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  Témoignage d' un Electricien (4 témoignages)

Témoignage d'une Electrotechnicienne vu par Fac-metiers


Le bâtiment, c’est son affaire ! Un métier qui lui va comme un gant. «Je suis en 1re année de BEP électrotechnique à l’IFA. L’ambiance y est vraiment bonne», explique-t-elle. Même chose dans l’entreprise où Albane exerce ses talents deux semaines par mois. Montage de prises, de tableaux électriques, entretien des installations…

Les journées passent à la vitesse de la lumière sur les chantiers industriels. «Je ne m’ennuie pas une seconde. J’apprends vraiment beaucoup de choses au contact des plus anciens. En plus, le fait de côtoyer des artisans d’autres corps de métiers est très enrichissant.» L’avenir ? Albane l’imagine selon trois scénarios distincts : devenir ouvrier, intégrer les Compagnons du Devoir ou poursuivre jusqu’au BTS. Une chose est sûre : elle se sent à l’aise dans ses baskets d’électrotechnicienne.



Temoignage d'un electricien vu par l' Association française des ingénieurs et responsables de maintenance

Fiche imprimable sur le site



Claude, électricien chez Manutra...

Claude est électricien en bâtiment depuis 25 ans chez Manutra. Son activité est variée : il intervient sur les centrales électriques et téléphoniques, les réseaux informatiques, mais aussi sur les locotracteurs, les systèmes d'ouverture/fermeture de portes et autres appareillages électromécaniques des bâtiments. "Ce que j'aime, en arrivant sur une intervention, c'est découvrir le système, trouver la panne…", en effet, malgré les normes et les plans, "…aucun système ne ressemble à un autre, et les installations électriques sont modifiées tellement souvent, qu'il existe rarement un plan à jour avec toutes les modifications".

Claude est généralement envoyé là ou plus rien ne marche : "en premier lieu, il faut dépanner le client, rétablir sa situation de travail normale. C'est seulement lorsqu'il a repris son activité, que je peux prendre le temps de comprendre ce qui ne fonctionne pas et réparer". Le premier contact est généralement un peu tendu : "sans électricité le client est impuissant et parfois nerveux". Mais les rapports changent avec l'arrivée du courant, l'atmosphère se détend et le métier est riche en relations humaines : les personnes dépannées sont reconnaissantes.

"Attention", prévient Claude, "vous êtes embauché comme électricien, mais l'électricité à proprement parler ne représente que la moitié de votre activité, vous devrez aussi savoir tirer les câbles, faire un peu de plomberie, connaître un peu les automatismes, les appareils hydropneumatiques. Il faut être capable de rendre un local propre et fonctionnel après votre intervention !"


Fiche métier de l' électricien dans le bâtiment



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Témoignage d'un Electricien vu par Planete-tp


Vincent LECOMTE, 32 ans, Technicien Electricien sur le chantier de l'A86

Il connaît bien le milieu des travaux souterrains :

"Lorsque je me suis lancé sur le marché du travail avec mon Bac Electro-technique en poche, j'ai tout d'abord accumulé des missions d'intérim dans différents secteurs d'activité avant de me faire embaucher par Quillery (groupe Eiffage TP) en tant qu'ouvrier électricien sur des chantiers de tunnel.


Aujourd'hui passé au statut de technicien en électricité et en automatisme, je suis garant du bon fonctionnement de la station de boue.
Je me considère avant tout comme un homme de terrain et pense devoir mon évolution à mon esprit curieux et à mon intérêt pour les progrès technologiques dans ce domaine. D'ailleurs, mon objectif est de me perfectionner dans la programmation d'automates.
Ce qui me plait avant tout est de retrouver mes collègues de chantier et la réelle possibilité d'évolution que m'offrent les TP pour les années à venir."



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Témoignage d'un Electricien vu par Mip-louhans


Jean, électricien à son compte en zone rurale


Après une vingtaine d’années d’expérience, Jean, titulaire du CAP Electricien, s’est installé à son compte. Il emploie aujourd’hui 6 personnes, dont son épouse pour le secrétariat. « J’ai 5 électriciens, dont 2 sont actuellement en apprentissage. Tous ont le CAP et un ouvrier possède le
BP. »
Jean travaille à 80% pour des particuliers dans un rayon de 20/30 kms. « On intervient aussi pour des petits bâtiments tertiaires ou industriels, mais c’est plus rare. Mes chantiers concernent à 60% la rénovation et 40% le neuf. On nous demande beaucoup de pose de chauffage électrique. Les chantiers ont tendance à être plus répétitifs pour du neuf, alors qu’en rénovation on ne sait jamais ce que l’on va trouver. On peut intervenir pour refaire une pièce ou l’installation complète de toute une maison. »

