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Métiers de la beauté, la forme

 
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  Interview d'un Responsable d’un salon de coiffure (2 interviews)
Interview d' un Responsable d'un salon de coiffure vu par L4m

Mme Da Costa
responsable d’un salon de coiffure franchisé à Lille

> Quels ont été vos parcours scolaire et professionnel ?

- J’ai tout d’abord passé un CAP en alternance dans un salon de coiffure appartenant à un particulier. J’ai ensuite poursuivi par un BP et un BM en alternance, le tout regroupé en deux ans. Ces deux autres diplômes ont également été préparés dans des salons de coiffure indépendants.
A ma sortie, je suis rentrée dans un salon indépendant en tant que coiffeuse salariée.
Puis mon ami a été muté ici, dans le Nord, c’est ainsi que nous avons dû quitter notre département d’origine, le Tarn. C’est en arrivant à Lille que l’on m’a proposé de travailler chez shampoo, tout d’abord comme coiffeuse, puis en tant que responsable de salon. J’ai depuis, changé plusieurs fois de salon sur demande du groupe. Je ne suis responsable de ce site que depuis avril 2004, c’est donc très récent.

> Comment devient-on responsable d’un salon de coiffure franchisé ?

- C’est simple, on devient responsable lorsqu’on a acquis les connaissances nécessaires, et que l’on est assez compétent et motivé.
Il faut bien évidemment commencer par travailler en tant que coiffeuse pour la marque, avant de devenir responsable d’un salon.

> Est-ce que vous devez suivre des stages de formation ?

- Oui, en tant que responsable de site nous avons en moyenne deux stages de trois jours par ans.
Ce sont principalement des stages de management. Nous participons également à des congrès et à des shows organisés par la marque, souvent en présence du fondateur Michel Dervyn, qui est d’ailleurs originaire du Nord… La marque parraine également des émissions de télévisions (Les Enfants de la Télé…) mais il est difficile d’y accéder.

> Quels sont les avantages à travailler pour une enseigne ?


- Nous sommes très bien encadrés, nous recevons toute l’information dont nous avons besoins sur les nouveautés, les tendances. Si nous rencontrons le moindre problème, ils sont toujours là pour répondre à nos interrogations.

> A l’inverse quels sont les inconvénients de travailler pour une enseigne ?


- On nous en demande beaucoup, nous devons rendre des comptes sur la gestion, les bénéfices.
Etre franchisé ne laisse pas autant de liberté qu’être indépendant, cependant il faut savoir que posséder son propre salon demande encore plus d’investissement. Les deux possèdent des avantages et des inconvénients.

> Quelles sont, selon vous, les qualités indispensables d’un responsable de salon ?


- Il faut être patient, être à l’écoute de ses clients et de ses employés, être un bon gestionnaire, mais surtout être motivé et vouloir toujours aller de l’avant.
Quelqu’un qui veut devenir responsable d’un salon doit toujours viser le top, il faut être capable de se remettre chaque jour en question.

> Quels conseils auriez-vous à donner à des jeunes qui veulent se lancer ?

- Avant de se lancer, je pense qu’il faut faire un stage de quelques jours, cela permet de voir ce qu’est vraiment la profession. Comme pour tous métiers, il faut vraiment aimer ce que l’on fait c’est indispensable quant on y passe plus de 35 heures par semaines.

> Avez-vous été satisfaite de l’enseignement donné par le CFA ?

- Oui, dans l’ensemble je n’ai rien à reprocher au CFA dans lequel j’ai suivi mon apprentissage.
Il faut juste savoir que c’est dur, car on travail le jour au salon, et le soir on doit réviser ses cours. Comme pour le reste, le tout est une question de motivation.

> Quels sont vos projets professionnels ?


- J’aimerais ouvrir mon propre salon, devenir mon propre chef est ma consécration, mon but personnel.


Fiche métier du Coiffeur, la Coiffeuse, l' Assistant coiffure, le Professionel de la coiffure et du maquillage pour le spectacle


Interview d'une Coiffeuse



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Interview d'une Propriétaire d'un salon de coiffure vu par Mip-louhans

Sophie, propriétaire d'un salon de coiffure.

