Le menuisier en sièges construit des
bois de sièges, des lits, des consoles.
Il travaille le bois brut qui doit être
sculpté ou garni.
Il restaure et copie des sièges anciens.
Activité économique
: Répartition de la production
totale en 1991 : 34 % Meubles d'intérieur
à usage domestique, 18 % Meubles de cuisine
et meuble en bois blanc, 14 % Sièges,
14 % Literie, 14 % Meubles divers, 6 %
Mobilier fonctionnel non métallique.
Clientèle :
La distribution dans le meuble est segmentée
selon la qualité des meubles et leurs
spécialisations. (cuisine, meuble meublant..)
Les consommateurs plutôt âgés demandent
les objets en bois massif
Evolution : Les
ventes de bibliothèques, livings, tables
de salle à manger, chambres d'adulte régressent
fortement, alors que les meubles de complément,
de rangement par éléments, le mobilier
jeunes ménages ont connu des hausses.
Les qualités
requises :
· Aimer la décoration, avoir du goût,
un savoir-faire et une connaissance de
l'art, des styles.
· Etre capable de s'adapter aux nouvelles
techniques et à l'emploi de nouveaux matériaux.
· Précision, réflexion et rigueur et respect
des normes.
Les débouchés
: L'ébéniste peut travailler soit
comme artisan, soit comme salarié, aussi
bien dans les petites, moyennes et grandes
entreprises. Les professionnels hautement
qualifiés sont très recherchés. Dans l'industrie,
il occupe bien souvent un poste de maîtrise.
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en sieges ?
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A partir du bois brut, le menuisier
en sièges fabrique les carcasses
ou les fûts des éléments
de mobiliers (chaises, canapés,
fauteuils…). Il réalise les
croquis et les plans, découpe et
façonne les éléments
et les assemble en utilisant tenons et
mortaises.
Il
redonne une seconde vie aux vieux sièges
BAGNERES-DE-BIGORRE (65) : Dominique Lesclauze
retrouve les savoir-faire anciens
Un fauteuil voltaire au tissu usé
par des générations de fonds
de culottes; une chaise campagnarde au
siège de paille troué par
des derrières peu enclins à
l'apitoiement, autant de meubles auxquels
on ne prête plus attention, voués
au mieux au dépôt d'un brocanteur,
au pire à la benne d'une déchetterie.
Et si, par sentimentalisme ou simplement
par goût des belles choses, le propriétaire
du siège condamné veut lui
donner une seconde chance, il demeure
de plus en plus difficile de trouver l'artisan
qui aura hérité du savoir-faire
des anciens. C'est un peu moins vrai à
Bagnères-de-Bigorre depuis que
Dominique Lesclauze s'est installé
voici quelques mois. « Les gens
arrivent en hésitant, en doutant
face à leur vieux siège.
Ils les pensent presque bons à
jeter. Je commence d'abord par leur donner
quelques conseils », explique t-il.
Car Dominique Lesclauze fait partie de
ces artisans amoureux de la belle ouvrage,
résultat d'un savoir- faire ancien
qui se transmet de génération
en génération. Pas question
ici de mousse ou de plastique. Bois nobles,
crin, ressorts et garnitures piquées
passent dans ses mains. « C'est
très intéressant et valorisant
de de donner une nouvelle vie à
des fauteuils, sièges et canapés
anciens. » Un travaill qui apporte
son lot de surprises et de trésors.
« J'ai eu l'occasion de refaire
deux cabriolets Louis XV avec de très
belles tapisseries d'époque. Quand
on connaît la valeur de ces sièges,
on se sent investi d'une mission importante
car il faut être tout prêt
de la réalité et de l'époque
pour avoir un résultat parfait
», explique t-il.
TOUCHE PERSONNELLE
Mais Dominique Lesclauze ne se limite
pas à glisser ses pas dans ceux
de ses illustres prédécesseurs.
Il n'hésite pas à apporter
une touche toute personnelle sur des sièges
de moindre valeur. « Devant ces
sièges, il y a deux possibilité:
soit on choisit de rester dans le style
ancien avec des couleurs et des tissus
se rapprochant le plus du modèle
d'origine. Ou alors, on peut marier le
bois ancien avec des tissus plus modernes
». Un exercice que l'artisan apprécie,
où les valeurs artistiques sont
mises en avant. Ce qui l'avait attiré
dans ce métier, lorsque plus jeunes,
sa rencontre avec un vieil artisan l'avait
conforté dans sa vocation.