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  Interview d'une Diététicienne (3 interviews)
Interview d'une Diététicienne vu par L4m

Annick G.
Diététicienne (depuis 1996)

> Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ?

- J’ai passé un DUT section diététique en biologie appliquée. C’était une formation en deux ans que j’ai achevée en 1970. En 1969, j’ai obtenu également un diplôme d’analyse médicale.
Au cours de mon DUT, j’avais effectué plusieurs stages, dont un à l’Hôpital américain de Neuilly, et lorsque j’ai achevé mes études, on m’a proposé un poste dans cet établissement. J’y ai travaillé pendant deux ans, avant de complètement changer d’orientation. Je me suis mariée et j’ai cessé mon activité.
En 1988, j’ai effectué un an de remise à niveau en analyse médicale. Puis, durant six mois, j’ai travaillé pour les Eaux du Nord, sur un colimètre, un appareil servant à détecter les bactéries dans l’eau. Ensuite, je suis partie dans un laboratoire d’analyses où j’ai été employée six mois.
Enfin, de 1990 à 1993, j’ai travaillé dans le secteur de l’hygiène alimentaire. Je faisais des prélèvements dans des cuisines d’hôpitaux, de maisons de retraite, d’établissements scolaires… dans toute la région Nord Pas-De-Calais. C’était un emploi qui requérait une grande mobilité, car en moyenne, je parcourais 4 000 Km par mois.
Après ça, j’ai eu envie de revenir à la diététique, que j’avais alors délaissée. Grâce au FONGECIF du Nord (FONds de GEstion du Congé Individuel de Formation) qui paie des formations continues.
Le siège de cette association se trouve à Marcq-en-Barœul, mais les formations sont dispensées dans les universités.
En 1995, j’ai pris une année sabbatique et j’en ai profité pour compléter ma formation en alcoologie, en anglais et dans d’autres domaines.
Enfin, en janvier 1996, j’ai pris la succession d’une diététicienne dont le cabinet se trouvait à Wattignies. En septembre 1998, j’ai été contactée par une podologue qui souhaitait ouvrir une SCM (Société civile de moyen), avec, au total, six professionnels (orthopédiste, podologue, kinésithérapeute, diététicien, infirmière). Nous avions, un bail de six ans, aujourd’hui révolu, mais qui va être reconduit.
J’ai aussi, au cours de ces années, donné des cours sur la façon de s’alimenter, en alcoologie et à d’autres publics (des cuisiniers, des maisons de retraite, en restauration collective, etc.).

> Pourquoi avoir choisi cette voie ?

- J’ai toujours aimé la diététique. Dans ma famille, nous avons toujours eu le souci de conserver une bonne hygiène de vie et de santé. Par exemple, étant petite, mon grand-père ne me donnait jamais de bonbons, mais des fruits…

> Qu’est-ce que le métier de diététicien ?

- A l’origine, la diététique se pratiquait dans les hôpitaux publics et en cliniques privées où l’on met en place beaucoup de régimes médicalisés. On retrouve aussi des diététiciens qui travaillent dans la restauration collective (pour les écoles, les lycées et les entreprises) et qui établissent des menus équilibrés pour le public de ces structures.

> Et vous qui possédez un cabinet, en quoi consiste votre travail ?

- Je reçois les gens en consultation particulière, dans mon cabinet. La majorité des personnes viennent me voir pour perdre du poids et retrouver une alimentation équilibrée. Je leur propose donc un recadrage de leur alimentation. Souvent, même si elles savent comment s’y prendre, elles ont besoin d’un soutien et d’un suivi. Chaque mois, je leur fixe donc un rendez-vous, jusqu’à ce que ce suivi ne soit plus nécessaire.
Au premier rendez-vous, j’essaie d’obtenir le profil psychologique et de connaître le vécu de la personne que je reçois. Ceci pour tout prendre en compte dans mon diagnostic, donner les conseils minimums et essayer de lui faire prendre conscience, par elle-même, de ses problèmes.
Cela permet de bien cerner les gens. Lors des rendez-vous suivants, on essaye de faire parler la personne à propos du bien-être ressenti grâce au régime, mais aussi au sujet des difficultés qu’elle a pu rencontrer au cours de sa mise en application.
Mais, ce n’est pas l’unique domaine d’activité du diététicien. En effet, il est possible de s’occuper de la gestion d’une cuisine avec l’aide de l’économe d’une structure. Là, il s’agit de gérer les achats de produits, qui entrent dans le cadre d’un régime alimentaire. Le tout en fonction d’un budget défini.

