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  Interview d' une Fleuriste (4 interviews)

Témoignage d'une Fleuriste vu par Fac-metiers

 

Mon parcours est atypique. J'ai une formation en Lettres modernes et en musique mais les fleurs et les plantes ont toujours été pour moi une passion. Alors, après l'université j'ai choisi l'apprentissage pour devenir fleuriste. Compte tenu de mon niveau initial, ma formation a pu être accélérée et mes employeurs m'ont très vite fait confiance. Grâce à eux, j'ai pu me former au management. Mon BEP en poche, poussée par mes employeurs, j'ai décidé d'acheter ma boutique. Je me suis spécialisée dans les plantes exotiques.


Interview d' une Fleuriste vu par Mip-louhans

Paroles de professionnels


Colette, fleuriste depuis 35 ans, propriétaire d'une boutique employant 4 personnes à temps plein et 2 à mi-temps : « Je ne vends pas des fleurs, je vends du rêve » "Etre fleuriste, ce n'est pas vendre des fleurs mais offrir du rêve. Nous sommes plus que des vendeurs, nous sommes des créatifs, nous exerçons un métier artistique.

Pour être un bon fleuriste, il faut vraiment aimer son métier et les fleurs. C'est plus qu'une profession, c'est une vocation car ce n'est pas toujours facile : on travaille dans le froid, l'humidité, on est toujours debout, il nous arrive de travailler 15 à 16 heures par jour (certaines journées se terminent vers minuit, une heure du matin). Et même durant ces périodes de grande activité, il est très rare que l'on fasse appel à des intérimaires pour nous aider : on a besoin de personnes très qualifiées qui connaissent bien leur métier, opérationnelles immédiatement et très réactives. Mais c'est un métier qui nous apporte également beaucoup de satisfactions : le plaisir de créer, d'inventer, les relations avec la clientèle...

Aujourd'hui, un fleuriste ne doit pas seulement être un bon manuel, il doit également posséder quelques compétences intellectuelles (comptabilité, gestion de stocks...). Tout fleuriste, employé ou patron, doit savoir manier les chiffres : il sera amené à encaisser, rendre la monnaie... Il doit savoir compter!

Même si certaines tâches sont à faire régulièrement, chaque jour est différent : On ouvre le magasin en général vers 8 heures. Puis on installe l'étal extérieur, celui-ci doit être disposé avec beaucoup de goût afin d'attirer la clientèle. Il faut alors s'occuper des fleurs et des plantes : les arroser si elles ont soif, vérifier l'étiquetage... Ensuite il y a la vente et la réalisation des commandes (bouquets, gerbes, compositions florales...). Trois fois par semaine, on nous livre des fleurs coupées (elles viennent de Hollande, du sud de la France ou des approvisionneurs locaux). Dès qu'elles arrivent, nous recoupons leur tiges et nous les plaçons en chambre froide (8 - 10°C) pour qu'elles se "regonflent".
L'approvisionnement en plantes se fait régulièrement. Nous préférons nous rendre directement chez l'horticulteur pour choisir sur place nos produits. Certaines plantes peuvent provenir d'Allemagne, de Belgique ou du Danemark. Nous appartenons au groupe Inter Flora, nous avons donc le service de livraison, auquel s'ajoutent les livraisons de proximité que nous avons toujours effectuées.
Notre métier évolue rapidement, les techniques changent. C'est pour cela que je vais régulièrement me former soit par l'intermédiaire "d'Inter Flora", soit par l'intermédiaire d'autres organismes de formation continue.

Agnès, fleuriste.

Après un CAP fleuriste, Agnès reprend la boutique familiale. "Depuis toute petite, je baigne dans ce milieu. Pourtant, je ne pensais vraiment pas en faire mon métier, j'ai trop souvent vu mes parents absents les dimanches ! Et puis, à force de leur donner un coup de main de temps en temps, je me suis rendue compte que ça me plaisait. Aujourd'hui, mes parents sont partis à la retraite et je suis très heureuse d'avoir repris le flambeau."

