Le
naturaliste ou taxidermiste emploie
les mêmes techniques pour tous les
animaux.
La peau de l'animal est enduite de
produits contenant le l'arsenic, afin
de la conserver, le squelette est
reconstitué ou conservé dans une attitude
naturelle qui exprime le mouvement.
Les chairs sont remplacées par un
bourrage de coton ou de plâtre donnant
à chaque membre son aspect naturel.
Il travaille pour les musées d'histoire
naturelle, les écoles ou les particuliers
(trophées de chasse, animal de compagnie...)
Activité économique : Il existe
un marché pour la taxidermie, qui
ne peut être satisfait en France,
compte tenu de la réglementation.
Clientèle
: Musées Zoologistes.
Les qualités
requises :
· Goût artistique, imagination créatrice.
· Connaissances scientifiques, amour
ou respect des animaux.
· Habilité, adresse, débrouillardise,
ingéniosité.
Prépare les animaux vertébrés
morts, enlève les viscères,
la chair, et met en valeur les
dépouilles afin de leur
rendre l'apparence de la vie en
ne conservant que la peau et les
phanères (ongles, sabots,
plumes...).
Utilise divers matériaux
: fibre de lin, polyester, bois,
plâtre, pâte à
papier, pâte à bois.
Peut traiter également
les pièces osseuses pour
reconstituer le squelette (musées),
ou tanner les peaux. A partir
de la commande de particuliers
ou de musées, propose un
devis, détermine la position
de l'animal et le support (bois,
résine, branches).
Peut
exercer une action formative et avoir,
selon son statut, une fonction d'encadrement.
Conditions générale
d'exercice
L'emploi/métier s'exerce en
atelier. Les expositions-ventes nécessitent
des déplacements.
Le rythme de travail est associé
à la saison de chasse. Le traitement
et la conservation exigent l'utilisation
de produits chimiques toxiques. Afin
de prévenir d'éventuelles
contaminations ou des risques d'allergies,
l'exercice de la profession nécessite
une hygiène stricte (vaccins,
port de gants, masque pour protéger
des produits, poils, plumes, poussières).
L'activité doit s'exercer dans
le respect de la législation
en vigueur concernant les espèces
animales protégées.
Compétences
techniques de base
- Stocker et conserver les pièces
avant et après dépouille
(étiqueter, classer, congeler,
nettoyer, dépouiller, dégraisser).
- Prendre les mesures de l'animal
: longueurs (cou, cuisses...), volumes
(corps, thorax...).
- Dépouiller l'animal (inciser,
séparer, nettoyer, dégraisser,
amincir, tanner, traiter, sécher).
- Fabriquer sur mesure ou adapter
un mannequin préfabriqué
(armature, bourrage, sculpture, modelage,
moulage).
- Habiller le mannequin (mettre en
place la peau, la maintenir, surveiller
le séchage).
- Procéder aux finitions (montage
sur support, pose des yeux, lissage
des plumes, peinture, vernissage...).
Compétences associées
- Créer des supports, des décors
originaux.
- Posséder des connaissances
dans les domaines de l'anatomie, de
la chimie et de la physique.
- Posséder une expérience
dans la vente.
Compétences
liées à l'emploi
- Se représenter l'objet à
réaliser dans l'espace.
- Travailler avec dextérité
et minutie.
- Faire preuve d'habileté manuelle.
- Etre attentif aux comportements
animaliers dans leur milieu naturel.
Formations
et expérience
Cet emploi/métier est accessible
à partir d'une formation de
niveau V (CAP de taxidermiste).
La formation ne se déroule
qu'au CFA de la Chambre des métiers
de Meaux. La préparation au
CAP ne s'effectue que par la voie
de l'apprentissage. Des stages de
perfectionnement sont organisés
par le CFA pour les professionnels.
Formation de Taxidermiste, Naturaliste
dans la région Poitou Charentes,
voir le site Horizon.poitou-charentes.org
Etes-vous
fait pour le métier de taxidermiste
?
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qui vous convient le mieux. Cet outil
est destiné aux étudiants,
aux jeunes diplômés, aux
demandeurs d'emploi, ainsi qu'à
tout individu en poste qui souhaite
faire le point sur son projet d'évolution
professionnelle et personnelle. En
savoir plus ...
Le taxidermiste naturalise les animaux
morts afin de leur donner l'apparence
de la vie : enlève les viscères,
la chair, et met en valeur les dépouilles
afin de leur rendre l'apparence de la
vie en ne conservant que la peau et
les phanères (ongles, sabots,
plumes...). Il utilise divers matériaux
: polyester, bois, fibres de lin, pâte
à papier, billes de verre, produits
de conservation... Le taxidermiste doit
en effet posséder de très
bonnes connaissances en biologie, en
anatomie, en chimie, en chirurgie, et
en peinture (pour les retouches). Il
peut également traiter et reconstituer
des squelettes pour les musées.
Il propose un devis, détermine
la position de l'animal sur le support
selon la commande du client (particulier
ou musée). Les débouchés
sont très restreints.