> Quels types de patients viennent vous consulter ?


- Il faut savoir que lorsqu’on vient consulter un diététicien, les consultations ne sont pas remboursées. Sauf, pour des cas très particuliers, lorsqu’un médecin prescrit un suivi, car la personne doit absolument maigrir. Même dans ces cas-là, il faut une attestation et c’est la caisse d’assurance qui prend la décision du remboursement.
Quoi qu’il en soit, les gens, avant de se présenter chez un diététicien, doivent être motivés.
On va alors dans le bon sens, car c’est plus simple quand la motivation accompagne la démarche, le traitement en devient bien plus efficace.
Je vois aussi passer dans mon cabinet des anorexiques, des boulimiques, des enfants, des préadolescents et des adolescents. Mais les cas qui sont de plus en plus fréquents, sont les obèses… Aujourd’hui, entre 10 et 12 % de la population est atteinte d’obésité. Dans le Nord, nous faisons partie des mauvais élèves, car on a encore de très mauvaises habitudes alimentaires.
Le problème, c’est que l’on commence à peine à s’en préoccuper et à faire de la prévention dans les écoles, alors qu’on aurait dû le faire depuis des années.

> Pour vous, existe-t-il des qualités indispensables à acquérir pour être diététicien ?

- Avant toute chose, l’écoute et l’empathie, pour être capable de traduire la demande du patient, sans pour autant le juger. Dans le cursus de formation, aucun cours ne nous apprend cela, c’est quelque chose que l’on acquiert avec l’expérience. Ca doit venir naturellement, mais selon les caractères, c’est plus ou moins simple.
Il faut, quand on se lance dans une telle profession, avoir un réel désir d’aider et de se mettre au niveau de la personne que l’on a en face de soi. Les conseils que l’on va donner peuvent prendre des formes différentes selon les patients, sans pour autant que la pathologie soit différente.
Il faut disposer de cette capacité d’adaptation à l’interlocuteur et à ses problèmes, tout en voulant faire passer un message.
En tant que diététicien, les patients qui viennent vous voir ont une bonne image de vous.
Ils acceptent donc plus facilement les conseils qu’on leur donne. Personnellement, j’en profite pour essayer de casser cette idée que le diététicien dispose d’une solution miracle. Elle n’existe pas.
Je responsabilise au maximum les patients, je leur apprends à lire les étiquettes de ce qu’ils achètent, à faire leurs menus… Nous parlons également, ensemble, de techniques de cuisine, de cuisson et des types d’aliments. Au départ, je traite d’équilibre alimentaire, en leur présentant la pyramide gastronomique et ensemble, nous essayons de voir dans quelle mesure on peut parvenir à bien répartir, sur la journée, des repas qui correspondent à cette pyramide. En quelque sorte, j’effectue un recadrage des habitudes alimentaires de la personne qui va venir me voir…

> Quelles perspectives peut-on avoir dans ce métier ?

- Elles ne sont pas nombreuses, car il faut savoir qu’un cabinet libéral de diététicien induit énormément de charges. Certains sont obligés d’avoir des activités complémentaires : par exemple, en faisant des interventions dans des écoles ou ailleurs. Ils vont parler d’hygiène alimentaire à des personnes qui ont besoin de se faire éduquer à ce niveau-là…
D’autres vont travailler dans des centres de thalassothérapie et établissent, avec le chef cuisinier, des plans alimentaires pour les curistes. Ils organisent également des conférences. Personnellement, mon cabinet, ici, me convient bien et je pense y rester tant que je le pourrai.

