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Onglerie Akelyn.
Une «success story» à
Remaufens
Spécialisée en onglerie
et beauté des mains, l’entreprise
Akelyn à Remaufens fait un tabac.
Occupant des niches en Europe et 80%
du marché romand, elle vise la
Suisse alémanique, après
avoir posé un pied conquérant
aux Etats-Unis…
| Directrice
d’Akelyn à Remaufens,
entreprise leader en stylisme ongulaire
– vingt-quatre collaborateurs
et un chiffre d’affaires qui
«explose» depuis cinq
ans – Josiane Trachsel est
rayonnante. Et pour cause. L’Américaine
Amy Becker a traversé l’océan
pour rencontrer celle qui, par ses
produits, a contribué à
l’obtention de son titre de
championne du monde du stylisme
ongulaire. |
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C’est avec
Amy Becker que Josiane Trachsel participe,
ce week-end, au Beauty Forum International
Congress & Trade Fair à Zurich,
l’incontournable rendez-vous des
professionnels de la beauté.
Josiane Trachsel, qui a vécu
aux Etats-Unis et suit tout ce qu’il
s’y passe, avait envoyé
à Amy Becker un gel révolutionnaire
pour les ongles, produit que cette «business
woman» du Wisconsin, où
elle dirige un grand institut, a sélectionné
parmi une centaine de marques.
80% du marché
romand
Pour Akelyn, cette consécration
aux Etats-Unis est un joli coup de poker.
Elle éclate de rire: «On
a tiré le jackpot. Remaufens,
la campagne fribourgeoise, l’Amérique,
c’est formidable!» Le phénomène
du stylisme ongulaire n’a rien
d’une mode passagère. Aux
Etats-Unis, il se développe depuis
des lustres, explique Josiane Trachsel,
qui observe le même genre d’évolution
en Europe. Akelyn y est du reste implanté
(France, Belgique). Et en Suisse, où
l’entreprise occupe 80% du marché
romand en desservant 1500 instituts,
«il y a tout un potentiel, surtout
que techniques et produits sont promises
à évoluer encore, avec
la recherche», sans compter que
«la chirurgie esthétique
commence à s’intéresser
à nous pour certaines réparations
d’ongles».
Akelyn s’est aussi fait connaître
du milieu de l’élection
de Miss Suisse romande 2004, expérience
renouvelée cette année!
Nouvel objectif déclaré:
se faire une niche en Suisse alémanique.
C’est plutôt bien parti.
Un art de 5000 ans
Si Josiane Trachsel est rayonnante,
c’est aussi parce que le succès
confirme la justesse de son choix, en
1998. «Quand j’étais
infirmière en soins généraux,
j’ai pu constater, comme bien
des femmes, qu’il était
difficile de concilier carrière
et famille. J’ai voulu prouver
que c’était possible en
gagnant sa vie de manière indépendante
tout en s’épanouissant
dans son travail comme dans le privé».
La preuve, c’est qu’en cinq
ans, Akelyn a formé plus de 500
personnes, à même de se
lancer dans la profession de styliste
ongulaire, qui doit encore être
reconnue au plan fédéral.
Josiane Trachsel ne craint pas les «embouteillages»
dans ce créneau en plein essor.
Elle qui s’est lancée dans
l’aventure avec son mari dans
la maison familiale, a dû déménager,
faute de place, dans la zone industrielle
de Remaufens. Où, déjà,
ces locaux montrent leurs limites…
Mais pourquoi l’onglerie? «Il
y avait un créneau. Ce n’est
pas une mode éphémère.
Les mains et les ongles, plus que les
cheveux ou l’habillement, que
les hommes partagent avec nous, sont
le signe distinctif de la féminité.
Des écrits datant de 5000 ans,
à Babylone et en Chine, attestent
que les femmes recouraient à
de la sève d’arbre et du
blanc d’œuf pour embellir
leurs ongles. Peut-on imaginer Cléopâtre
ou la reine de Saba avec des ongles
courts et nus?»
Pas pour des
oisives …
Comme dans les défilés
de mode, le stylisme ongulaire déborde
parfois sur l’excentricité.
«De l’importable. Le plaisir
du “fun”. De l’art
pour l’art», dit Josiane
Trachsel. Mais au quotidien, c’est
bien différent. Avec l’évolution
des techniques et des produits, qui
semblent reléguer le traditionnel
vernis au rayon des antiquités,
l’ongle devient une forme d’expression
de soi à part entière.
«Regardez mes mains! J’ai
une grande maison, quatre enfants, je
fais tout, je jardine. J’ai transporté
des tonnes de cartons pour le congrès
à Zurich. Mes ongles, mi-naturels,
mi-sculptés, ne sont pas cassés,
le décor n’a pas bougé!»
Couleurs, motifs, pailettes et même
diamants: l’ongle paré
– et pour autant que l’on
respecte strictement sa structure originelle
– offre, sur un tout petit espace,
un large champ à la créativité.
Fait étonnant, les femmes (de
16 à 80 ans!) ne sont plus les
seules à s’enticher de
stylisme ongulaire. Des hommes aussi
s’y intéressent. «Parmi
les personnes formées par Akelyn,
il s’est même trouvé
un camionneur qui n’avait rien
d’une femmelette!»
Marie-Paule Angel.
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