Le styliste est le partenaire que l'entreprise
s'adjoint pour l'orientation, l'élaboration,
la création d'un ou plusieurs
produits, ce modèle pouvant être
unique, dans le cas de la haute couture
(on parle plus de créateur que
de styliste) ou fabriqué en série
par des stylistes industriels.
Le styliste travaille à long
terme. Voyageant fréquemment
à l'étranger, pour visiter
salons et expositions, il doit rester
à l'aff-t des tendances de la
mode et tenir compte des phénomènes
de société et des événements
politiques ou culturels. Un an environ
avant la sortie d'une collection, il
propose un catalogue de modèles,
sous forme de croquis, complétés
par des échantillons de matériaux,
des gammes de coloris, des annotations
techniques.
Il doit être capable d'intervenir
dans les domaines du marketing, du commercial
et du technique. En contact direct avec
le chef de produit, il travaille aussi
en étroite collaboration avec
le modéliste qui réalise
les prototypes et avec la mécanicienne-modèle.
Il peut participer aux opérations
de contrôle tout au long de la
production et reste en relation avec
la fonction d'industrialisation afin
de déterminer le prix de revient
prévisionnel du produit.
Le styliste n'est pas seulement un artiste
: environ 15 % de son temps de travail
est consacré à la création
pure ; le reste étant, essentiellement,
du travail technique et du marketing.
Un travail d'équipe assisté
par ordinateur
Les stylistes
sont indépendants ou salariés.
Ils peuvent :
•
être intégrés à
une entreprise. C'est le cas des maisons
de haute couture qui ont les moyens
de recruter un styliste à temps
plein ; • faire partie d'un
bureau de style. C'est une petite entreprise
de création, qui peut regrouper
des stylistes de différents domaines
: tissus, vêtements, accessoires,
lingerie, poupées... Concernant
les vêtements, les stylistes sont
souvent spécialisés :
homme, femme, enfant, layette, vêtements
de sport, cuir... Le bureau de style
travaille sous contrat pour différentes
entreprises ; • travailler
en indépendant (free-lance),
à domicile, au coup par coup.
Le travail est alors moins régulier.
La prestation peut s'arrêter à
la création des tendances ou
des modèles, sans suivi de la
production.
Les stylistes se regroupent
souvent en comités de coordination
chargés de dégager les grandes
tendances de la mode. Ils sont alors équipés
de moyens techniques leur permettant la
consultation à distance de banques
de données : reportages, photos,
documents, tissuthèques, filothèques...
et de constituer leur propre documentation.
Que ce soit dans le bureau d'études
d'une entreprise ou à la tête
de sa propre PME, le styliste travaille
en équipe, en rapport constant avec
coloristes, informaticiens, spécialistes
du marketing... Il peut être lui-même
chef de produit.
Le raccourcissement du cycle de production
oblige à concevoir rapidement et
en permanence de nouveaux produits. De plus
en plus, le styliste travaille avec la CAO
(conception assistée par ordinateur).
L'ordinateur l'aide également à
faire un calcul de prix prévisionnel
et à établir la fiche pour
le modéliste. Ce système se
généralise rapidement et tout
nouveau styliste doit être capable
de l'utiliser.
Sens artistique
et réalisme
Le styliste doit posséder différentes
qualités :
•
créateur, il doit être
capable de s'imprégner des courants
de pensée et d'esthétique
pour en tirer les caractères
essentiels de la mode à venir.
Il est observateur, intuitif, imaginatif,
habile, et bien entendu dessine parfaitement
; • animateur ou intégré
à une équipe, il a l'esprit
du travail collectif, une personnalité
assez forte pour imposer son style et
faire de la collection un ensemble harmonieux
et cohérent ; • réaliste
et efficace, il connaît avec précision
les contraintes des techniques de production,
de l'image de marque de la maison qui
l'emploie, des lois du marché
; • ouvert aux nouvelles
technologies, il est capable d'utiliser
les outils informatiques dans la conception
des modèles et de s'impliquer
dans le calcul de co-ts ; •
soumis à des visites, des déplacements,
aux temps forts des salons et des collections,
il possède une bonne résistance
physique et nerveuse et un dynamisme
à toute épreuve. Il peut
travailler plus de 12 heures par jour.
Créer
sa propre maison : un objectif difficile
L'espoir des stylistes expérimentés
est de créer leur propre maison.
Ils doivent pour cela connaître parfaitement
les contraintes techniques de la production
et les exigences du marché. Ils s'adjoignent
alors un spécialiste du marketing
et cherchent un service financier solide
qu'ils intéressent à leurs
projets.