> Avez-vous des conseils pour les étudiants qui souhaiteraient travailler dans la diététique ?

- Avant tout, il faut qu’ils aient le désir du thérapeute, celui d’aider les personnes. C’est quelque chose qui peut venir avec l’expérience, mais ce n’est pas immédiat. Le mieux reste de l’avoir avant de se lancer…
Au départ, il s’avère également bon d’avoir une large expérience, afin de posséder une vision globale de la profession et de se rendre compte des différents aspects du métier. Même si le cursus comporte des stages qui permettent d’acquérir cette vue d’ensemble, je conseille d’en faire plus que ce qui est demandé. Cela ne peut être que bénéfique.

> Pour conclure, pouvez-vous nous parler un peu des formations qui permettent d’exercer cette profession ?

- Il existe un cursus en lycée et un autre en université, avec, dans les deux cas, l’obligation de présenter à l’entrée, un dossier scolaire « béton ».
En université, il s’agit de l’IUT de biologie appliquée avec option diététique, qui dispose en première année, d’un tronc commun avec l’analyse médicale et l’analyse alimentaire. La première année, donc, les cours sont plus axés sur la culture générale, avec des matières comme les maths, la microbiologie, la chimie, la biochimie… La seconde année, en revanche, est spécialisée en diététique où, en plus des cours (sur les aliments, la digestion…), on dispense des formations à la cuisine et des stages sont intégrés au cursus. Le diplôme s’obtient ici, grâce au contrôle continu sur les deux années.
Sinon, il existe aussi un BTS, qui lui, se déroule en trois ans. Là, la diététique est apprise dès la première année de la formation. Et contrairement à l’IUT, c’est un examen final qui permet d’obtenir le diplôme.
Ces deux formations sont sanctionnées par des diplômes qui ont la même valeur sur le marché du travail. On peut aussi, si on le désire, aller plus loin pour continuer sa formation et se spécialiser, car il existe des passerelles avec d’autres cursus.


Fiche métier du Diététicien, Diététicienne

Formation: BTS diététique



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Interview d'une Dieteticienne vu par Alsace-orientation


En quoi consiste votre travail ?

Corinne
J'exerce dans un hôpital d'environ 1600 lits. Les séjours des patients vont de une journée à plusieurs années, dans le cas de la maison de retraite de 80 lits.

Mes activités-clé :
- dépister la dénutrition et la malnutrition. Un bon état nutritionnel est primordial et conditionne l'efficacité du traitement suivi par le patient.
- prévenir les carences alimentaires ou les erreurs de nutrition par l'éducation nutritionnelle. L'objectif est d'autonomiser le patient dans la vie de tous les jours, et de faciliter sa prise en charge au-delà de l'hospitalisation. C'est particulièrement le cas pour les patients diabétiques. Nous sommes 10 diététiciennes et je suis particulièrement en charge des services d'oncologie, soins palliatifs, et diabétologie.
Pour chaque service, il y a des approches différentes liées à la pathologie, aux effets secondaires des traitements, à l'état du patient au jour le jour.

Je n'ai pas vraiment de journée-type. Le temps passé avec chaque patient est variable et dépend de plusieurs facteurs. D'où la nécessité d'être à l'écoute. Il faut s'adapter et dans ce domaine, il est difficile d'anticiper.

Il y a des activités incontournables et programmées. Tous les jours, je vais voir les patients et j'assure le suivi du plateau-repas. Il faut donner des consignes pour ce suivi et notre interlocuteur dans ce domaine est le personnel de cuisine. Nous assurons d'ailleurs un temps de présence en cuisine par roulement. Nous avons ainsi une vision globale de la nutrition, car dans nos conseils diététiques, nous tenons compte aussi bien des aspects économiques qu'organisationnels.

Je vois aussi des patients dans le cadre de l'hôpital de jour. Par exemple, je peux dispenser une consultation diététique, lorsqu'ils viennent pour ½ journée, avec des rendez-vous médicaux à la clé. Je donne également des cours à l'IFSI, à l'école d'aide-soignante, et on me sollicite en tant que jury. Cela permet de participer à la formation des futurs personnels médico-sociaux et des futurs diplômés du métier.

