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Il était une fois... un conteur
Dans son patrimoine culturel, la commune
de Reyniès compte, bien sûr,
son château, son magnifique
pont et ses berges du Tarn. Depuis
peu, il faut y ajouter un conteur
professionnel en la personne de J.-Y.
Pagès, membre de la compagnie
« Ceux de Brocéliande
». Ce conteur-formateur a déjà
enchanté à plusieurs
reprises le public reyniésien,
mais aussi les publics français
et étrangers.
Pour mieux le connaître, nous
sommes allés à la rencontre
de cet homme de charisme, au punch
et surtout au talents exceptionnels.
Avec sa fougue habituelle, il nous
a parlé de son métier,
mais surtout des contes.
Quel est
le statut d'un conteur aujourd'hui
?
Jadis, le conteur n'avait pas de statut
particulier, le troc était
de mise. Une soirée conviviale,
une poule ou un lapin, et le conteur
dévidait son sac d'histoires.
Aujourd'hui, pour faire bouillir la
marmite, on est « intermittent
», terme d'ailleurs galvaudé
puisqu'à l'instar de l'iceberg,
la partie cachée, en l'occurrence
le travail de recherche, le collectage,
la réécriture, la mise
en bouche de l'histoire, en fait un
travail permanent.
Ces contes
ont-ils encore des trésors,
des secrets, à nous révéler
?
La plus grande richesse est qu'ils
existent encore après avoir
traversé la grande roue du
temps. Consignés dans les livres,
ces contes sont comme un parfum dans
un flacon, il faut les extraire, les
dire, pour qu'ils libèrent
leur fragrance et nourrissent notre
âme.
Y a-t-il
un cursus particulier pour devenir
conteur ?
Après un bac « conte-able
» et un concours administratif,
j'ai su que fonctionnaire n'était
pas ma vocation. En effet, en 1987,
je me lançais dans l'aventure
théâtrale avec des stages
au Sorano, à la Cartoucherie
de Vincennes d'Ariane Mnouchkine et
enfin avec Carlo Boso. Ce n'est qu'en
1991 que j'ai croisé le chemin
du conte.
Les enfants
sont-ils les seuls à écouter
les histoires ?
Certes, les enfants sont les premiers
à bénéficier
des séances de contes proposées
dans les médiathèques,
les établissements scolaires
et autres lieux socioculturels, voire
médicalisés. Le conte
s'adresse aussi aux adultes.
De nombreux festivals émergent
un peu partout en France, ainsi que
des veillées, des soirées
à thème ou encore des
contes chez l'habitant.
Où
peut-on vous entendre prochainement
?
Mi-novembre, je serai au festival
de Reims, puis je raconterai pour
les Toulousains, dans les musées
et autres lieux culturels.
Bien sûr, je serai présent
dans le Tarn-et-Garonne pour des séances
organisées par des associations
ou comité des fêtes.
étant un conteur « tout
terrain », j'espère également
raconter à l'occasion des fêtes
du terroir, fêtes du pain, patrimoine,
etc. Mes valises contenant des histoires
abordent toutes sortes de thèmes.
Un mot sur
les formations ?
Les sessions d'été organisées
à Reyniès, en collaboration
avec la municipalité, ont remporté
un franc succès. Des stagiaires
bibliothécaires, professeurs,
orthophonistes, mères au foyer,
informaticiens, etc., de Tarn-et-Garonne
et de bien plus loin se sont lancés
dans l'aventure de l'oralité.
Du rythme des mots à la structure
du conte en passant par l'écriture
« orale », ces stages
ont pour but le développement
personnel au travers de la prise de
parole.
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Cornebarrieu.
Olivier de Robert à «Cabar'rieu»
: « Conteur et quêteur
d'histoires »
Les auditeurs de la soirée
«Cabar'rieu» ont été
fascinés par le conteur et
passeur d'histoires, Olivier de Robert
sur son récit de Jaurès
dit pas son peuple : « Le texte
est ma propre construction, j'ai voulu
faire parler le peuple ». Cent
après sa mort, Jean Jaurès,
personnage très fort, touche
à l'imaginaire et à
la mémoire collective, et engage
toujours la passion. Le foyer de l'Aussonnelle
de Cornebarrieu est un lieu intime
qui se prête tout à fait
à cette soirée, ou dans
le silence, sans décor, sans
artifice, le conteur, ce passeur de
la parole vivante est au plus près
des gens, un public qu'il envoûte
par la puissance de ses mots et la
force de sa conviction. Son langage
est la musique des mots, jamais écrit
d'avance, toujours ouvert à
la liberté de l'improvisation.
Il conserve bien sûr une trame,
mais les mots lui viennent spontanément
pour faire partager de réelles
émotions. Dans ce spectacle,
Olivier Bonhomme, le metteur en lumière,
travaille dans l'ombre des coulisses
pour éclairer les mots entre
humour et tragédie.
Après des études d'histoire
et avoir dirigé un bureau d'étude
de revalorisation du patrimoine, Olivier
de Robert s'est passionné pour
le conte et en a fait son métier.
C'est dans les cafés qu'il
a puisé ses sujets. Il tend
l'oreille, écoute les gens
du cru, croise des personnages emblématiques.
Dans ces brèves de comptoir
collectées dans les endroits
les plus reculés du Tarn ou
de l'Ariège, les langues se
délient et c'est alors que
notre conteur devient quêteur
d'histoires :
« Je suis aussi accompagnateur
de montagne, et souvent j'ai entendu
les histoires que mes grands-parents,
verriers dans la montagne noire, me
racontaient comme celle du pont du
diable. Un proverbe dit : Si tu connais
un conte, ne le garde pas pour toi
. Et quand on aime, on « conte
»...
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