Sophie est devenue coiffeuse par amour des cheveux. Après un apprentissage et 10 ans d'expérience dans un salon à Lyon, elle s'est installée en zone rurale et a ouvert son propre salon. "Cela fait maintenant 17 ans que je suis ici, et même si j'étais réticente au début, je suis très contente de m'être mise à mon compte." Sophie a choisi de privilégier la convivialité et des
tarifs abordables pour fidéliser sa clientèle. Elle s'est entourée d'une équipe qui travaille dans le même sens qu'elle. D'ailleurs, son employée, Valérie, l'accompagne depuis ses débuts. "Je l'ai rencontrée à mon arrivée dans la région. Elle coupait déjà les cheveux de toute sa famille. Elle m'a fait part de son envie de devenir coiffeuse. Je lui ai alors promis de la prendre en apprentissage si jamais j'ouvrais un salon, et c'est ce que j'ai fait. Elle a passé son CAP, puis son BP, et elle n'est jamais partie."

Sophie nous présente aussi son apprentie, Stéphanie, en classe de CAP. "Je reçois beaucoup de demandes. Ce n'est pas facile de trouver une place de nos jours, c'est un secteur assez bouché. J'essaye de garder les apprentis le plus longtemps possible, c'est-à-dire 5 ans environ, pour qu'ils passent leur CAP, puis leur BP. C'est un métier dans lequel on se lance plutôt jeune. Attention d’ailleurs aux adultes en reconversion professionnelle. Ils risquent d’avoir des difficultés à
trouver un employeur."

"Le fait de travailler dans un petit salon rend polyvalent, nous confie Valérie. Grâce à Sophie, les
filles qui passent ici savent tout faire : brushing, mise en pli… Sophie m'a même appris à faire des chignons, toujours très demandé pour les mariages." "J'essaye de leur faire faire le plus de choses possibles, confirme Sophie. C'est un métier qui s'apprend avec du temps et beaucoup de pratique. Le choix du maître d'apprentissage est important. Dans la mesure du possible, il faut essayer de trouver un maître d’apprentissage dont la clientèle est variée pour ne pas s’enfermer dans un seul style. Sinon, il est plus difficile de trouver un employeur à l’issue de sa formation."

Sophie, comme ses collègues, a choisi de devenir coiffeuse par envie. "Ce que j'aime, c'est travailler la matière "cheveux". J’aime les couper, les soigner, les coiffer… C'est d'ailleurs pour ça que j'aime beaucoup les cheveux longs. C'est par plaisir que je me suis lancée dans ce métier et non pas par dépit comme c'est trop souvent le cas. C'est un métier où on a besoin de personnes qualifiées et non pas systématiquement en échec scolaire."

Les trois coiffeuses nous confient alors souffrir de la mauvaise image de leur profession. "En général, on nous voit comme des filles superficielles et exerçant un métier qui demande peu de technicité. C'est pourtant une profession qui demande de nombreuses compétences. Par exemple, pour faire une coupe, il est nécessaire d’avoir des notions de géométrie. Il faut connaître également les réactions chimiques des produits que nous utilisons. Une permanente faite sur
un henné noir entraîne ce que nous appelons une "explosion du cheveu". Le cheveu casse et la cliente risque de se retrouver avec quelques centimètres de cheveux sur la tête ! Il faut aussi être très vigilant sur les temps de pose des permanentes pour ne pas brûler les cheveux. Nous travaillons avec des produits chimiques. Il faut donc être très rigoureux."

Etre coiffeuse, c’est déjà savoir s’adapter au client et à sa personnalité. Le salon accueille une clientèle très variée, beaucoup de femmes, mais aussi des hommes, des enfants, des personnes âgées… "Evidemment, nous faisons un métier de contact. Nous avons des clients fidèles, mais aussi des personnes qui viennent pour la première fois. A chaque fois, nous nous adaptons à la
personnalité du client. Il est important de le mettre à l'aise.