La demande des industriels, traditionnellement
orientée vers les stylistes expérimentés,
accuse actuellement un besoin de renouvellement
qui incite certains fabricants à
chercher plutôt des jeunes stylistes
dynamiques, formés aux techniques
du marketing et capables d'évoluer.
La concurrence reste rude et peu d'entre
eux parviennent à une renommée
française, voire internationale.
Il faut de l'expérience et des atouts
solides.
Des débouchés
limités
Le métier de styliste offre des débouchés
limités, mais en expansion légère
et récente, encore fortement concentrés
en région parisienne. Mais la diversification
des modes (spécialisation pour les
hommes, les enfants, le sport, le tricot...
), l'accélération du rythme
des collections et la tendance des PME à
lancer leur propre style, augmentent le
besoin de stylistes bien formés,
en particulier dans les régions :
Nord, Est, Choletais, région lyonnaise,
région niçoise, Centre...
Beaucoup de PME, ne pouvant s'offrir styliste
et modéliste, recrutent des polyvalents.
De plus en plus, les grands magasins, les
centrales d'achats emploient des stylistes
pour le choix des collections.
Dans tous les cas, le styliste doit s'imposer.
Un dossier de propositions ne suffit pas,
il faut se déplacer, insister, argumenter.
Il existe des cabinets de style, par l'intermédiaire
desquels industriels et stylistes peuvent
être mis en rapport de façon
optimale. Les stylistes actuellement en
fonction ont trouvé du travail le
plus souvent par petites annonces, connaissances,
syndicats professionnels, parfois écoles
de style. Presque tous ont commencé
par des stages comme assistant, souvent
pendant plusieurs années. La pratique
d'une ou deux langues étrangères
facilite largement l'insertion.
Les rémunérations sont très
variables selon le statut, la situation
géographique, la notoriété.
Les stylistes indépendants ont des
revenus irréguliers. Les salariés
gagnent entre 8 000 et 12 000 F, un styliste
chevronné environ 30 000 F.
Diplômes
délivrés (France)
•
Le BT vêtement (création
mesures) se prépare en 3 ans
après une classe de 3e ou un
BEP du secteur. Il permet d'élaborer
des modèles et prototypes de
vêtements pour la fabrication
à l'unité ou en série.
Le BT donne accès à certaines
des formations citées ci-dessous.
• Le titulaire du BTS stylisme
de mode est capable de créer
un article ou une collection d'articles
dans un secteur lié à
la mode. L'insertion professionnelle
à l'issue du diplôme n'est
pas toujours facile : il faut passer
par des emplois temporaires. Le BTS
est accessible aux titulaires du Bac
technologique STI spécialité
arts appliqués, aux autres bacheliers
ayant suivi une classe de mise à
niveau, et aux titulaires de certains
BT ; la sélection est très
sévère.
• Le Diplôme supérieur
d'arts appliqués mode-environnement
de l'école Duperré forme
des professionnels de haut niveau, en
2 ans après un BTS ou un diplôme
équivalent du secteur.
• L'Ecole nationale supérieure
des arts décoratifs prépare
au Diplôme de l'école,
spécialisation design-vêtement.
La formation a lieu en 4 ou 5 ans après
sélection par concours.
• L'Ecole nationale supérieure
des arts et techniques du théâtre
délivre un Diplôme des
métiers d'art costumier-réalisateur.
La sélection a lieu en priorité
après le Diplôme de technicien
des métiers du spectacle option
techniques de l'habillage (DTSM) et
le BT vêtement (création
mesure).
• Le BTS industries des matériaux
souples, option modélisme industriel,
prépare au métier de styliste-modéliste,
très apprécié dans
l'industrie. .
Créateur de vêtements ou
daccessoires, le styliste de mode
recherche les formes, choisit les couleurs
et les matières de sa future
collection.
Son savoir-faire est
multiple : il dessine des croquis, détermine
la gamme des couleurs, définit les
tissus et réalise les modèles
sur un mannequin. A côté des
contraintes techniques, la négociation
commerciale avec les fabricants fait partie
intégrante de son travail.
Pour imaginer les vêtements de demain,
le styliste doit pouvoir saisir les tendances
de la mode, «humer lair du temps
», sortir de son atelier, visiter
salons, expositions et autres manifestations
consacrées aux arts plastiques et
à la mode
Formation : au minimum deux ans détudes
dans une école de stylisme.
Etes-vous
fait pour le métier de Styliste de
mode ?
