Découpe et pose tous les revêtements
de sols souples (linoléum,
moquette...).
Avec l'apparition de nombreux revêtements,
la profession a progressé et
s'est adaptée au développement
technologique des métiers.
Qualités
requises : Soin, précision,
goût pour la décoration,
créativité.
Le
solier-moquettiste assure la pose de
tous les revêtements autres que
le carrelage et le parquet traditionnel
: linoléum, revêtements
en caoutchouc, en matière plastique,
en textile, moquettes, mosaïques
collées... tous matériaux
qui connaissent un fort développement
dans les constructions modernes.
Les soliers-moquettistes sont en contact
permanent avec des gens, des milieux,
des styles de vie dont ils doivent permettre
l'expression dans le cadre du quotidien.
Il leur est utile d'avoir du gout, le
sens des relations et de savoir donner
un conseil.
Un
travail minutieux
Préparation du support . C'est
une phase importante du travail. Sols
et murs doivent être parfaitement
propres et lisses. Un trou ou une bosse,
c'est un revêtement qui ne sera
pas bien posé et qui finira par
se décoller ou se déchirer.
La
préparation du travail varie
selon la qualité des sols
la chape est neuve : il suffit alors
de poncer légèrement et
d'encoller soit le support seul, soit
le support et le revêtement ;
la chape est détériorée
: il faut la mettre en état,
décaper et éventuellement
niveler, mettre des enduits, poncer
et enfin coller le revêtement.
Les moquettes peuvent être soit
collées, soit en pose libre ou
en pose tendue.
Le solier-moquettiste dispose de divers
outils : serpette, Stanley lame croche-lame
droite, marteau de tapissier, tenaille,
coup-de-genou, tendeuse, compresseur
pour la pose de tissu tendu avec une
agrafeuse pneumatique.
Préparation
de la matière première
Elle est fonction des locaux. Le solier-moquettiste
doit évaluer les débits
de matière en tenant compte de
la disposition des ouvertures, du contour
des obstacles dans une pièce.
Récemment on a vu apparaître
sur le marché des revêtements
muraux en textile : c'est le solier-moquettiste
qui les pose. Il doit donc choisir les
lés, les couper, les souder ou
les coudre avant de les mettre en place
soit par tension, soit par collage.
S'il s'agit de dalles en plastiques,
le solier-moquettiste réalise
un plan de pose afin d'obtenir une répartition
identique des coupes, puis il procède
au collage des éléments
avec un adhésif approprié.
Conseils
aux clients
Le solier-moquettiste est au courant
des nouveautés : les revêtements
d'aujourd'hui sont innombrables (moquettes,
dalles, lièges). Il connaît
les techniques d'application : n'importe
quel revêtement ne s'applique
pas sur n'importe quel support. La colle
à utiliser est différente
selon les matériaux et les endroits.
Il conseille au mieux le client en tenant
compte de l'usage du local (couloir,
cuisine, chambre), et de son environnement
(couleurs de la tapisserie ou des peintures,
style des meubles).
Commercialisation
et installation à son compte
Le solier-moquettiste peut se spécialiser
en formation continue dans des spécialités
fines : tissus tendus, sols sportifs,
sols antistatiques, décoration
intérieure...
Il peut également suivre des
formations à un enseignement
technologique et administratif : métré,
gestion et organisation de chantier...
Avec un Bac Pro, il évoluera
rapidement vers un poste à responsabilité
dans une entreprise (ex. : technicien
de chantier en revêtement de sol,
assistant technique dans l'aménagement
de la maison...).
L'installation à son compte et
le développement de sa propre
entreprise sont des possibilités
largement ouvertes car l'investissement
de départ (outillages) est relativement
peu important. Une bonne expérience
comme salarié d'une entreprise,
à un poste à responsabilité,
ou la possession d'un diplôme
de niveau 4 accroît les chances
de réussite.
Souplesse
et résistance physique nécessaires
Le solier-moquettiste travaille à
l'intérieur des immeubles et
locaux, à l'abri des intempéries.
Il doit manipuler des rouleaux de papier
peint et de tissu. Il est debout, à
genoux ou sur des échelles toute
la journée. Souplesse, résistance
physique, indifférence au vertige
sont nécessaires.
Comme les autres ouvriers du bâtiment,
le solier-moquettiste est souvent en
déplacement.
Contre-indications : rhumatisme et arthrose
des genoux, allergies aux vapeurs toxiques
dégagées par les décapants
et les colles.
Prime
à la double compétence
D'ici l'an 2000, les entreprises du
Bâtiment vont recruter entre 65
000 et 85 000 personnes par an, dont
45 000 à 60 000 ouvriers et compagnons
professionnels, en priorité des
jeunes. 20 500 personnes par an seront
recrutées, dans le secteur aménagement-finition.
S'il a une double compétence
CAP sols et moquettes + BEP finitions,
le solier-moquettiste accroît
ses chances d'insertion, la polyvalence
étant de plus en plus recherchée
dans le bâtiment.
Signalons que cette profession est accessible
aux jeunes filles. Elles peuvent très
bien, au sein d'une équipe, travailler
comme solier-moquettiste. Les magasins
et grandes surfaces ont, en outre, besoin
de spécialistes connaissant bien
le travail pour savoir vendre.
Salaire minimum de départ pour
un ouvrier professionnel (minimum CAP)
: entre 1090 € et 1120 € selon
les régions.
Une
profession qui évolue Avec l'apparition de nombreux
revêtements, la profession de
solier-moquettiste a naturellement beaucoup
progressé. Elle a su s'adapter,
sinon anticiper les développements
technologiques des produits et l'émergence
de nouveaux matériaux. Les salles
d'ordinateurs, les terrains de sport
exigent telles spécialités
plutôt que telles autres. Autant
de spécificités, autant
d'innovations, autant de qualifications.
