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  L' Ardoisier (2 fiches métier 1 portrait)

L' Ardoisier vu par Agasc


Appartenant à la famille des couvreurs, l’ardoisier utilise l'ardoise pour couvrir les toits de bâtiments neufs ou anciens. Il prépare le support de couverture, met en forme les ardoises, les perce et les cloue avec un marteau d’ardoisier ou les fixe avec des crochets. Il pose les raccords métalliques et veille à une parfaite étanchéité.





L' Ardoisier vu par epik-art


Le métier d’ardoisier date d’une ère déjà bien révolue…c’est une tradition qui a servi à bâtir de nombreux édifices français tels que le Mont Saint Michel, la Cité de Carcassonne, le château de Foix…un métier qui mérite qu'on s’y intéresse plus longuement…


L’ardoisier appartient à la famille des couvreurs, il utilise l’ardoise pour recouvrir le toit de bâtiments. Il prépare le support de couverture, met en forme les ardoises, les perce et les cloue avec un marteau d’ardoisier ou les fixe avec des crochets.


Les ardoises ont été reconnues pour avoir des qualités particulières : imperméabilité, solidité, un aspect esthétique…cela explique sans doute pourquoi cette matière noble est tant présente sur nos édifices. L’ardoise procure le cachet rustique, brut, et crée une ambiance, une originalité à un bâtiment. Un ardoisier est donc un spécialiste de la pierre, mais c’est avant tout un passionné. Les gestes se perpétuent dans une certaine tradition car l’industrie ne peut pas remplacer ce savoir faire. L’ardoise est débitée, refendue puis refaçonnée par la main de l’homme. C’est un travail minutieux qui nécessite de l’expérience et une grande connaissance de la pierre. Cependant ce métier dans sa finalité traditionnelle risque de se perdre avec l’utilisation moins coûteuse de matériaux synthétiques. C’est pourquoi les ardoisiers ont tout intérêt à se reconvertir en même temps que l’architecture d’intérieure, qui demande de nouvelles couleurs et de nouvelles textures, ce dont est capable l’ardoise…une passion découverte avec Epik-Art.

Article rédigé par Laurent J.


Fiche métier du Couvreur



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Temoignage d'un Ardoisier vu par ladepeche


Le filon des ardoises


« Moi je ne suis pas né patron. J'ai commencé ici comme apprenti pendant 3 ans. J'ai travaillé dans l'ardoisière pendant 35 ans avant de reprendre l'entreprise. »

L'ardoise, Marcel Peyrou connaît sur le bout des doigts. À Labassère, il est le gérant de la SEAL, l'une des trois dernières ardoisières en activité sur le département. Il y a encore trois ans, le secteur occupait une trentaine de personnes. Ils ne sont plus que 8 à pratiquer le métier. Et la suite ? Nul ne sait véritablement de quoi elle sera faite. D'autant que l'étau réglementaire dont dépend l'autorisation d'exploiter se resserre inexorablement.

« L'érosion va continuer » prédit Marcel Peyrou.


« Il faut savoir que la France ne produit plus que 10 % de ses besoins. On ne peut pas résister à la concurrence d'ardoises venues d'Espagne notamment. » En fait, ce qui sauve encore les ardoisières pyrénéennes, c'est de savoir s'adapter à la demande, de faire du surmesure pour la couverture, le dallage, la cuisine…

Quoi de mieux, par exemple, pour restaurer une toiture d'église d'utiliser de l'ardoise de la même carrière. D'autant que les filons, sans être éternels, n'en restent pas moins très fournis. Le schiste est là, à porter de main. D'expérience, Marcel sait apprécier la qualité et la quantité que chaque bloc lui délivrera.

« On pourrait répondre encore longtemps aux besoins locaux, des monuments historiques » ajoute Marcel qui ne peut se résoudre à voir disparaître un produit qui fit la réputation des Pyrénées depuis le seigneur de Labassère jusqu'à l'exposition universelle de Paris en 1878 où elle a obtenu la médaille d'argent. Inquiets, les producteurs aimeraient bien trouver un écho favorable : le marché du bâtiment, de la rénovation est là, la matière première est là… alors qu'est-ce qu'on fait ?

Le filon des ardoises Publié le 25/10/2005 | LaDepeche.fr .


Temoignage d'un Ardoisier vu par ladepeche


Le casse-tête des ardoisiers


Il faut emprunter un chemin pentu, peu avant l'entrée de Juncalas, pour accéder à l'ardoisière de Neez, une petite concession exploitée par Michel Labes, qui a repris l'affaire de son père en 1989. Il en extrait, seul, environ 150 t par an. « C'est rien du tout », assure-t-il. Et moins que ça encore depuis le 3 avril dernier, date à laquelle l'autorisation d'exploiter l'ardoisière prenait fin. En attendant son renouvellement, Michel Labes se contente de la roche stockée pour continuer à travailler.

Ancien électricien dans une entreprise lourdaise, licencié à la fin des années « 80 », Michel Labes a appris les gestes du métier avec son père. D'abord, extraire la roche: « Il faut éviter au maximum de casser la pierre, on utilise un explosif nitraté beaucoup moins fort que la dynamite », explique-t-il. Les blocs sont ensuite transportés par engins jusqu'au banc de sciage et découpés en morceaux dont la taille varie selon l'utilisation finale de l'ardoise. Le clivage, c'est-à-dire la séparation des nombreux fendis qui constituent la roche, est effectué à l'aide d'un simple marteau et d'un ciseau. Pour finir, les plaques d'ardoise subissent le rondissage pour obtenir les dimensions définitives et biseauter légèrement les bords.

« ON N'EST PAS AIDE »

« Je fais tout de A à Z, je livre le produit fini », explique-t-il. Marches d'escalier, parement de mur, chapeau de pilier, aménagement de cuisine, etc., l'ardoise, pierre locale et résistante - elle ne gèle pas - est aussi utilisée pour couvrir les habitations. « Sur un toit, ça dure quatre-vingts ans, mais c'est une tradition qui se perd », constate-t-il. A l'entrée du village de Juncalas, pourtant, des ouvriers construisent une maison dont la toiture est recouverte d'ardoise. « Elle vient d'Espagne », précise-t-il, dépité. La concurrence hispanique est rude, en effet, et Michel Labes a l'impression « qu'on est en train de laisser partir un savoir-faire, on n'est pas aidé ». Aujourd'hui, Michel Labes ne sait pas si son stock lui permettra de travailler longtemps. Deux autres ardoisiers du département partagent la même incertitude, les autorisations d'exploitation, d'une durée de 30 ans, s'achevant en même temps. En attendant les conclusions d'une enquête publique en cours et la décision de la préfecture, qui ne sera probablement pas connue avant plusieurs mois, l'accès à la carrière du Neez est interdit par un cordon.

Le casse-tête des ardoisiers Publié le 25/07/2003 | LaDepeche.fr .


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