Certaines personnes ont vécu de mauvaises expériences chez le coiffeur, il faut prendre le temps de les mettre en confiance. Nous discutons avec elles pour déterminer ce qu'elles aiment, et surtout, ce qu'elles n'aiment pas. Aucun client ne se ressemble. Certains viennent avec des modèles ou des idées précises, d'autres attendent nos suggestions. Pour les clients fidèles, nous essayons de ne pas tomber dans la routine en leur proposant de nouvelles idées."

Dès son arrivée dans le salon, les coiffeuses "décryptent" le comportement du client à travers son
look, sa manière de marcher… "Il faut être cohérent, poursuit Valérie. On ne va pas proposer de faire des mèches roses à une femme de style classique. Mais il faut aussi être ouvert. A une mamie qui porte un jeans avec des strass, on peut proposer quelque chose de plus original que la coupe classique avec mise en plis !"

"C’est un métier où nous sommes tributaires de la mode, comme en prêt-à-porter. Par exemple, les tons des colorations varient en fonction des saisons. Certaines couleurs sont dites plutôt d'hiver et d'autres plutôt d'été." Sophie et son équipe doivent aussi se tenir au courant de l’actualité. "Il y a quelques années, les jeunes voulaient les mêmes coupes que certains chanteurs de Boy's band. Aujourd'hui, on nous demande plutôt des footballeurs. Suite à la demande d'un client, je suis même allée acheter un magazine de foot un jour pour voir à quoi ressemblait un joueur. Les femmes demandent plutôt la même coiffure que des stars de la télé telles que des présentatrices de
journaux télévisés ou de la météo. On essaye de se tenir au courant en regardant la télévision."

"Les demandes varient aussi au fil des années. Avant, les permanentes étaient une prestation "phare", aujourd'hui elles ne représentent plus qu'une petite partie de notre activité. A l'heure actuelle, nous faisons surtout des mèches, notamment parce que les clientes ne peuvent pas les faire elles-mêmes. Notre activité est également liée aux saisons. Au printemps, avec l'arrivée des beaux jours, les gens ont envie de changer de look", explique Valérie.

La coiffeuse a également un rôle de conseillère. Elle doit parfois argumenter pour expliquer au client pourquoi telle coupe si belle dans un magazine ne rendra pas bien sur lui. "Il faut tenir compte de nombreux paramètres dont la nature des cheveux. Certains cheveux sont très abîmés à cause de divers traitements. En général, je privilégie le côté naturel et pratique en proposant des coupes faciles à coiffer au quotidien. Je tiens également compte du budget du client. Certaines coupes exigent un entretien régulier, alors que les clients n'ont pas toujours les moyens de
revenir si souvent. Je cherche toujours la meilleure solution. Je fais des propositions.

Parfois, j'ai des flashs : c'est ce type de coupe qui ira au client ! On explique au client que telle couleur lui ira mieux, que tel type de produit permettra d'éviter d'avoir des racines trop voyantes… Pour une dame qui a des cheveux blancs, plutôt qu'une couleur, je conseille des mèches claires, cela fera plus naturel. Bien sûr, certains clients ne changent pas d'avis, c'est à eux au final de décider. Il ne faut pas tomber dans le piège de ne coiffer qu’en fonction de ses propres goûts."

Une coiffeuse doit avoir un certain sens esthétique. "Elle doit se rendre compte de ce qui est harmonieux et de ce qui ne l'est pas. Le côté "artiste" se révèle surtout lorsqu'on fait des mèches. On alterne plusieurs nuances, on choisit où les mettre… Les mèches permettent de personnaliser la coupe, de l'embellir." Comme tous les métiers de l’artisanat, la profession de coiffeur demande de maîtriser des compétences et des gestes techniques. Ainsi, avant de proposer la moindre coupe, la coiffeuse commence par étudier les cheveux.

"Il faut les toucher et les manipuler pour les connaître. Les cheveux peuvent être fins, épais, frisés,
raides, souples, abîmés… Selon la nature des cheveux, on ne travaille pas de la même manière. Il faut aussi tenir compte de la forme du crâne, du visage, de la nuque, de l'implantation des cheveux…" "Au premier coup d'oeil, raconte Valérie, on repère les épis et les particularités des cheveux."

