L’armurier forge, fore, assemble
les canons, puis usine la garnie (crochets
qui s’encastreront dans la bascule).
Après avoir fait la liaison
avec les canons, il conçoit
la crosse et le devant bois et affine
les ajustages. Enfin, il assure la
décoration après dessins
et traçages.
L'
Armurier vu par Studya
Le terme " armurier "
détermine en fait deux
catégories de personnes
: ainsi, il existe l'armurier
qui fabrique les armes et l'armurier
qui les commercialise (le détaillant).
Nous nous tiendrons ici au côté
fabrication des armes.
En réalité, il
n'existe pas d'artisan qui fabrique
une arme de A à Z, tout
seul.
Le processus requiert la connaissance
de technologies fort différentes.
Par exemple, si on veut construire
un canon ou une bascule (dispositif
central amovible d'un fusil
de chasse), il existe des pièces
dont la fabrication est complexe,
il y a aussi tout le côté
ajustage : travailler le bois
ou le métal ne demande
pas les mêmes outils,
ni les mêmes gestes, ni
la même qualité.
L'arme est donc toujours issue
d'un travail d'équipe
dans lequel interviennent différents
opérateurs : un armurier
bois, un armurier qui travaille
le fer, un graveur, un quadrilleur
- scupteur qui va faire la décoration
des bois, un garnisseur qui
a assembler les canons
Il y a, en gros, une dizaine
de personnes qui vont intervenir
dans le processus de fabrication
d'une arme, chacun ayant sa
propre spécialité.
Tous sont regroupés sous
la dénomination "
armurier ".
Il est à noter que le
graveur sur arme n'est pas vraiment
répertorié comme
armurier, mais il entre néanmoins
en compte dans la fabrication
de l'arme.
La fabrication d'une arme tourne
autour des 35-40 heures parmi
lesquelles 7 à 8 heures
sont réellement fatigantes,
le restant étant essentiellement
du travail de précision.
En ce qui concerne les armes
de chasse et de sport, le client
accorde une grande importance
à l'esthétique.
Ainsi, ces armes sont souvent
décorées.
Outre l'esthétique générale,
la plus belle partie de la décoration
est constituée par la
gravure sur métal ou
la sculpture des bois. C'est
donc là qu'interviennent
le graveur et le sculpteur.
Dans la gravure sur armes, il
y a surtout une grande notion
artistique qui n'est pas toujours
compatible avec le côté
industriel. En effet, on peut
vraiment se demander où
se situe le côté
artistique quand on fait une
gravure simple suivant un modèle
et qu'on la répète
machinalement plusieurs fois.
Mais, vu que les volumes ont
diminué, le graveur doit,
aujourd'hui, posséder
non seulement la technique mais
également faire preuve
d'une grande créativité.
Dans certains cas, les armes
s'apparentent presque à
des oeuvres d'art.
D 'ailleurs, si on segmente
le marché, il y a la
chasse, le tir mais il y a aussi
les collectionneurs. Précisons
qu'à l'échelle
mondiale, notre petit pays est
encore très présent
et surtout fort apprécié.
Les armes belges, issues pour
la plupart de la tradition armurière
liégeoise, jouissent
d'une excellente notoriété
à l'étranger.
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savoir plus ...
Passion. Patrick Large s'est fait
une spécialité de restaurer
les vieilles armes.
Qui n'a pas vu dans son entourage
un père ou un grand-père,
chasseur, préparant avec tact
son fusil à la veille de l'ouverture,
ne sait pas combien une arme mérite
attention et soin. Il arrive parfois,
pour des raisons diverses, que l'objet
de bien des passions soit mis au rancart...Le
temps joue alors son mauvais œuvre,
et la patine prend plus qu'à
son tour couleur de rouille sous l'effet
de l'humidité d'une cave ou
de la touffeur d'un grenier. Jusqu'au
jour où un collectionneur mette
la main dessus, ou plus simplement
un petit-fils ou un petit-neveu, à
leur tour mordu par le fameux virus
de la chasse. Il faut alors redonner
vie au fusil.