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vous aide à définir l'orientation
qui vous convient le mieux. Cet outil est
destiné aux étudiants, aux jeunes
diplômés, aux demandeurs d'emploi,
ainsi qu'à tout individu en poste qui
souhaite faire le point sur son projet d'évolution
professionnelle et personnelle. En
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fiche
réalisée par des élèves
de 3ème du Collège Jean
Jaures (57216 Sarreguemines)
Le styliste
de mode propose des modèles,
où entrent en compte les goûts
supposés des futurs acheteurs,
l'image de marque de la maison qui
l'emploie, sa propre personnalité,
les exigences techniques de la production.
Il interprète les mouvements
de la société, les traduit
en formes, volumes, matières,
couleurs, dans une création
sans cesse renouvelée; mais
il doit concilier son art avec les
impératifs techniques de la
production en série.
Qualités
requises :
Il faut avoir un dons pour le dessin,
pour l 'habillement et pour l'art
moderne, il faut avoir un goût
pour associer les couleurs ensemble
et le plus important dans ce métier
c 'est d 'aimer tous ce qui touche
de près ou de loin à
la mode.
Formation
nécessaire :
Des écoles publiques offrent
des formations très prisées
pour les études de stylisme
et de design textile. Il est difficile
d 'y entrer, mais en sortir est un
bon passeport pour la vie professionnelle.
Diplôme national :"Designer
vêtement " de l'École
nationale supérieure des arts
décoratifs. La formation a
lieu en quatre ou cinq ans après
sélection par concours. BTS
costumier du spectacle, préparé
à l 'École nationale
supérieure des arts et techniques
du théâtre, la sélection
a lieu parmi les bacheliers ou titulaires
d 'un BT de l 'habillement. Il existe
dans le domaine du stylisme de nombreux
cours privés dont la valeur
est très variable .
Lieux de
formation :
Les lieux de formation sont très
souvent des écoles publique,
mais il y également des écoles
d'enseignement privé. Il y
a généralement au moins
une école par région.
Débouchés
:
Le métier de styliste offre
des débouchées limite,
mais en expansion légère
et récente.
Rémunération
:
Le styliste de mode a une paye qui
varie selon la maison pour laquelle
il travaille. Si c'est une maison
très renommée il touchera
un revenu élevé mais
si par contre c'est une maison peu
renommée ou pas du tout il
touchera alors un revenu normal.
Conclusion
Personnelle : Je trouve ce
métier très bien car
le styliste exprime les tendances
de la société, des mouvements
et par la suite les traduit par des
vêtements qu 'il présentera
à des futurs acheteurs. Mais
il est très difficile de pouvoir
entrer dans ce milieu, car il faut
avoir de très bonnes compétences
et il faut faire de très longues
études sérieuses dans
de bonnes écoles renommées
si possible,cela plaira au patron
de savoir que son employé sort
d'une bonne école.
Interviews: Stylistes,
Styliste
en mode enfantine
Le
Styliste de mode vu par Studya
Au départ, l'habilité
manuelle et les bonnes dispositions
pour le dessin sont indispensables.
Il faut être créatif,
aimer jouer avec les matières,
les couleurs, les tissus. Mais
aussi se fier à son intuition
et être capable d'exprimer
son point de vue. Il convient
bien sûr de montrer une
grande ouverture à toutes
les innovations techniques et
artistiques.
On ne crée pas dans l'absolu
: le styliste devra aussi tenir
compte des contraintes commerciales.
Il se préparera à
prendre des responsabilités
et à travailler en équipe.
Il acceptera de consacrer de
longues heures à son
travail, même le week-end.
Tout au long de sa formation
comme dans sa profession, sont
enthousiasme et son acharnement
seront mis à l'épreuve.
Le styliste de mode concerne
la création de vêtements,
de tissus, d'objets en cuir,
de chaussures, d'accessoires,
de chapeaux, et d'une façon
plus large, tous les objets
en matériaux souples.
A l'origine de la création,
le styliste propose des modèles,
où entrent en compte
les goûts supposés
des futurs acheteurs, l'image
de marque de la maison qui l'emploie,
sa propre personnalité
les exigences techniques de
la production. Il interprète
les mouvements de société,
les traduit en formes, volumes,
matières, couleurs, dans
une création sans cesse
renouvelée ; mais il
doit concilier son art avec
les impératifs techniques
de la production en série.
