Tout d’abord le travail du bois
: c’est le premier intérêt
de ce métier, quand on aime
ce matériau (ce qui est une
condition indispensable !)
Sinon, les intérêts sont
multiples. C’est un métier
en pleine évolution, les machines
se modernisent de plus en plus vite.
On travaille sur des ouvrages toujours
différents, qui vont de la
simple charpente pour un garage jusqu’à
la restauration d’un château
en passant par la maison d’habitation.
Et puis, le travail à l’extérieur
: ça devient presqu’un
luxe de nos jours !
…Et
quelles compétences ?
À nouveau : aimer travailler
le bois, c’est la base !
Mais on a aussi besoin de connaissances
: en physique, en mathématiques,
en résistance des matériaux.
Et notre métier exige une
bonne vision de chaque élément
dans l’espace.
Il faut aussi un sens et un esprit
d’initiative développés,
pour être capable de faire
face de manière rapide
et efficace aux problèmes
qui surviennent lors de la phase
de pose.
Enfin, avec le développement
technologique, la maîtrise
de l’ordinateur est aujourd’hui
indispensable.
Atout
Métier vous aide à définir
l'orientation qui vous convient le
mieux.
Cet outil est destiné aux étudiants,
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Aller à la rencontre d’un
charpentier aujourd’hui, ce
n’est plus observer de loin,
un homme sur un toit ! Le métier
a changé. Le charpentier passe
désormais le plus clair de
son temps devant un ordinateur, pour
réaliser les plans de la charpente.
Le charpentier des temps modernes
n’a qu’un seul objectif
: passer le minimum de temps sur le
chantier ! Il faut dire qu’il
est très largement assisté
dans son travail ! Tous les moyens
de levage sont à sa disposition
: camions, grues, échafaudages…
A ce niveau-là déjà,
le métier a évolué.
Plus besoin d’avoir de gros
muscles pour lever des poutres et
des planches à bout de bras.
Côté fabrication, plus
de rabot ni de ciseaux, les machines
– numérisées ou
non – abattent le plus gros
du travail.
Reste la partie conception. C’est
devenu le travail le plus conséquent.
Il s’effectue depuis quelques
années à partir de postes
informatiques. Le défi du charpentier
est simple : traduire d’abord
en surface et en volume de bois les
plans d’un architecte, histoire
de pouvoir établir un devis
– étant bien entendu
que la structure est composée
de bois, partiellement au moins !
– Dans un deuxième temps,
le charpentier a pour mission de réaliser
des plans d’exécution
et de montage pour ses confrères
et les autres corps de métier.
Car de plus en plus, la profession
se spécialise en trois postes
bien distincts. Les uns sont à
l’étude, les autres à
l’atelier de fabrication et
les derniers au montage. Bref, rares
sont ceux qui, comme autrefois, sont
encore polyvalents. Franck Leclerc
le demeure pourtant toujours. Mais
pour lui, sortir du bureau d’études
est une récréation.
Aller sur le terrain permet ainsi
d’ajuster le travail né
de son imagination, car celui-ci est
parfois trop théorique depuis
son ordinateur !
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Tout en restant traditionnel, le
métier a beaucoup évolué
au fil des siècles. Jusqu’au
XIVe siècle, le charpentier
travaillait surtout le bois avec
des outils rudimentaires. C’est
à partir du siècle
suivant que le métier a nécessité
que les artisans soient de plus
en plus qualifiés. Aujourd’hui,
être charpentier impose de
travailler en extérieur sur
des ouvrages souvent très
impressionnants. «
C’est
ce que j’aime vraiment,
complète Vincent, en
2e année de Brevet professionnel.
Travailler dehors, de ses mains,
tracer son épure, penser
sa charpente… Je ne me
verrais pas faire autre chose
aujourd’hui. » Un
stage chez un professionnel,
lorsqu’il avait 14 ans,
a suffi à le convaincre
que son avenir passait par les
toits. Avec l’apparition
du lamellé-collé
et de logiciels de calculs de
charpente, le métier
s’est largement modernisé.
Réputé difficile
et exigeant, il réclame
à la fois le goût
du dessin, la notion des formes,
une bonne résistance
physique et le sens de l’équilibre.
Les débouchés
sont surtout concentrés
dans l’artisanat. «
Je travaillerai peut-être
pour moi un jour », envisage
Vincent. Lorsqu’il aura
achevé son BP.