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Sur un chantier, le couvreur
est chargé de la pose
ou de la rénovation de
la toiture après le passage
du charpentier. Un couvreur
peut avoir plusieurs spécialités
dont celle très recherchée
de couvreur-zingueur.
Les
préparatifs
Chaque chantier est unique et
le couvreur, avant de commencer
les travaux, se renseigne sur
:
· La nature du chantier
: construction, rénovation
ou entretien d'un bâtiment.
· La nature de la construction
: maison individuelle, immeuble,
entrepôt, église,
bâtiment historique…
· La forme du toit (arrondi,
plat, pointu…) et de ses
angles (un toit est composé
de plusieurs pans).
· Les règles esthétiques
imposées. Il doit par
exemple respecter le style d'un
bâtiment historique ou
encore s'adapter au style d'une
région (couleur et forme
du toit).
· La nature du vent.
Avant de réaliser une
toiture, le couvreur consulte
la carte des vents pour savoir
comment travailler. Dans l'Ouest
par exemple, le couvreur doit
utiliser une plus grande quantité
d'ardoises qui doivent avoir
un recouvrement beaucoup plus
important. Il doit également
fixer davantage de crochets
et attaches.
· Les décisions
prises par le commanditaire
des travaux et les architectes.
Un couvreur a la possibilité
de travailler avec une grande
variété de matériaux
tels que l'ardoise, la terre
cuite, les métaux, le
zinc, le cuivre, l'inox, le
plomb. Cependant, la tuile plate
ou mécanique reste le
matériau le plus utilisé.
Chaque matériau nécessite
une mise en place particulière.
Le couvreur peut utiliser aussi
bien des méthodes modernes
que traditionnelles.
La
réalisation
Après le passage du charpentier,
le couvreur et son équipe
interviennent en plusieurs étapes
pour réaliser la toiture.
. Le couvreur assure la mise
en place des échafaudages
et des équipements de
sécurité. Travailler
sur un toit peut être
dangereux si on n'applique pas
les règles de sécurité.
. Il pose un film plastique
(ou un feutre) sur la charpente
et les chevrons.
. Après avoir posé
le feutre, il cloue de fines
planches de bois appelées
"contre-lattes" sur
les chevrons pour maintenir
le feutre en place.
. Le couvreur va ensuite "quadriller"
son toit à l'aide de
petites planchettes de bois
sur lesquelles il va poser ses
tuiles. Ces planchettes s'appellent
des lattes (ou des liteaux).
Pour cela, il doit calculer
la distance entre deux lattes,
en tenant compte de la grosseur
de la tuile et de la surface
de recouvrement des tuiles les
unes sur les autres. C'est ce
qu'on appelle calculer le "pureau".
. Pour que les tuiles ne débordent
pas du toit dans le sens de
la largeur, il doit également
diviser la surface du toit,
en traçant de petits
repères à l'aide
d'un cordeau. Il fait une marque
toutes les six tuiles.
. Il apporte les tuiles sur
son chantier. Les tuiles sont
montées à l'aide
d'une grue et généralement
stockées directement
sur le toit. Les tuiles sont
ensuite réparties manuellement
par paquets de six aux différents
emplacements marqués
au cordeau.
. Il pose les tuiles en commençant
par le bas et en remontant petit
à petit jusqu'au sommet
du toit appelé le faîtage.
Il travaille de manière
précise et dispose les
tuiles de manière homogène.
Les tuiles tiennent sur les
lattes à l'aide d'un
petit crochet (ou ergot) placé
à l'arrière de
la tuile.
. Commence alors le travail
de zinguerie. Pour éviter
que l'eau ne s'infiltre entre
le pied de la cheminée
et les tuiles, il pose un cadre
en métal tout autour
de la cheminée. On appelle
cela un abèrgement de
cheminée. Il fait la
même chose au pied des
lucarnes qui sont dans le toit.
. Il pose également des
chéneaux pour éviter
que l'eau ne pourrisse la charpente.
. Il prend les mesures nécessaires
lorsqu'il est sur le toit et
fait sa préparation en
atelier. Il découpe les
pièces, les plie pour
leur donner la forme voulue
à l'aide d'une plieuse
et les soude.
. Il travaille le zinc, le cuivre,
le plomb, l'inox… De retour
sur le chantier, il effectue
la pose des morceaux de métal
qu'il a préparé.