Condition
de travail Un
travail d'équipe assisté
par ordinateur
Les stylistes exercent leur
activité selon des formules
variées. Ils peuvent
:
être intégrés
à une entreprise. C'est
le cas des grandes maisons de
la mode qui ont les moyens de
s'adjoindre un styliste à
part entière, et qui
choisissent cette formule :
elles ont alors une image de
marque très forte, peut-être
moins influencée par
les apports extérieurs
; faire partie d'un bureau de
style. C'est une petite entreprise
de création, qui peut
regrouper des stylistes de différents
domaines : tissus, vêtements,
accessoires, lingerie, poupées...
Pour les vêtements, les
stylistes sont souvent spécialisés
:
homme, femme, enfant, layette,
vêtements de sport, cuir...
Le bureau de style travaille
sous contrat pour différentes
entreprises ; travailler en
free-lance, à domicile,
au coup par coup.
Le travail est alors moins régulier.
La prestation peut s'arrêter
à la création
des tendances ou des modèles,
sans suivi de la production.
Les stylistes sont donc indépendants
ou salariés, selon qu'ils
sont ou non intégrés
à une entreprise.
Ils se regroupent souvent en
comités de coordination
chargés de dégager
les grandes tendances de la
mode. Ils sont alors équipés
de moyens techniques tels que
banques d'images, tissuthèques,
filothèques... permettant
un travail de recherche, (deux
ans environ avant la sortie
des collections).
Que ce soit dans le bureau d'études
d'une entreprise ou à
la tête de sa propre PME,
le styliste travaille en équipe,
en rapport constant avec coloristes,
informaticiens, spécialistes
du marketing... Il peut être
lui-même chef de produit.
Les
activitées du métier Création et suivi
de production
Le styliste est le partenaire
que l'entreprise s'adjoint pour
l'orientation, l'élaboration,
la création d'un ou plusieurs
produits, ce modèle pouvant
être un modèle
unique, dans le cas très
rare de la haute couture, ou
une gamme (de vêtements,
chaussures, etc.) fabriquée
en série plus ou moins
grande, selon la taille de l'entreprise
: il s'agit alors de stylistes
industriels. On peut dire que
le styliste apporte à
l'industriel ce qui le fait
avancer, et la plupart des entreprises
ont compris la nécessité
de s'adjoindre les services
d'un styliste.
Le styliste travaille à
long terme. Voyageant fréquemment
à l'étranger,
visitant les salons et expositions,
il coordonne et synthétise
l'information sur les activités
internationales, prévoi
les courants techniques, politiques,
psychologiques... Un an environ
avant la sortie d'une collection,
il propose un catalogue de modèles,
sous la forme de croquis, complétés
par des échantillons
de matériaux, des gammes
de coloris, des annotations
techniques. A ce stade, il est
déjà amené
à établir une
estimation du coût du
produit.
Il travaille, ensuite, en collaboration
avec le modéliste qui
matérialise les tendances
proposées en réalisant
un prototype ; puis il supervise
le respect du style tout au
long du cycle de production.
Le plus souvent, il participe
à la présentation
de la collection pour donner
son accord définitif,
et est éventuellement
consulté par le service
d'industrialisation du produit.
Le styliste n'est donc pas seulement
un artiste : les styliste interrogés
estiment, en moyenne, à
15 % la fraction de leur temps
de travail occupé par
la création pure ; le
reste est essentiellement du
travail technique et du marketing.
Carrière
et promotion Créer sa propre
maison : un objectif difficile
Le métier de styliste
représente lui-même
souvent un aboutissement. L'aspect
promotionnel est donc constitué
essentiellement par le passage
dans des maisons de renommée
croissante. L'espoir des stylistes
expérimentés est
de créer leur propre
maison.
Ils doivent pour cela connaître
parfaitement les contraintes
techniques de la production
et les exigences du marché.
Ils s'adjoignent alors un spécialiste
du marketing et cherchent un
service financier solide qu'ils
intéressent à
leurs projets.
Il faut savoir aussi que, dans
la profession, les stylistes
sont souvent répertoriés
selon leur expérience
(moins de cinq ans - plus de
cinq ans - plus de dix ans).
La demande des industriels est
traditionnellement orientée
vers les stylistes expérimentés,
mais il se dégage actuellement
un besoin de renouvellement
qui fait que certains fabricants
commencent à chercher
plutôt des "jeunes
stylistes", dynamiques,
formés aux techniques
du marketing. La concurrence
est dure : très rares
sont les stylistes qui parviennent
à une renommée
française, voire internationale.
Il faut de l'expérience
et des atouts solides.