Etre fleuriste, ce n'est pas seulement attendre derrière un comptoir et vendre des bouquets tout préparés. Le métier est beaucoup plus complexe et varié comme nous l'explique Agnès. "Les gens ont une fausse image du métier de fleuriste. Ils imaginent quelque chose d'assez tranquille. En fait, je suis sans cesse en mouvement. Je suis la plupart du temps debout à faire des allées et venues dans la boutique, les mains souvent mouillées car il faut changer l'eau des vases régulièrement ; tout ça dans une ambiance fraîche et humide pour préserver les fleurs. Je fais aussi de nombreux déplacements chez des grossistes pour choisir des fleurs et des plantes." On ne vend pas des végétaux comme on vend d'autres produits. "Les fleurs et les plantes ont besoin d'être entretenues. Elles sont aussi très fragiles et il faut les manipuler avec précaution. Il faut les mettre en bottes, les arroser, les nettoyer, les couper, veiller à leur bonne conservation, épiner celles qui ont besoin… Il faut ensuite préparer les compositions. En plus de l'aspect technique, je m'occupe de la gestion, j'établis les prix, je gère ma boutique."

Nous sommes interrompues par le carillon de la porte de la boutique. Une cliente entre. Agnès s'avance vers elle et lui demande ce qu'elle peut faire pour elle. La cliente est indécise, elle veut un bouquet pour un anniversaire de mariage. Agnès lui fait des propositions. La cliente opte pour des lys blancs et des roses rouges. Agnès et elle discutent ensuite de la taille et du prix du bouquet. La cliente viendra chercher le bouquet dans deux jours.

"Ce qui m'intéresse, ce n'est pas seulement la vente, c'est le contact avec le client.
Il faut réussir à comprendre leur demande pour savoir quoi leur proposer. Rien ne peut me faire plus plaisir qu'un client qui repart avec le sourire. Je ne suis pas une simple marchande de fleurs, j'apporte mes conseils et mon amour des plantes."

Le métier a évolué avec l'apparition de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux. Il suit également les modes. "Avant, on cachait les pieds de la composition avec des feuillages notamment. Aujourd'hui, on utilise des mousses synthétiques de couleur qui restent apparentes car ce sont des éléments de décoration à part entière. Les modes évoluent sans cesse et il faut s'adapter. Il faut aussi être capable de se renouveler pour proposer régulièrement de nouvelles choses. Je m'inspire beaucoup des tendances dans les secteurs de l'habillement et de l'ameublement.
Réaliser une composition ce n'est pas seulement respecter un certain équilibre des formes, des volumes et des couleurs, c'est surtout apporter sa propre sensibilité et son originalité."

Les contraintes du métier (horaires, travail les week-ends et jours fériés), Agnès en a conscience, mais elle préfère ne retenir que les bons côtés. "Il faut savoir à quoi s'attendre avant de se lancer dans le métier. Je pense que le principal est de vraiment aimer les fleurs, d'avoir envie de faire partager cette passion."


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Interview d'une fleuriste vu par L4m

Caroline B.
Gérante d'un commerce de fleurs
Société: Aux Herbes Folles

> Quel parcours scolaire avez-vous suivi ?

- Après un Bac L avec pour option les mathématiques, j’ai suivi un CAP et un BP (Brevet professionnel) fleuriste de deux ans chacun. Ces deux formations se sont faites en alternance, avec environ les trois-quarts du temps passés en entreprise.

> Vous êtes ensuite entrée sur le marché du travail…

- En fait, c’est lors de ma deuxième année de BP que j’ai repris le magasin, mes patrons partaient en retraite et j’en ai profité car je voulais vraiment m’installer.

> Comment se compose une journée type de fleuriste ?

- Il faut savoir que la vente ne représente que 20 % de notre temps, le reste étant consacré à la préparation, au nettoyage, à l’achat…
Je pense aussi qu’il est nécessaire de préciser que nous travaillons dans le froid et dans la saleté, nous ne faisons pas exclusivement de la création. Beaucoup s’en étonnent lorsqu’ils entament une formation de CAP ou de BP.