Quel a été votre parcours ?


Après un bac D (Sciences, option Biologie) en 1978, j'ai réussi le BTS de diététique en 1980. Au début, je souhaitais principalement m'occuper de prévention nutritionnelle pour les jeunes. Mais les postes étaient rares. J'ai fait plusieurs remplacements dans des services hospitaliers, ce qui m'a permis de déposer mon CV.

Pendant, 6 mois j'ai exercé en LP comme maîtresse-auxiliaire auprès d'élèves en formation d'employés techniques de collectivités. J'en ai retenu une bonne connaissance de la formation des personnels de cuisine. Finalement les remplacements effectués m'ont permis d'obtenir un poste à l'hôpital, en 1982 puis une titularisation.
De 1985 à 1988, j'ai également suivi, une formation continue sanctionnée par un Diplôme d'Université de diététique à Nancy. Remettre le pied à l'étrier avec des devoirs à faire le soir, mais aussi des rencontres avec des collègues de toute la France fut une expérience fructueuse.

Quelles sont vos conditions de travail ? Les bons et mauvais cotés ?

Deux constats :
Contrairement aux autres professions paramédicales, au sein d'un établissement hospitalier, les personnes qui exercent le métier sont peu nombreuses. Alors, pour avoir "du poids" en équipe pluridisciplinaire, il faut avoir une personnalité affirmée.
De plus les résultats de l'éducation nutritionnelle ne se mesurent pas à court terme, de sorte qu'une consultation de diététique qui dure en moyenne une heure est moins valorisée qu'un acte technique.

L'intérêt, c'est que la nutrition est une science en constante évolution et qu'on ne peut pas vivre sur ses acquis. Pensez que ce que j'ai appris en 1980 est en bonne partie obsolète ! Cela donne la mesure du besoin de renouvellement des connaissances. Alors il faut s'informer et se former en permanence, par le biais de la formation continue, de congrès, d'abonnements à des revues spécialisées … et se spécialiser.

Car chaque exercice de la profession auprès d'un public différent est une autre spécialisation. En tout cas, le travail en hôpital permet d'avoir une vision enrichissante, parce que globale, de la nutrition : économique, hygiénique, thérapeutique puisque nous intervenons à tous ces niveaux.

Comment voyez vous l'avenir ?

Le PNNS (programme national nutrition-santé) qui sensibilise à l'éducation alimentaire a été largement diffusé et la discipline commence à être connue et reconnue.

En 1980, quand on demandait à des élèves, ce qu'évoquait pour eux la diététique, ils répondaient "régime". Maintenant interrogés à la "Journée des Carrières" ils répondent "équilibre alimentaire". Ils ne parlent donc plus de restriction, mais de mieux manger, ce qui est un progrès considérable. Pour autant, le message d'une alimentation saine et équilibrée est toujours à faire passer auprès de tous les publics.

Quels conseils donneriez-vous aux futur(e)s diététicien(ne)s ?

C'est un métier ou le sens relationnel est primordial : nos interlocuteurs privilégiés en milieu hospitalier, ce sont les patients, les médecins, les cuisiniers, l'équipe de soins …
Ce sens relationnel s'exerce particulièrement dans le travail en équipe : les réunions hebdomadaires pluridisciplinaires de suivi de patients permettent d'échanger des informations utiles à tous. La diététicienne, en y participant, rentre dans la stratégie de soins.

Quelque soit le lieu d'exercice, il faut savoir s'adapter, être souple, ouvert et réactif. Tenace aussi, car c'est un travail de longue haleine qui demande d'être à l'écoute du patient, mais aussi … de savoir se faire écouter et prendre en compte. Et bien sûr, montrer un intérêt certain pour la nutrition.



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Interview d'une Diététicienne vu par L4m

Charlotte B.
Diététicienne
Société: CHR Oscar Lambret (Lille)

> Comment êtes-vous devenue diététicienne ?