Qualitées
requises Sens
artistique, mais aussi réalisme
Le styliste que recherchent
les industriels des matériaux
souples ne correspond plus à
l'image que l'on se fait traditionnellement
d'un pur artiste "vendeur
de rêve". Les professionnels
recherchent de jeunes diplômés
rapidement opérationnels
et capables d'évoluer.
Le styliste est polyvalent :
Créateur, il doit être
capable de s'imprégner
des courants de pensée
et d'esthétique pour
en tirer les caractères
essentiels de la mode à
venir.
Il est observateur, intuitif,
imaginatif, habile, et bien
entendu sait parfaitement dessiner.
Animateur d'une équipe,
il a l'esprit du travail collectif,
une personnalité assez
forte pour imposer son style
et faire de la collection un
ensemble harmonieux et cohérent.
Réaliste et efficace,
il connaît avec précision
les contraintes des techniques
de la production, de l'image
de marque de la maison qui l'emploie,
des lois du marché.
Tous les industriels s'accordent
pour demander avec force cette
compétence.
Ouvert aux nouvelles technologies,
il est capable d'utiliser les
outils informatiques, dans la
conception des modèles
et dans les calculs de coûts.
Soumis à des visites,
des déplacements, aux
temps forts des salons et des
collections, il possède
une bonne résistance
physique et nerveuse et un dynamisme
à toute épreuve.
Il peut travailler plus de 12
heures par jour.
Débouchés,
salaires Des
débouchés limités
Le métier de styliste
offre des débouchés
limités, mais en expansion
légère et récente.
Il y a actuellement environ
1 500 stylistes en France (1/3
d'hommes et 2/3 de femmes),
encore fortement concentrés
en région parisienne.
Mais la diversification des
modes : spécialisation
pour les hommes, les enfants,
le sport, le tricot, etc., l'accélération
du rythme des collections et
la tendance des PME à
lancer leur propre style, font
que le besoin en stylistes bien
formés augmente en particulier
dans les régions : Nord,
Est, Choletais, région
lyonnaise, région niçoise,
Centre...
Beaucoup de PME, ne pouvant
s'offrir styliste et modéliste,
ont besoin de polyvalents.
De plus en plus, les grands
magasins, les centrales d'achat
emploient des stylistes pour
le choix des collections.
Dans tous les cas, le styliste
doit s'imposer.
Un dossier de propositions ne
suffit pas, il faut se déplacer,
insister, argumenter.
Il existe des cabinets de style,
par l'intermédiaire desquels
industriels et stylistes peuvent
être mis en rapport de
façon optimale.
Les stylistes actuellement en
fonction ont trouvé du
travail le plus souvent par
petites annonces, connaissances,
syndicats professionnels, parfois
écoles de style.
Presque tous on commencé
par des stages comme assistant,
parfois pendant plusieurs années.
La pratique d'une ou deux langues
étrangères permet
d'avoir une connaissance internationale
pratique des phénomènes
de la mode et facilite largement
l'insertion.
Les rémunérations
sont très variables selon
le statut, la situation géographique,
la notoriété.
Les stylistes indépendants
ont de revenus très irréguliers.
Pour les salariés, on
peut parler d'un salaire de
8 000 à 12 000 F pour
un débutant - parfois
beaucoup moins - et d'environ
30 000 F pour un styliste chevronné.
Le styliste imagine et propose des modèles
de vêtements qui sont fabriqués
par des entreprises. Il en contrôle
également la fabrication. Il
doit tenir compte des contraintes de
fabrication, des techniques et des coûts.
Dans une maison de haute couture, il
crée des modèles uniques.
Il conçoit les vêtements
sous forme de croquis. Il imagine la
mode en s'inspirant des tendances, des
courants de pensée, des tissus,
des matériaux...
Conditions
de travail :
Cette profession s'exerce à domicile
ou chez un employeur : une entreprise
de prêt à porter, une agence,
une maison de haute couture, un bureau
d'étude, une entreprise industrielle.
Le styliste peut travailler sur ordinateur.
Il doit alors maîtriser les logiciels
de PAO spécifiques à cette
activité. Il peut se déplacer
fréquemment (lieux de fabrication
des produits). Les horaires sont irréguliers,
rythmés par les commandes ou
les manifestations commerciales. Ce
métier implique des contacts
avec les clients.
Formation :
Il n'existe pas de conditions strictement
définies pour accéder
à cet emploi. Néanmoins
une formation de niveau III est recommandée
: BTS Design de mode, textile et environnement
option mode, diplôme d'une école
spécialisée (généralement
privée).