Autre geste important, contrairement à ce que l’on pourrait croire : le shampoing. C’est un geste beaucoup plus technique qu’on ne l’imagine. "C'est une affaire de dosage, précise Sophie. Il faut doser la quantité de produit, la température, le rinçage… C'est tout un art. Je considère qu'une bonne année de pratique est nécessaire pour arriver à faire de bons shampoings." Les shampoings s'accompagnent parfois de massages du cuir chevelu. "C'est une chose que les gens apprécient. Là encore, il faut savoir doser et s'adapter au client. Pour certains, c'est tout en douceur, pour d'autres c'est énergique. Mais attention, il ne s'agit pas d'enfoncer ses ongles dans le crâne des clients." La réussite du shampoing est capitale pour la suite. Les cheveux doivent être légers et brillants. Des cheveux mal émulsionnés seront lourds et difficiles à travailler.

Après le shampoing, en général intervient la coupe. Réussir une coupe, c'est avant tout une question de géométrie. "On ne coupe pas au hasard, on respecte des angles, des symétries… Lorsqu'on coupe, on doit imaginer ce que cela va donner une fois tous les cheveux coupés et séchés. Il faut réfléchir à l'avance pour bien réussir un dégradé notamment."

La coiffeuse doit faire preuve de concentration, les cheveux sont une matière fragile. "Au moment des permanentes, il faut veiller à ne pas brûler les cheveux. Si on travaille mal, le client ne sera pas satisfait et ne reviendra pas."

Très attentive à son travail, la coiffeuse ne doit pas oublier qu’elle exerce un métier où la relation avec la clientèle est importante. Elle doit savoir aussi entretenir la conversation avec le client. "Je suis quelqu'un de très timide à la base, nous confie Sophie, j'ai vraiment appris à être plus à l'aise avec les gens. Une coiffeuse doit pouvoir parler d'un peu tout : du temps, de la dernière émission de télévision à la mode, de recettes de cuisine, de jardin, de pêche ou de la vie de la commune… Par contre, je refuse les commérages, je n'en vois pas l'intérêt. Une fois de plus, il faut s'adapter au client, à ses envies, ses loisirs, son âge. Certains préfèrent garder le silence, d'autres profitent de ce moment pour se confier. Homme ou femme, jeune ou moins jeune, je veux que les clients soient à l'aise dans mon salon. Je tiens vraiment à ce qu'il y ait une bonne ambiance. C'est important pour
les clients, mais aussi pour nous. Avec le sourire, tout passe toujours mieux. J'offre même de temps en temps le café et les gâteaux ce que les clients apprécient beaucoup. Et puis, un client content laissera peut-être un pourboire aux salariés."

Un bon caractère est indispensable pour faire ce métier. Il faut être agréable avec les clients, mais aussi avec ses collègues. "Le travail d'équipe est important dans un salon. On se parle beaucoup, on se transmet des informations, on se répartit les tâches. Une coiffeuse en plein travail peut demander à une collègue d'emmener telle cliente au rinçage…"

Certaines coupes sont plus fatigantes que d'autres. "Pour les enfants, c'est particulièrement sportif ! Il faut faire preuve d'une grande vigilance pour ne pas risquer de les blesser, notamment avec les ciseaux. Il faut éviter qu'ils pleurent ou ne s'agitent. Tous les moyens sont bons pour détourner leur attention : jouets, gâteaux… Notre main est toujours mise de manière à protéger le visage de l'enfant. On ne peut pas savoir ce qu'il peut faire, lever soudainement la main ou tourner la tête, un accident est si vite arrivé ! Il faut rester très concentré, tout en discutant avec la maman. Les coupes enfants sont toujours plus dures que les coupes adultes, car il faut beaucoup se pencher."

C’est d’ailleurs un métier physiquement fatigant. Sophie peut en témoigner. "J'ai des problèmes de dos comme beaucoup d’entre nous. Certaines coiffeuses finissent parfois leur carrière légèrement voûtées Les problèmes circulatoires sont également courants. Nous sommes toujours debout, même si nous utilisons maintenant des tabourets.