- En fait, il y a deux branches pour devenir diététicienne. La plus courante, c’est le DUT diététique avec une première année très scientifique et une deuxième année spécialisée en diététique où on ne fait que de la nutrition. Moi, je viens de l’autre branche, c'est-à-dire le BTS. Là, ce n’est que de la diététique pendant deux ans. Généralement, il se prépare après un bac S, alors, comme je venais d’une filière SMS, j’ai d’abord fait une prépa.
Après mon BTS, je suis entrée en licence nutrition appliquée à Béthune. Pour résumer, c’est de la gastronomie liée à la nutrition : on travaille sur certains types d’aliments (algues, vins, fromages…), on apprend à rendre les plats attrayants et on fait aussi du management.

> Durant vos études, avez-vous eu l’occasion de faire des stages ?

- Oui, j’ai notamment fait un stage chez un prestataire de santé. C’était une société d’appareillage médical avec une branche diététique. Par exemple, on allait chez les gens poser les appareils de nutrition entérale – les sondes gastriques – et on éduquait le patient à ce nouveau mode d’alimentation. Suite à ce stage, j’ai fait un remplacement au CHR. Puis, j’ai passé des entretiens et j’ai été embauchée ici en 2006.

> En quoi consiste votre métier au quotidien ?

- Nous sommes trois diététiciennes spécialisées en dénutrition du patient cancéreux. On ne fait pas partie du CHR en lui-même, c’est une entité à part.
J’accompagne en particulier les patients atteints de cancers gynécologiques, uro-digestifs et du sein. Les matinées se passent dans les étages. Tous les patients sont vus par les diététiciennes… ce qui n’est pas fait dans tous les centres hospitaliers. L’après-midi est consacré aux consultations extérieures. Ce sont soit des patients qu’on reconvoque ou qui viennent par eux-mêmes. Le plus souvent, ils sont dénutris, mais il arrive que certaines patientes viennent me voir parce qu’elles sont en surpoids à cause de leur traitement.
Avec le CLAN, comité de liaison alimentation nutrition, on met en place tous les protocoles alimentaires du centre. On essaie de varier les textures et les goûts. Il faut évaluer les apports dont les patients ont besoin et créer les protocoles de réalimentation.

> Vous exercez également en libéral, quelles sont les différences majeures ?

- C’est complètement autre chose. Je suis associée avec des médecins et mes consultations commencent dès que j’ai terminé ma journée au centre hospitalier. Il y a une partie beaucoup plus commerciale.
En général, je reçois des gens pour des problèmes de surpoids : diabète, hypercholestérolémie… C’est un autre type de patients. Ils vont globalement mieux que ceux qu’on rencontre à l’hôpital, donc ils sont plus exigeants.

> Selon vous, quelles sont les qualités nécessaires pour exercer cette profession ?

- Aimer parler avec les gens et, surtout, aimer parler de l’alimentation. De toute façon, il faut aimer la nourriture en général. Il y a aussi une part de psychologie : les patients parlent de leurs problèmes, de leur maladie, de leur famille… il faut savoir les écouter et les comprendre.

> Quels sont les points positifs et négatifs de ce métier ?

- Ce qui peut être difficile, c’est qu’on côtoie tous les jours le même type de population : des gens malades du cancer. Il faut avoir les nerfs bien accrochés pour supporter ça au quotidien. Sinon, l’ambiance avec les équipes soignantes est vraiment bonne. On fait partie intégrante des équipes, les médecins nous délèguent toute la partie alimentaire. Et puis, les relations humaines sont très enrichissantes. Les patients, même s’ils ne vont pas bien sont très sympathiques la plupart du temps.

> Pour finir, que diriez-vous à quelqu’un qui aimerait se lancer dans la même voie professionnelle ?

- On a beaucoup de stagiaires, on regarde s’ils sont à l’aise avec le patient, s’ils aiment parler avec les gens. Je pense aussi qu’il faut vouloir bouger… on a tout intérêt à explorer tous les thèmes de la diététique.

M.I.





 



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