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Weta Workshop’ a
déjà travaillé
sur Le Monde de Narnia
: le Lion, la Sorcière
blanche et l’Armoire
magique avec la création
et la construction de
toutes les armures, armes
et accessoires spéciaux
pour le film. La société
a aussi été
très impliquée
dans la réalisation
de King Kong par Peter
Jackson pour laquelle
il a remporté son
cinquième Academy
Award pour les effets
spéciaux.
Pour Prince Caspian, Taylor
a dû construire
des maquettes et des modèles
encore plus grands, et
concevoir beaucoup plus
d’armures et d’armes,
de façon à
habiller des centaines
de figurants jouant le
corps de l’armée
Telmarine.
Richard,
vous avez participé
à ce film en
créant des
modèles réduits,
et des armes, pouvez-vous
nous parler de votre
travail ?
Richard Taylor : Nous
avons créé
des costumes, des
armes, des armures
et des modèles
réduits. Il
va y en avoir une
énorme quantité.
On avait inventé
l’expression
« bigatures
» lors du Seigneur
des Anneaux mais ça
va dépasser
tout ça. La
maquette que nous
faisons pour le château
de Miraz par exemple
est à l’échelle
1/24, avec le village
et l’emplacement
extérieur à
1/100. Ce sont des
dimensions énormes.
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D’après
votre expérience
avec les films du Seigneur
des Anneaux et le premier
film du Monde de Narnia,
est-ce que celui-ci est
d’une envergure
encore plus importante
?
Richard Taylor : Les modèles
réduits dans ce
film, bien qu’il
n’y en ait pas une
quantité énorme,
restent les plus imposants
et ceuxs qui nous ont
donné le plus de
fil à retordre
jusqu’à ce
jour. Nous en avons créés
des bien plus compliqués
mais les miniatures de
ce film sont difficiles
techniquement parlant.
On s’est vraiment
dépassé
pour l’armement.
Pour les armes de Miraz,
on a utilisé la
technologie 3D pour créer
des modèles qu’on
a ensuite moulé
dans la cire, Puis on
a utilisé les moules
pour créer la décoration
très détaillée
de l’arme. On n’avait
simplement pas les compétences
nécessaires pour
créer ce filigrane
tellement délicat
d’une autre manière.
Ça a vraiment été
merveilleux de nous surpasser
à ce point pour
satisfaire Andrew.
Pourquoi
est-il important d’avoir
un tel niveau de détails
pour les costumes et les
armes ?
Richard Taylor : Les gens
viennent souvent à
l’atelier nous demander
pourquoi est-ce qu’on
pousse si loin le détail,
mais le monde réel
est un monde surchargé
: plein d’histoire,
de détails et de
culture. S’il n’y
a pas cette attention
au détail, si ce
n’est qu’une
simple représentation
visuelle, cela suggère
qu’on ne regarde
qu’un film. Mais
s’il y a un haut
niveau de détails,
cela suggère alors
que le monde créé
est imprégné
d’histoire qui -en
quelque sorte- l’encadre
et le fait exister au-delà
du film.
Quel
matériel avez-vous
utilisé pour construire
la maquette du château
?
Richard Taylor : Le château
a une structure tellement
géométrique…
C’est vraiment intéressant
de construire une maquette,
parce que si on observe
le monde de l’architecture,
même à l’époque
médiévale,
il tient seulement debout
grâce à sa
forme pure. S’il
y a la moindre déviation,
il ne tiendra pas. Donc
il est d’une structure
incroyablement solide.
Quand on le réduit
proportionnellement, si
on change cette structure
ne serait-ce que d’un
millimètre sur
une échelle 1/24,
ça ne va pas. On
a construit les tours
du château avec
d’énormes
morceaux de polystyrène,
dont certains mesurent
5 mètres de haut
par 2 mètres de
large. Ensuite on a inventé
une machine : on a pris
un cylindre en aluminium,
on a utilisé une
fraiseuse 3D pour graver
et répertorier
le grain de la brique
à une échelle
1/24 qui correspond exactement
à l’échelle
1 :1 autour du cylindre,
puis on a construit une
presse à imprimer
lithographique. Elle alimente
en continu des feuilles
d’uréthane
de 25 millimètres,
ce qui nous donne ces
feuilles de briquetage
exactement à l’échelle
1/24.
Après on pose le
papier peint et on s’occupe
des détails compliqués.
On a utilisé une
quantité énorme
d’impressions 3D,
qui est la méthode
pour alimenter des données
numériques dans
une machine. Elle imprime
du plastique tridimensionnel.
On a la chance que des
réalisateurs comme
Andrew apprécient
encore les modèles
réduits traditionnels,
parce que tant de réalisateurs
modernes se tournent résolument
vers la technologie numérique
comme unique solution
; pourtant le monde du
cinéma en est là
grâce à cent
ans d’histoire et
pourquoi ne pas continuer
de rendre hommage à
ces techniques ?
| Par
Rebecca STRAUCH, suite
de l'interview ...
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