mal. Ce n’est pas un luxe
du tout.
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Pauline
FERRIERE
Depuis combien
de temps exercez-vous ce métier
?
Depuis juin-juillet de l’année
dernière. ( 2004 )
Quelles ont
été vos motivations
pour faire ce métier ?
J’ai été longtemps
cavalière, j’ai toujours
été intéressée
par la santé et l’hygiène
du cheval.
J’ai fait un stage de 2 jours
avec un dentiste, ça m’a
beaucoup plu. En plus, en Belgique,
si on se rend compte au bout de quelques
mois que ça ne nous convient
pas, on peut arrêter. Ca rassure.
Quels sont,
selon vous, les traits de caractères
nécessaires pour faire ce métier
?
Il faut de la motivation, être
aimable avec les clients, être
consciencieux, sérieux. Il
faut aussi de la force physique.
Quelles sont
les conditions de travail :
Quels sont les horaires ?
Combien de kilomètres faites-vous
en moyenne par semaine ?
Quels sont les risques du travail
?
Je n’ai pas d’horaires.
Je peux commencer à 7h si le
client travaille et que je vois le
cheval avant qu’il aille travailler.
Je ne vois pas plus de 8 chevaux par
jour. Je passe au moins une demie
heure par cheval voire plus si les
soins sont plus importants. Je travaille
9 à 10 heures par jour maximum.
Le nombre de kilomètres est
variable selon les tournées.
Il peut y avoir des risques si le
cheval est violent ; des risques pour
moi, pour celui qui tient le cheval,
c’est pour ça que la
personne qui tient le cheval doit
connaître les chevaux.
Faut-il un
investissement important pour le matériel
?
Il n’y a pas de local, donc
pas de loyer. Le matériel m’a
coûté environ 25 000
F ( soit environ 3800 € ). Il
a aussi fallu payer l’école.
On a aussi besoin d’une voiture
mais l’essence est payée
par la société.
Selon vous,
les soins dentaires des chevaux sont-ils
une nécessité ou un
luxe ?
C’est une nécessité.
Les dents poussent en continu. Si
les dents s’usent mal, il y
a des risques de blessures au niveau
de la langue et des joues. Un soin
peut améliorer le caractère
au travail et le confort du cheval.
Fiche métier
du Dentiste
équin |