> Quelles sont les qualités indispensables d’un fleuriste ?


- Il faut être persévérant, courageux car le nombre d’heures de travail par semaine est important. Avoir un certain sens du relationnel est indispensable dans les métiers du commerce, il faut savoir prendre sur soi les jours où on n’a pas le moral.
Il faut se montrer créatif lors de la préparation des bouquets et savoir se remettre en question car la concurrence est importante. Enfin, je pense qu’il est nécessaire d’aimer le contact avec la nature, j’y puise d’ailleurs de nombreuses idées.

> Auriez-vous quelques conseils à donner à ceux qui voudraient se lancer ?

- Comme toutes les professions, être fleuriste possède des avantages et des inconvénients. La première chose est de bien réfléchir avant de se lancer. Il faut avant toute chose connaître les raisons qui nous poussent à faire ce métier. Etre fleuriste est une profession, cela ne s’improvise pas, il faut donc se former avant d’entrer sur le marché du travail. Cela peut paraître évident mais lorsque j’étais à la recherche d’un employé, les personnes qui me contactaient n’avaient aucune connaissance des fleurs et des plantes.
Enfin, un conseil que je pourrais donner serait d’économiser au maximum sur les coûts d’achats en trouvant dans la nature ce dont nous avons besoin et en privilégiant la récupération.
Les formations CAP et BP nous préparent d’ailleurs très bien à minimiser les coûts, la concurrence est importante, il faut rester compétitif par tous les moyens.

> Comment voyez-vous l’avenir de la profession ?

- Nous sommes de plus en plus réactifs aux modes. Par le passé, la profession se contentait de répéter sa production d’une année sur l’autre. Aujourd’hui, nous changeons de produits à chaque saison, parfois même à l’intersaison. La profession ira certainement dans ce sens : être le plus proche d’une mode qui se renouvelle de plus en plus rapidement.
L’avenir reste cependant problématique, car on voit apparaître de nouveaux concurrents, comme les marchands de fleurs qui ont tendance à détériorer notre image en vendant des produits qui sont souvent de mauvaises qualités et ce, sans aucune action de conseil.
Les vendeurs de fleurs ne sont en aucun cas à confondre avec les fleuristes…
Il faut absolument que les jeunes qui s’installent jouent sur tous les fronts, qu’ils soient irréprochables sur les services que ne peut pas mettre en place la grande distribution.
Il faut que l’action de conseil devienne une des bases de la différenciation entre les grandes surfaces et les petits commerçants.



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Témoignage d'un Fleuriste vu par Lagruyere

GRUYÈRE Hervé Aubert
De l’armée à l’art floral

Il y a encore quelques années, Hervé Aubert se destinait à une carrière militaire. Avant de revenir à son métier de fleuriste. Rencontre avec un jeune homme à la trajectoire peu banale, dont le premier magasin, à Bulle, a gagné la confiance d’une clientèle loin à la ronde. Et qui s’apprête à y vivre sa première Fête des mères.

