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Jean-Claude Moireau a
été photographe
de plateau sur les films
de François Ozon
(notamment Huit femmes)
et d'Isabelle Broué.
Il a travaillé
également pour
Chad Chenouga (17 rue
bleue) et Novo de Jean-Pierre
Limosin.
Objectif
Cinéma : A
quand remontent tes
débuts comme
photographe de plateau
?
Jean-Claude Moireau
: Depuis maintenant
quatre ans. Mais je
préfère
me définir
comme photographe
de film plutôt
que comme photographe
de plateau (il y a
aussi des plateaux
de théâtre,
de danse…).
Je travaille ainsi
dans ce monde du cinéma
qui m'attirait déjà
pendant l'enfance
et l'adolescence.
Et c'est vraiment
par mon goût
pour le cinéma
que j'en suis arrivé
là… |
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Objectif
Cinéma : Qu'est-ce
qui t'a amené à
travailler sur un plateau
de tournage ?
Jean-Claude Moireau :
Avant tout des rencontres
déterminantes,
que j'évoquerai
plus loin. J'ai toujours
pratiqué la photo
et je continue, indépendamment
des plateaux. Dès
que je dispose d'un peu
de temps, je pars à
l'aventure… dans
les villes. J'aime bien
par exemple explorer les
métropoles européennes
dans lesquelles je passe
trois à cinq jours,
à marcher du matin
au soir, en recherche
d'images. Je dis "
en recherche ", mais
en réalité
je fais avec ce qui se
présente. C'est
une chose que je redirai
peut-être assez
souvent au fil de cet
entretien, mais il y a
plusieurs façons
de faire de la photo.
Il y a des gens qui vont
prendre et chercher à
prendre (moi-même
il m'arrive d'avoir cette
attitude) mais ce que
j'aime avant tout, c'est
laisser venir et recevoir
ce qui se passe, comme
si personnellement je
ne faisais que la moitié
du chemin. Il faut ouvrir
les yeux un peu plus que
d'habitude, et pas seulement
les yeux…
Quand j'étais étudiant
en géographie,
on nous apprenait à
regarder (et à
comprendre) une montagne,
un paysage de campagne
ou de ville, les roches,
les espèces végétales,
l'aspect des côtes,
la forme des nuages…
Il m'en est resté
quelque chose. Ça
m'a toujours fait penser
à ce que disait
Godard : qu'avant de filmer
des êtres humains,
il fallait savoir filmer
une montagne. J'aime bien
cette idée-là.
C'est vrai qu'un paysage
ne réagit pas comme
un être humain mais
de la même manière,
il s'agit de savoir le
regarder : comment l'appréhender
et, pourquoi pas, comment
le magnifier ? (À
un certain moment, ça
ne m'aurait pas déplu
de sillonner à
longueur de temps les
routes de France pour
en rapporter des photos
de cartes postales !)…
Cela tout en utilisant
aussi ce qui pourrait
être indésirable
dans l'espace choisi…
et les " verrues
" ne manquent pas
dans les paysages d'aujourd'hui
! On arrive parfois à
contourner ce qui nuit
à la beauté
et à l'harmonie,
mais dans d'autres cas
on n'y peut rien changer
et il se trouve qu'on
est à un endroit
précis, à
un moment donné,
il vaut mieux alors faire
avec ce qui est, c'est-à-dire
se servir de ce qui à
priori pourrait gêner
le regard… C'est
presque une façon
de détourner les
choses, non ?
Entretien par Camille
GUILLE. Suite de l'interview
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Fiche
métier du Photographe
Photographes : Photographe
à Toulouse,
Photographe
à Strasbourg
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