Heureusement certaines choses ont évolué et nous apportent plus de confort pour travailler. Quand j'ai commencé, on lavait les cheveux, non pas derrière le client comme c'est le cas aujourd'hui, mais sur le côté. Et on se penchait beaucoup plus. Les fauteuils sont maintenant réglables. C’est d’ailleurs une profession que je déconseille aux personnes trop petites. Elles seront trop basses par rapport aux bacs et aux clients."

Les allergies sont également fréquentes et les responsables ne sont pas toujours les produits. "Le plus nocif, c'est l'eau. Dès mes débuts, j'ai fait de l'eczéma à cause des contacts répétés avec l'eau. Je me suis soignée et j'ai pris l'habitude de toujours mettre des gants, même pour faire une permanente. Et en dehors du travail, j'essaye de ne pas trop exposer mes mains."

C'est également un métier contraignant à cause des horaires. Le salon de Sophie est ouvert du mardi au samedi avec deux journées continues les vendredis et les samedis. "Il ne faut pas compter ses heures. C'est un métier que l'on doit faire par plaisir. On travaille pendant les vacances des autres, on ne fait jamais les ponts… Bien sûr ce n'est pas évident quand on a une vie de famille. Il faut s'organiser. Du coup, le dimanche est vraiment sacré."

Les salons de coiffure proposent de plus en plus la vente de produits aux clients. "Ce n'est pas ce que je mets le plus en avant. En général, je ne pousse pas à la vente, sauf si j'estime que le soin est vraiment nécessaire. Bien sûr si un client veut acheter un shampoing, je le conseille. J'informe sur les offres promotionnelles. En ce moment, pour l'achat de deux produits d'une certaine marque, un parapluie est offert. Les clients aiment ce genre d'offres."

Une fois le client parti, la coiffeuse nettoie ses outils au stérilisateur à UV (ciseaux, brosse, peigne…), passe le balai… "L'hygiène est très importante, j'insiste beaucoup là-dessus. Je veux que le salon soit propre, tout comme l'arrière-boutique. Chaque jour, on met en route des lessives pour laver les peignoirs, les serviettes et nos tenues de travail."

Dans un salon, il y a toujours quelque chose à faire. Le rythme de travail est, en effet, très soutenu. Certains jours, les clients se succèdent sans interruption. "Nous sommes tout le temps en train de jongler entre différentes choses. Par exemple, on fait une couleur à une cliente, puis pendant le temps de pose de la couleur, on fait une coupe à un autre client. Lorsque le temps de pose de la 1ère personne est terminé, nous reprenons la cliente pour émulsionner la couleur et
réaliser sa coupe/coiffage."

"On est constamment stressé à cause des horaires à respecter. Si on prend du retard, tous les rendez-vous se décalent. Certains clients ont des impératifs, ils doivent être partis à telle heure pour récupérer leurs enfants, aller travailler… C'est à nous de faire en sorte qu'ils soient prêts à temps. D'où l'importance de bien planifier les rendez-vous. C’est au moment de la prise de rendez-vous que l’on demande au client ce qu’il veut faire. On ne prévoit pas le même temps pour une
permanente que pour une simple coupe. Mais le client change parfois d'avis, et nous devons nous
réorganiser. C'est un métier où il faut être très vif et réagir rapidement."

Le métier est en constante évolution. Sophie et son équipe participent à des stages et se rendent dans des salons pour "sentir" les dernières tendances et se situer par rapport à leurs collègues. "C'est un bon moyen pour se motiver et se remettre en question. Cela permet aussi de nous conforter dans notre position en nous rendant compte que nous ne sommes pas dépassées."
"Ce que j'aime dans ce métier, c'est de pouvoir transformer quelqu'un en seulement quelques heures, qu'il soit plus beau qu'à son arrivée. Ce qui me fait vraiment plaisir, c'est lorsque le client repart satisfait en me disant "ça m'a fait du bien de venir." C'est ma plus belle récompense."



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