C'est le rôle de l'armurier,
tout du moins la définition
qu'en donne celui installé
dans la rue des Limousins à
Valence-d'Agen, Patrick Large: «Pour
moi un armurier n'est pas que celui
qui vend des armes, ça doit
être aussi celui qui sait les
remettre en état.» Rien
ne prédestinait le comptable
qu'il fut à ce métier
et pourtant. «Une escale qui
se prolonge en Afrique où je
me suis occupé d'une réserve
de chasse au Gabon et, devant l'obligation
d'entretenir un important stock d'armes,
je m'y suis mis.»
Saint-étienne
reste la mecque de l'armurerie
De conseils, auprès de spécialistes
qui ont bien voulu me transmettre
leur savoir-faire, en expériences
personnelles, il ne s'est depuis jamais
arrêté. «C'est
auprès d'Henri Sabot, un armurier
stéphanois - malgré
la fermeture de la manufacture et
de nombreuses armureries la capitale
du Forez est restée la Mecque
française en la matière
- que j'ai le plus appris la minutie
que demande le travail de restauration
des armes. Le Tarn-et-Garonnais Dino
Fachin, un tout bon, m'a aussi transmis
quelques trucs.» De la crosse
aux pièces du percuteur en
passant par le bronzage des canons,
rien n'échappe à son
œil d'expert en la matière.
Et quand bien même certains
outils ne sont pas adaptés
à son art, Patrick Large se
débrouille pour les inventer,
comme ces tournevis qu'il a été
obligé d'ajuster pour que les
têtes soient adaptées
à ces besoins.
Ce travail demande bien sûr
beaucoup de temps. Cela tombe bien,
l'homme n'aime pas en perdre: «Que
pourrais-je faire d'autre? Plutôt
que d'attendre les clients je préfère
me réfugier dans mon atelier.»
Le marché de l'arme n'étant
pas des plus fleurissant, «même
en zone rurale et de tradition de
chasse nous sommes bien moins nombreux
qu'avant», cette activité
de restauration lui permet également
de faire tourner la boutique. Et de
faire le bonheur de certains collectionneurs?
«Il y en a plus qu'on ne le
croit même ici à Valence-d'Agen.»
Des collectionneurs qui, en retour,
et sans le savoir, lui font parfois
de biens beaux cadeaux. «Comme
ce jour où on m'a amené
un Drilling avec deux canons chasse
et un canon balle avec un système
à clef, un vieux fusil de fabrication
stéphanoise. Je crois que cela
reste ma plus belle œuvre.»
Jusqu'à la prochaine qui se
présentera, qui sait, en fouillant
bien dans votre grenier, vous ferez
peut-être à votre tour
son bonheur en sachant que: «Plus
c'est en mauvais état, plus
cela me motive, quand on aime ce que
l'on fait...»
Tâches: Façonnage,
montage, essai et réparation d'armes
à feu de tout genre. Montage et adaptation
de lunettes pour armes. Fabrication de pièces
détachées pour les armes,
telles que pièces du mécanisme
de fermeture, culasses mobiles, doubles
détentes, montures et canons.
Parmi les produits fabriqués par
l'armurier, on peut citer les fusils de
chasse et de sport, les carabines, les fusils
à air comprimé, les fusils
à petit calibre et les pistolets.
Ces armes sont faites d'éléments
en métal, en bois et en plastique.
Les produits de l'armurier sont essentiellement
destinés à la chasse et au
tir sportif. Les armes à feu sont
assemblées avec le plus grand soin.
L'armurier relie le canon et le fût;
il assemble la platine, le chargeur, les
éléments viseurs, tels les
entailles, le guidon et la lunette de tir.
Aussi répare-t-il des armes portatives
et en démonte des éléments;
il ajuste la performance de tir et règle
le tir.
L'armurier travaille en général
dans l'atelier qui se trouve dans la plupart
des cas annexé à un magasin
spécialisé. Il oriente les
clients, propose et montre les accessoires
adéquats.
Dans le métier d'armurier, ce sont
avant tout une grande précision,
la sécurité et la fiabilité
qui représentent des qualités
indispensables.
Conditions requises
pour l'exercice du métier:
Le sens de la technique, de l’habileté
manuelle, de la dextérité,
le sens de la précision et de la
sécurité, des capacités
de dessinateur et des talents de créateur.