Le Serrurier
Metallier exerce une profession
très diversifiée. Installateur de
serrures de plus en plus sophistiquées,
il sait aussi forger, souder, ajuster,
monter des menuiseries et des charpentes
métalliques ou vérandas.
Activité
économique : Resserrement des
marchés du non résidentiel et de la
maison individuelle. La rénovation
et l'entretien représentent 57 % du
CA des artisans, toutefois la baisse
du prix de l'habitat neuf, concurrence
les rénovations.
Clientèle
: Les ménages : 70 % du CA des artisans
menuisiers est réalisé dans le secteur
logement, essentiellement en habitat
individuel.
Les qualités
requises :
· Ingéniosité, précision.
· Aptitude au dessin et créativité
(ferronnier d'Art).
· Robustesse et équilibre (charpentier
métallique).
· Aptitude à visualiser dans l'espace
et en perspective.
Les débouchés
:
Ce métier offre une large diversité
d'activités au sein des entreprises
artisanales et des petites et moyennes
industries.
Le métallier peut ainsi s'insérer
dans des sociétés d'agencement, de
constructions métalliques, de constructions
aéronautiques, ferroviaires, navales
; de ferronnerie, serrurerie, menuiserie
métallique; sa formation lui permettant
de s'adapter à l'évolution des matériels,
des méthodes, et aux besoins des clients.
Etes-vous
fait pour le métier de Serrurier
Métallier ?
Atout Métier
vous aide à définir l'orientation
qui vous convient le mieux. Cet outil
est destiné aux étudiants,
aux jeunes diplômés, aux
demandeurs d'emploi, ainsi qu'à
tout individu en poste qui souhaite
faire le point sur son projet d'évolution
professionnelle et personnelle. En
savoir plus ...
Fabrique, pose ou répare
des pièces de métal
de petite taille (fermetures de
portes, socs de charrues...),
des objets à usage culinaire
et des ouvrages d'ornement (grilles...).
Transforme ces matériaux
en tôles ou en barres à
l'aide de divers outils : moules,
pinces, marteaux, burins... pour
obtenir une pièce. A partir
de la connaissance des caractéristiques
des matériaux et par diverses
techniques (fonte, forge ou martelage),
façonne un métal
ferreux ou non ferreux.
Selon son statut, assure la gestion
de l'entreprise et peut exercer une
fonction d'encadrement et de formation.
Conditions générale
d'exercice
L'emploi/métier s'exerce en
atelier. Il comporte un contact avec
la clientèle. L'activité
nécessite une bonne résistance
physique et le port d'équipements
de protection. La vente de la production
nécessite des déplacements
lors des livraisons, et la pose d'objets
parfois lourds. L'environnement de
travail peut être bruyant, soumis
à des variations de température
et à des poussières.
Compétences
techniques de base
- Définir le projet dans son
ensemble (formes, volumes...).
- Coordonner les phases de travail,
s'assurer de l'approvisionnement.
- Préparer le métal
(découper le métal,
composer l'alliage...).
- Réaliser les pièces
de l'objet par fusion, forge, estampage,
emboutissage ou restreinte.
- Assembler les pièces par
soudure, rivetage ou brasure.
- Assurer les finitions (ébarbage,
polissage, ciselage, patine...).
Compétences associées
- Connaître le travail sur des
alliages, métaux et matériaux
divers (résines, plastiques...).
Compétences
liées à l'emploi
- Se représenter les tailles,
volumes, formes et destinations de
l'objet.
- S'adapter aux exigences de la clientèle.
Formations
et expérience
Cet emploi/métier est accessible
à partir de formations de niveau
V (CAP forgeron, CAP métallier,
CAP bronzier options fondeur, ciseleur,
monteur, CAP de dinandier, CAP de
ferronnier d'art, Diplôme des
métiers d'art (DMA), arts de
l'habitat). Les titulaires des CAP
de l'industrie (métallier,
serrurier, fonderie ou structures
métalliques) peuvent envisager
d'exercer cet emploi/métier
après avoir acquis les savoir-faire
complémentaires dans le cadre
d'une formation.
La bastide-de-Sérou.
Antoine à l'école des
compagnons
Antoine Deroo est passé par
le collège du Plantaurel, au
Mas-d'Azil. Aujourd'hui il a 20 ans,
il est serrurier métallier
et se perfectionne dans son métier
au sein de l'Association ouvrière
des compagnons du devoir du tour de
France.
Comment êtes-vous
devenu métallier ?
Direct après la troisième,
j'entrais à 16 ans en tant
qu'apprenti chez les compagnons du
devoir à Brest, en Bretagne.
Au bout de deux ans, j'obtenais mon
CAP.
Qui sont
les compagnons du devoir ?
C'est un enseignement privé,
fondé sur le voyage des apprentis
en France et à l'étranger
au long de leur formation ; les apprentis
travaillent avec différents
patrons et ainsi peuvent acquérir
plusieurs techniques et façons
de travailler. Le compagnonnage est
une grande famille rassemblant de
nombreux jeunes se formant au sein
de différents métiers.
Vous avez
déjà beaucoup voyagé
?
Oui ! Après mes deux ans d'apprentissage,
je suis parti un an sur l'île
de la Réunion puis j'ai travaillé
encore un an à Lyon ; je suis
actuellement à Saumur. Et je
compte partir aux Etats-Unis dans
deux ans.
Quand deviendrez-vous
compagnon ?
Entre septembre 2010 et juillet 2011.
Durant cette période, je continuerai
à me perfectionner. Les trois
années scolaires suivantes,
je les donnerai, c'est le contrat
moral, à l'Association ouvrière
des compagnons du devoir. En tant
que directeur d'un siège des
compagnons, comme maître de
stage ou encore comme responsable
d'un corps de métier d'une
ville.
Quels sont
vos chantiers actuels ?
Aujourd'hui, à Saumur, je travaille
pour l'entreprise La Forge d'art.
Nous effectuons diverses restaurations
de monuments historiques : celle de
l'armature des vitraux pour la cathédrale
de Chartres, celle des armatures permettant
de délimiter ses parcelles
pour le potager du château de
Versailles.
Ici, à
La Bastide-de-Sérou, quels
ouvrages interpellent votre savoir-faire
?
J'ai aperçu certains ouvrages
en ferronnerie présentant une
grande qualité de travail :
le garde-corps rampant de l'école,
autrement dit la rambarde de l'escalier
côté D 117, et l'ancien
portail au niveau du multiaccueil,
sur le Coulant des moulins. Les différentes
parties du portail, armature, grillage,
organes de rotation, les goussets,
les arceaux, sont assemblées
par rivetage et non soudure moderne.
Il en est de même pour le garde-corps
de l'école, avant sa récente
restauration par soudure. Il est constitué
d'éléments de décorations
et de volutes en fer forgé
qui étaient rivetées
entre elles à l'origine.
Qu'est-ce
que c'est que le rivetage ?
Aux temps où les soudures modernes
n'existaient pas, il n'y avait que
la soudure à la forge. Poser
des rivets permettait alors d'assembler
plusieurs parties entre elles ; on
perforait les deux parties à
assembler, on introduisait le rivet
dans ces perforations superposées,
on chauffait l'extrémité
du rivet, puis on le matait avec un
marteau, c'est-à-dire qu'on
écrasait son extrémité
chauffée.
Un dernier
mot ?
J'encourage tous les jeunes intéressés
par les métiers manuels à
rejoindre le compagnonnage.