L 'entreprise moderne de pose devient
donc aussi une entreprise de conseil
et de service à la clientèle
: elle contribue au choix du produit
le mieux adapté. Autre tendance
: les entreprises de revêtements
de sols cherchent à diversifier
leurs activités (carrelages,
revêtements muraux) et deviennent
progressivement de véritables
généralistes de la finition.
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moquettiste ?
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Dans une petite entreprise,
le peintre est aussi le solier
moquettiste.
Mais dans une entreprise de
Finition plus importante ou
spécialisée, le
métier de solier moquettiste
est un métier à
part entière.
Le compagnon solier moquettiste
pose des papiers peints, des
revêtements muraux et
de sol (ex : parquets stratifiés,
linoléum, sols plastiques
pour les salles de sport…).
La richesse de ce métier
tient dans la diversité
des tâches : le compagnon
n’effectue jamais les
mêmes travaux.
Pour rendre le support
(sol, mur) parfaitement lisse, il
ponce, décape, enduit pour
enfin niveler.
Il choisit ses produits en fonction
de la surface à traiter. Une
autre tâche délicate
à effectuer est le travail
de découpe pour le passage
des portes, des tuyaux, les contours
d’une cheminée…
Le compagnon solier moquettiste doit
être capable de s’adapter
aux évolutions technologiques
et aux évolutions techniques
de mise en œuvre dès qu’un
nouveau produit ou un nouveau procédé
est lancé sur le marché
(ex : dans les hôpitaux, pour
rendre les revêtements plastiques
étanches, le solier va pratiquer
une soudure à chaud).
Il doit pouvoir conseiller la clientèle
sur le type de revêtements choisir
et sur le type de décoration.
Dans quelles
conditions ? Quels employeurs ?
Le compagnon solier moquettiste peut
travailler dans des entreprises de
Bâtiment, de Finition de petite
ou de grande taille, ou des collectivités
territoriales.
Il intervient dans le neuf et l’entretien,
seul ou avec quelques compagnons.
Pour des travaux d’entretien,
il intervient souvent dans des lieux
déjà occupés.
Il doit donc être soigné
et avoir un bon relationnel avec le
client qu’il est amené
à conseiller. Il se déplace
souvent pour se rendre d’un
chantier à l’autre, sa
rémunération est alors
complétée, suivant le
cas, par des indemnités forfaitaires
de petits ou de grands déplacements
(indemnités de trajet, de repas,
de transport).
La rigueur et la précision
sont ses principales qualités.
Comment y
accéder ?
Le solier moquettiste doit avoir au
moins un CAP ou un BEP pour être
ouvrier qualifié en entreprise.
Soit on peut préparer directement
un CAP solier moquettiste, soit on
peut passer un CAP Peinture et compléter
la formation par une Mention Complémentaire
solier moquettiste.
Il existe des formations adaptées
à ce métier qui préparent
aux diplômes suivants :
- BEP
Finition(diplôme
abrogé)
- CAP Peintre Applicateur de Revêtements,
- BP (Brevet Professionnel) Peinture,
Revêtements,
- Bac Pro (Baccalauréat Professionnel)
Aménagement Finition.
Comment évoluer
?
La profession est particulièrement
ouverte et, la promotion interne très
développée. Une expérience
confirmée et une reconnaissance
du chantier permet d’accéder
aux fonctions de chef d’équipe,
puis de chef de chantier. Il peut
diversifier ses compétences
en effectuant diverses formations
complémentaires : isolation-finition,
plaquiste, amélioration de
l’habitat.
Mais il peut aussi accéder
avec la formation continue aux fonctions
techniques, commerciales et d’encadrement.
Le solier moquettiste réalise
de façon autonome ou au sein
d'une équipe, la pose de
revêtements de sols. A partir
d'informations orales et écrites
précises, il doit organiser
son activité, aménager
son poste de travail, reconnaître
et préparer les supports,
poser des revêtements. Il
doit également être
en mesure de communiquer et d'informer,
de s'adapter aux conditions de chantier,
d'analyser la situation, de résoudre
un problème technique et
de respecter les règles d'hygiène
et de sécurité et
les risques électriques.
Quelles similitudes y a-t-il entre
un cuisinier et un peintre ? A priori
aucune me direz-vous… Ce n’est
pas l’avis de Jérôme.
«L’un comme l’autre
ont le souci de ce qui est beau»,
répond l’intéressé
en connaissance de cause. Cet apprenti
en CAP solier moquettiste à
l’IFA de Saint-Malo se trouve
justement au milieu du gué.
Ancien cuisinier-pâtissier
à l’hôtel Barrière
de Dinard, le Breton de 25 ans s’est
laissé tenter par un métier
exercé depuis des lustres
par son grand-père d’abord
et son père ensuite : celui
de solier moquettiste. «Après
des années en cuisine, j’en
avais marre de la charge de travail
et des horaires à rallonge.
J’aspirais à autre
chose.»
Jérôme
a donc bifurqué vers le
bâtiment et intégré
l’entreprise familiale.
«Déjà tout
petit, quand mon père coupait
des carreaux, je l’observais.»
Aujourd’hui, il ne se contente
plus de regarder. Il pratique.
Peinture ou carrelage, Jérôme
ne boude pas son plaisir. «Dans
les deux cas, il faut être
vraiment soigné. Ce qui
fait la différence avec
le travail de monsieur tout le
monde, ce sont les finitions.»
Après son apprentissage,
l’ancien cuisinier prendra
sans doute du galon. «Mon
père se retirera dans trois
ans, je devrais donc lui succéder
à la tête de l’entreprise…»