Conditions
de travail :
Le taxidermiste travaille dans un atelier.
Les expositions-ventes nécessitent
des déplacements.
Le rythme de travail est généralement
associé aux périodes d'ouverture
de la chasse.
Le traitement et la conservation exigent
l'utilisation de produits chimiques
toxiques, ce qui occasionne des odeurs
fortes. Afin de prévenir toute
contamination une hygiène stricte
est indispensable : vaccin, port de
protections... La naturalisation des
espèces animales est strictement
encadrée par la législation,
il est donc nécessaire de s'informer
des éventuelles évolutions
du droit.
Formation :
Le CAP de taxidermiste est dispensé
en deux ans par alternance au CFA de
Meaux. C'est le seul établissement
à le dispenser.
La taxidermie se désigne par
l’art de redonner apparence vitale
et naturelle à des dépouilles
d’animaux. Celles-ci étant
ensuite livrées à des
musées ou encore à des
particuliers qui désirent en
faire une collection personnelle.
La technique de la taxidermie
se résume à construire une
structure ou squelette (en fil d’acier,
bois ou polystyrène) sur laquelle
on reconstitue les formes de l’animal.
A l’origine cette reconstitution se
faisait en paille, d’où le
terme d’ « empaillage ».
On parle aussi de naturalisation. La peau
de l’animal est ensuite posée
par-dessus et ajustée après
avoir été tannée et
protégée par des agents chimiques
divers. Pour restaurer au mieux les caractéristiques
de l'animal et rendre la plus réaliste
possible la reconstitution, le taxidermiste
utilise des yeux de verre et d'autres artifices
pour certains organes qui ne peuvent pas
être conservés chimiquement,
comme par exemple la langue. Pour résumer
son travail passe donc d’abord par
les phases de dépouillage et de tannage.
S’en suit la phase du mannequin qui
consiste en la reconstitution de la forme
général de l’animal
dans une posture donnée. Pour finir
arrive la phase de montage/démoulage
qui se résume à enfiler la
peau sur le mannequin, éventuellement
enduit d’une graisse pour faciliter
le montage. En général, de
petites retouches sont nécessaires
soit sur la peau elle-même, soit sur
les formes du mannequin, avant la couture
finale. La technique du moulage est généralement
utilisée sur les poissons cela étant
plus simple bien que plus onéreux.
On l’utilise aussi pour certaines
pièces comme les groins, les becs,
les dents, les pattes…
Les conditions de travail du taxidermiste
sont particulières. La plupart du
temps il opère seul dans son atelier
où il stock et conserve les dépouilles.
La taxidermie nécessite beaucoup
de patience et de minutie ajoutées
à une grande dextérité.
Le sens de l’observation et la recherche
sont également des atouts pour exercer
cette profession. A ces qualités
naturelles s’ajoutent des connaissances
pointues en chimie, technologie mais aussi
matières plus artistiques comme le
dessin, la sculpture ou le modelage. A noter
que cette profession est très réglementée
par la loi, les espèces animales
ne pouvant être naturalisées
qu’à des fins très précises.
De plus le rythme de travail du taxidermiste
est fortement lié à la saison
de la chasse et ce dernier doit respecter
la législation en vigueur concernant
les espèces animales protégées.
Dans le cadre d’utilisation de produits
chimiques toxiques l’exercice de cette
profession nécessite également
une hygiène stricte (utilisation
de vaccins, gants, masques…).
Malheureusement la conjoncture fait que
la profession connaît 2 points faibles.
Ainsi les perspectives d’emploi sont
assez faibles et les professionnels ont
vu leur nombre diminué de moitié
depuis une dizaine d’années.
Cela s’explique en partie par le fait
que les salaires pour des taxidermistes
confirmés n’excèdent
parfois pas les 15 243 euros par an. Si
bien que certains d’entre eux doivent
trouver une deuxième activité
pour subvenir à leurs besoins. Par
ailleurs seulement 400 professionnels sont
inscrits au répertoire des métiers
et le nombre de salariés n’excède
pas 100. Toutefois si ce métier à
la croisée de l’art et de la
science vous intéresse, vous pourrez
toujours passer votre CAP de taxidermiste.
Cette formation vous est ouverte si vous
avez entre 16 et 25 ans, un niveau de troisième,
et si vous avez signé un contrat
d’apprentissage avec une entreprise
reconnue par la DDTE (direction départementale
du travail et de l’emploi).
L’apprentissage se déroule
en alternance pendant deux ans : deux semaines
de formation pratique chez un patron, et
une semaine de formation théorique
en CFA. Les matières sont assez variées,
et dépassent le cadre exclusivement
technique : français, mathématiques,
dessin, pratique, sciences naturelles, chimie,
vie sociale et professionnelle, éducation
physique et sportive. Bien que les arguments
économiques ne lui soient pas toujours
favorables, taxidermiste reste un métier
d’exception réservé
à une poignée de passionnés.