Le Travail d’un salarié

Jean nous explique le déroulement d’un chantier pour une maison neuve. « Un électricien intervient à 3 reprises lors de la construction d’une maison : au début pour poser les gaines, au moment du passage du plaquiste pour tirer les fils et à la fin pour la pose des appareils. Il dépend donc
totalement de l’avancée des travaux des autres professionnels du bâtiment. C’est ce qui rend les plannings quasiment ingérables. Je peux recevoir un coup de fil aujourd’hui d’un maçon pour m’avertir qu’il va couler sa dalle et qu’il faut que quelqu’un de chez moi vienne rapidement. C’est pour ça que j’ai choisi un système avec deux équipes, quand l’une travaille sur un chantier, l’autre
sert de tampon pour intervenir rapidement. C’est très important dans ce métier d’être très réactif. Je ne peux pas établir de plannings longtemps à l’avance comme c’est le cas dans d’autres professions. Dans ce métier, l’une des qualités indispensables est l’adaptabilité. »
Les électriciens de Jean ne savent donc jamais à l’avance où ils vont travailler. Ils arrivent le matin dans les locaux de l’entreprise où ils reçoivent leurs consignes.
Ensuite, ils sont complètement autonomes. « Je n’ai plus le temps d’aller sur le terrain, j’ai trop de travail à faire ici. Je leur fais confiance. »
Jean envoie une de ses équipes sur un chantier où le terrassement et l’empierrement viennent d’être terminés. C’est la seule fois où ils travailleront dehors. « L’électricien est un des seuls professionnels du bâtiment à pouvoir travailler essentiellement à l’abri, c’est vraiment appréciable. » La 1ère étape pour les électriciens est de déposer au sol les gaines où ils feront passer plus tard les fils électriques. Ils commencent par lire le plan détaillant les implantations électriques prévues avec le client : prises de courant, interrupteurs, radiateurs, éclairage… « Ils doivent reporter au réel les cotes indiquées sur le plan. Ils déroulent donc les gaines sur le sol de manière à ce que
leurs emplacements coïncident avec les sorties électriques prévues. » Pour un pavillon classique, les électriciens travaillent 4 heures environ, la plupart du temps accroupis ou courbés. Les gaines sont laissées en attente. Les électriciens quittent le chantier.
C’est au tour du maçon d’intervenir pour couler une dalle en béton sur les gaines. La maison prend forme, apparaissent les murs, la charpente… La maison est maintenant hors d’eau et hors d’air, les électriciens travailleront désormais à l’abri.

« J’attends de recevoir un appel du plaquiste pour envoyer une équipe. Cette fois-ci les électriciens
travailleront en même temps que le plaquiste. » Les électriciens doivent maintenant faire l’installation électrique. Ils doivent relier les fils qui partent du boîtier EDF à la maison. Ils doivent ensuite tirer des fils dans les murs entre la couche de laine de verre et le placo, c’est l’étape du
câblage. « Ils passent les fils électriques dans les gaines qui avaient été posées au tout début de la construction. Chacun se met à une extrémité et pendant que l’un pousse le fil dans la gaine, le deuxième électricien tire de l’autre côté. Pour faciliter cette tâche, les gaines sont maintenant
aiguillées, c’est-à-dire qu’elles contiennent sur toute leur longueur un « fil de traction » sur lequel est accroché le fil électrique. Mais cela reste impossible pour une personne seule, à moins de disposer d’équipements spéciaux. Les électriciens seuls font d’ailleurs souvent plus de rénovations que d’installations neuves. »
Les électriciens doivent aussi faire passer les fils dans les plafonds, ils peuvent alors monter sur une échelle. « C’est sans doute l’un des métiers du bâtiment les moins pénibles physiquement. Un électricien est souvent accroupi, courbé ou les bras levés, mais il n’a pas de port de charges.
Quelqu’un avec un petit mal de dos pourrait même faire ce métier. Par contre, il ne faut pas avoir le vertige car il faut parfois monter sur des échafaudages pour installer la lumière dans des hangars dont les plafonds sont très hauts. » L’équipement d’un électricien est également assez léger : une échelle, un escabeau, une perceuse, une boîte à outils, une visseuse, une rainureuse, des appareils de contrôles et de mesures…
Les électriciens dessinent sur le plaquo des ronds avec des croix pour indiquer les emplacements où doivent sortir les fils et où ils vont mettre les interrupteurs et les prises.
Pour le câblage, l’électricien n’emploie pas les mêmes techniques selon les matériaux choisis par le client pour recouvrir ses murs.