. Il nettoie son chantier, démonte
les échafaudages.
Organisation
et conditions de travail
· Le couvreur travaille
en hauteur, au-dessus du chantier.
Il peut se retrouver, par exemple,
à 52 mètres au
dessus du sol pour la rénovation
d'une église. Cette situation
particulière donne au
couvreur une certaine liberté
et autonomie.
· Le métier de
couvreur est également
risqué pour cette raison.
Il doit faire très attention
à ne pas tomber en glissant
sur une tuile par exemple. Pour
sa sécurité, ne
jamais travailler seul et veiller
à la bonne installation
des échafaudages.
· Il travaille également
par tous les temps et subit
les intempéries (pluie,
chaleur…). Il fait particulièrement
attention au vent qui peut le
déséquilibrer
facilement.
· Il travaille la plupart
du temps accroupi ou agenouillé.
· Pour se rendre sur
les chantiers, le couvreur fait
de nombreux déplacements,
parfois sur plusieurs régions.
Il est préférable
de posséder le permis.
Qualités requises
· L'autonomie et l'adaptabilité.
Chaque chantier est en effet
différent et confronte
le couvreur à de nouvelles
difficultés. Il doit
être capable de prendre
les bonnes décisions
et de prendre des initiatives.
· Des connaissances en
mathématiques et surtout
en arithmétique (savoir
faire une division, calculer
un périmètre ou
une circonférence).
· La précision.
Une fois le travail terminé,
le toit doit être parfaitement
étanche.
· Une bonne condition
physique. Le couvreur doit pouvoir
porter des paquets de tuiles.
Il doit aussi être souple
et agile pour se déplacer
facilement sur le toit. Il est
également important qu'il
ne souffre pas de vertige et
qu'il conserve toujours son
équilibre. Il ne doit
pas non plus avoir de problèmes
de vue ou d'audition.
· Une certaine prudence
et le sens des responsabilités.
Sa position en hauteur rend
son travail dangereux, il doit
être très respectueux
des règles de sécurité.
· Le goût pour
le travail en hauteur.
· Etre bien "latéralisé",
c'est-à-dire savoir bien
se repérer dans l'espace,
distinguer sa gauche de sa droite...
· Le goût pour
le travail en équipe.
Evolution
de carrière
· Un couvreur peut se
spécialiser en utilisant
certains matériaux comme
les ardoises, le zinc ou le
plomb.
· Un couvreur peut évoluer
vers des postes à plus
grandes responsabilités
comme chef d'équipe,
s'il est capable d'organiser
un chantier. Il peut également
devenir chef de chantier ou
conducteur de travaux.
· Il peut aussi, fort
de son expérience, s'installer
à son compte en qualité
d'artisan.
Salaire
· Les salaires en vigueur
en Bourgogne d'après
la convention collective vont
du SMIC à 1 370 €
environ. Compte tenu de la pénurie
de couvreurs-zingueurs, certains
employeurs peuvent donner un
salaire supérieur à
celui indiqué dans la
convention collective.
· Au salaire peuvent
se rajouter des primes, notamment
pour les repas et les déplacements.
Marché
de l'emploi
· En Bourgogne, le nombre
d'ouvriers travaillant dans
la couverture s'élevait
en 2000 à 1 150, soit
une augmentation de 9, 7% par
rapport à 1999.
· Les entreprises ont
besoin de couvreurs-zingueurs
: en 2001, 221 offres ont été
déposées en Bourgogne
par des entreprises du BTP pour
le métier de couvreur.
· On estime que les chantiers
sur lesquels interviennent les
couvreurs concernent à
80% des rénovations et
20% des constructions.
· Un couvreur sera plus
polyvalent dans une petite entreprise
et plus spécialisé
dans une entreprise plus grande.
· Les offres d'emploi
sont souvent en CDI (contrat
à durée indéterminée)
ou en CDD (contrat à
durée déterminée)
pouvant déboucher sur
un CDI.
· Les CAP ou BEP Couvreur
sont souvent demandés.
Les entreprises insistent également
sur une bonne maîtrise
de la zinguerie. En Bourgogne,
64% des ouvriers travaillant
dans la couverture sont qualifiés,
voire très qualifiés.
Formations
CAP
Couvreur
BEP
Techniques du Toit
et BP Couverture, TP Couvreur.
Fiche
métier du Couvreur
Témoignages de
Couvreurs
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