En à peine six mois, il s’est taillé une réputation loin à la ronde. Il en sourit: «C’est hallucinant. Des clients viennent du Valais ou de Genève…» C’est que Hervé Aubert a ouvert à Bulle, à la Grand-Rue, un magasin de fleurs (il préfère le terme d’«atelier floral») peu banal. A l’image de son nom, Asclépiade. Et du parcours de son fondateur, âgé de 27 ans, qui a passé plusieurs années dans l’armée avant de revenir à son métier de fleuriste.
Au moment d’ouvrir son commerce, le 19 novembre dernier, Hervé Aubert se lance presque dans l’inconnu: «Au niveau expérience professionnelle, je n’ai rien. Si ce n’est que j’ai géré pendant deux mois un magasin à Rolle, quand la patronne était en congé maternité.» Originaire du district du Lac, il a effectué un apprentissage d’horticulteur dans le canton de Vaud. Avant de se passionner pour le métier de fleuriste. Cette deuxième formation, il voulait «absolument» l’effectuer à Estavayer-le-Lac, «chez une fleuriste réputée pour ses créations originales et son magasin très typé».
La place qu’il convoite n’étant pas libre avant une année, Hervé se lance à fond dans une autre voie: «Je suis parti à l’armée, avec tout de suite l’idée de grader.» Entre 1997 et 1998, il effectue ainsi son école de recrues, dans la DCA, puis celle de sous-officiers et son paiement de galons. Avant de retrouver les fleurs, pour son deuxième apprentissage. Et de repartir sous les drapeaux, en 2000, pour l’Ecole d’officiers. Il restera à l’armée jusqu’en 2005, comme militaire contractuel, avec le grade de capitaine. Avant de devoir abandonner son espoir de devenir militaire de carrière «pour des raisons budgétaires de l’armée», explique-t-il.
Cette trajectoire «étonne tout le monde, rigole Hervé Aubert. Les gens se demandent comment on peut être capitaine à l’armée et créer des arrangements dans un magasin de fleurs.» Lui ne trouve pas ces deux versants de son parcours forcément contradictoires. A l’entendre, ils seraient même presque complémentaires: «Dans l’un comme dans l’autre domaine, je trouve des aspects qui me plaisent. J’adore la liberté de création que permet l’art floral. Et, à l’armée, il y a une exigence que je mets envers moi-même et une discipline que j’apprécie.»

La plus grosse journée


Etabli dans le canton de Vaud, Hervé Aubert a d’abord rêvé d’ouvrir un magasin à Lutry. «Un village magnifique, au bord du lac, où l’on aurait pu faire quelque chose d’intéressant.» Les prix exorbitants des loyers l’ont poussé à renoncer. Puisqu’il cherchait «un endroit avec des vieilles pierres, au style architectural ancien», il se tourne vers Bulle. Durant l’été 2005, il «flaire les vitrines libres», de la Grand-Rue, avant de se décider pour celle du numéro 39.
Depuis, son histoire ressemble à un succès qui dépasse ses espérances. «C’est une délectation de travailler pour une telle clientèle, assure-t-il. Les gens ont saisi l’idée de création du magasin.» Cette idée consiste à ne pas se contenter du bouquet traditionnel, mais à chercher plutôt «une création pour que la personne qui regarde l’arrangement se sente interpellée». Chaque composition est ainsi «unique, personnelle, créée devant le client».
Un concept qui exige beaucoup de travail: cette semaine, Hervé Aubert affirme avoir quitté son magasin chaque jour vers minuit. Comme pour tous ses collègues fleuristes, la Fête des mères représente en effet un moment clé. «C’est sans doute la plus grosse journée, plus encore que la Saint-Valentin. Et pour moi, c’est une première. Il faut essayer de sentir ce que l’on va vendre et acheter la bonne quantité.» Avec, toujours, l’idée de «proposer des choses originales. Même si nous aurons aussi des produits finis.»

«Monstre cool»

Désormais, les vendredis et samedis, Asclépiade accueille quelque 50 clients par jour. Du coup, pour les fins de semaine, Hervé Aubert a engagé une «précieuse collaboratrice». Avant, peut-être, de prendre une apprentie. «J’adore ce contact avec les plus jeunes, transmettre cette passion.» Pas question toutefois de se laisser griser. «Partir petit pour devenir grand», lâche-t-il sous forme de devise. «Trois ans sont nécessaires pour qu’une réputation soit établie, pour qu’un magasin soit connu et reconnu. Il faut garder la tête sur les épaules.»
Reste une question: pourquoi avoir choisi pour nom celui de cette plante, Asclépiade? «La première fois que j’ai entendu ce nom, je l’ai trouvé monstre cool… A 16 ans, je me suis dit que le jour où j’ouvrirais quelque chose, je l’appellerais Asclépiade. Il y a un côté différent, insolite. Il me paraît plus créatif que si j’avais donné le nom Hervé Fleurs…»

Eric Bulliard



   
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