« 90% des clients veulent du placo, 5% une ossature en bois et 5% du plâtre. On travaille à peu près de la même manière pour du placo ou du bois. Le plâtre est par contre beaucoup plus exigeant, dans ce cas, j’envoie mes électriciens les plus expérimentés car les plus jeunes ne se
sentent pas à l’aise avec cette technique. On retrouve plus de constructions en plâtre dans les rénovations. Dans le neuf, c’est vrai que c’est beaucoup plus rare. » Alors que dans du placo il suffit d’accrocher les boîtes d’encastrement sur lesquelles on mettra les prises ou les interrupteurs,
pour le plâtre la tâche se révèle plus difficile. « Il faut encastrer les boîtes directement dans la brique. Il faut donc faire une saignée, c’est-à-dire un trou, puis enfoncer la boîte et la sceller en la recouvrant de plâtre. Un électricien doit être polyvalent et être capable de faire un peu de plâtre. Il doit aussi être encore plus soigneux que d’habitude pour que le rebouchage soit propre. »
Ils doivent maintenant installer les différents équipements tels que les radiateurs, les sèche-serviettes, les hottes... Le plus important reste le tableau général électrique. « C’est le cerveau de l’installation. C’est là que se rejoignent tous les circuits et c’est là aussi que sont installées toutes les protections et commandes. Les électriciens font des essais pour vérifier que tout fonctionne. Si ce n’est pas le cas, ils doivent être capables de savoir où se situe la panne et trouver une solution. » Les électriciens utilisent un certain nombre d’appareils de contrôle et de mesure pour vérifier le
bon état de marche du système électrique.

Les électriciens s’occupent des dernières finitions. « Je n’ai malheureusement plus le temps de travailler sur les chantiers, mes salariés sont donc complètement autonomes. Je passe quand il y a un souci ou en fin de chantier pour un petit contrôle. J’attache une grande importance à l’esthétique, une prise pas droite, ce n’est pas joli. Bien que les électriciens travaillent avec un niveau, il arrive que tout ne soit pas particulièrement droit. Je suis particulièrement attentif sur ce point, et je n’hésite pas à refaire faire ce qui ne va pas. »
Les chantiers de rénovation exigent encore plus de soins et d’attention. « Intervenir dans une maison meublée et habitée est forcément plus compliqué. Mon équipe doit faire attention à n’abimer ni les meubles ni les peintures. Après leur passage, rien ne doit être dégradé. Les électriciens doivent aussi tenir compte du client, bien souvent présent. Ils essaient de s’adapter et de perturber le moins possible la vie des habitants. Ainsi, ils essaient de ne pas couper le courant toute la journée ou de faire les pièces dans un certain ordre. »

En rénovation, les clients veulent que les travaux soient finis au plus vite afin d’être dérangés le moins longtemps possible. « Vous imaginez bien que mon équipe ne va pas partir sur un autre chantier tant que celui-ci n’est pas terminé. Pour du neuf on peut se le permettre, mais pas quand le bâtiment est habité. Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos clients. » Jean demande à ses électriciens de faire preuve de diplomatie avec les clients. « Mes électriciens représentent l’entreprise, ils doivent être aimables, ponctuels… Une relation de confiance doit se nouer entre le client et nous. Certains nous confient même leurs clés lorsqu’ils sont absents. »

Pour les électriciens, il est également plus difficile techniquement d’intervenir sur un chantier de rénovation. « Quand nous intervenons dans une maison déjà construite, nous ne savons pas où passent les fils. C’est l’inconnu. Il n’y a pas de plan des systèmes électriques ou alors ils sont imprécis. Ils doivent donc essayer de deviner où passent les fils. Et ce n’est pas évident. Ils partent de la date de création et essaient d’imaginer les méthodes employées par les électriciens de
l’époque. On ne réutilise jamais l’ancienne installation électrique, on refait tout. »

Le travail d’un artisan


Pour devenir artisan il faut avoir des compétences techniques, mais aussi administratives, de gestion… « Je pense qu’il est essentiel d’avoir déjà travaillé plusieurs années comme salarié avant de vouloir se mettre à son compte. Les personnes qui sortent de formation et se mettent immédiatement à leur compte ne durent pas, car ils leur manque une certaine expérience. » En devenant artisan, Jean a vu ses fonctions évoluer. « Après mon installation, j’ai très vite embauché ma femme, puis des électriciens. A partir du recrutement de mon 3ème salarié, je me suis rendu compte que je n’avais plus le temps de travailler sur le terrain. Aujourd’hui, je suis à mon bureau pour gérer l’entreprise. Il faut vraiment avoir conscience que lorsqu’on devient artisan, on a beaucoup de tâches administratives. »
La femme de Jean, titulaire du BCCEA, une formation de la Chambre de métiers pour les conjoints d’artisan, s’occupe des tâches administratives : factures, comptabilité, courriers… Par contre, elle n’intervient pas au niveau technique. Jean est aussi très occupé. « Je suis en contact avec les
clients, c’est moi qui établit les devis. C’est une tâche très importante qui détermine le reste de notre activité. Il faut compter 1 heure pour le devis d’un pavillon. Je dois être le plus juste possible, c’est-à-dire ne pas surestimer le coût ni le sousestimer.
Dans mon métier, je fais beaucoup de calculs. C’est quelque chose que j’ai appris à faire avec le temps et grâce à des stages de formation très intéressants. Lorsque je rencontre un client, pour une installation de chauffage je fais des calculs pour déterminer le meilleur système, j’estime le temps des travaux, le coût des matériaux… Je peux aussi, grâce à un logiciel spécifique, faire une étude thermique que je présente au client. » Jean discute avec les clients de leurs attentes et de
leurs besoins. Il les conseille. « Je leur donne des informations sur les dernières réglementations. Par exemple, actuellement il est obligatoire de poser une prise tous les 4m2 dans un salon/ séjour. Je peux aussi expliquer à un client qui a prévu de mettre de nombreux luminaires au plafond, qu’il est préférable d’en mettre moins mais à des endroits stratégiques. » Jean doit donc toujours se tenir au courant des normes. « Elles changent chaque année, il faut donc être vigilant. Heureusement, je reçois des informations par la Chambre de Métiers et les organismes professionnels. Le métier d’électricien est sans doute l’un des plus contrôlés du bâtiment. Un certain nombre de mes chantiers sont visités par une structure appelée Consuel. Celle-ci est chargée de vérifier la conformité des installations électriques. Nous avons donc une certaine pression et c’est une des raisons pour lesquelles je suis aussi vigilant et attentif à l’actualité réglementaire. »
Jean est amené à travailler avec d’autres professionnels et partenaires. « J’occupe maintenant un poste où je fais beaucoup de relationnel et de commercial. Je rencontre les représentants pour mon approvisionnement en matériaux. D’ailleurs, un artisan tout seul n’a pas le temps de faire le tour des représentants et de négocier ses prix. Je suis régulièrement en contact avec EDF, des architectes chargés de constructions, des élus pour des chantiers publics… »
Jean se charge également de l’organisation du travail de ses équipes sur le terrain. « Comme je vous l’ai dit, les plannings sont difficiles voire impossibles à établir à l’avance. Il faut jongler entre les différents chantiers en fonction des appels des autres professionnels qui interviennent. Par contre, contrairement à un plombier, je n’ai pas d’urgences à gérer. Lorsque les clients appellent pour une panne, ça peut souvent s’arranger par téléphone. Les systèmes sont de plus en plus en
auto-dépannage. »

Comme l’a constaté Jean, le métier a beaucoup évolué depuis qu’il a commencé à exercer. « Il a toujours fallu être polyvalent, mais il faut maintenant avoir des connaissances dans de nouveaux domaines. Aujourd’hui, les clients ont des demandes liées aux énergies renouvelables, à la
géothermie, aux pompes à chaleur… Je ne me suis pas positionné sur ce marché, car, pour moi, cela relève plus des compétences d’un plombier chauffagiste. Mais de nombreux électriciens le font. » Le métier évolue également de plus en plus vers la domotique (volets roulants, mise en marche
d’appareils par télécommande…). « Actuellement, les demandes sont plus nombreuses en ville. Mais certains équipements commencent à avoir du succès même en zone rurale. C’est le cas du système d’aspiration centralisée qui permet de brancher le tuyau d’aspirateur sur des bouches
d’aspiration installées à différents endroits. Plus besoin alors de déplacer l’appareil partout dans la maison ! Je pense que tout sera bientôt automatisé dans les maisons. Pour l’instant, nous faisons des poses d’alarmes, de portails électriques, de chauffage réversible (climatisation)… C’est assez varié. » Jean a aussi vu le marché évoluer. « Je constate aujourd’hui un tassement des demandes pour des constructions neuves. Je vois plusieurs explications à cela.
Tout d’abord, beaucoup de personnes font appel à des pavilloneurs pour des raisons de coût. Et puis, on a beaucoup construit ces dernières années, il est normal que le nombre de constructions se stabilise au bout d’un moment. Par contre, je ne suis pas inquiet pour l’avenir, beaucoup d’habitations ne sont pas aux normes. » Lorsqu’on lui parle des diagnostics obligatoires pour les ventes de logements, Jean reste prudent. « Le diagnostic électrique va devenir obligatoire cette année. Je ne sais pas quelles vont en être les retombées pour nous, c’est encore trop tôt pour le
dire. »

 

 




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