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Du coup, petit à petit, j'ai
diversifié la production en
introduisant des variétés
que je n'utilisais pas moi-même,
parce que la demande commençait
à exister. Aujourd'hui, j'ai
une surface dédiée d'environ
un demi hectare."
La rencontre avec un établissement
de vente attaché à la
préservation de variétés
anciennes a beaucoup joué.
Durant ces quinze ans, l'établissement
a misé sur le suivi des cultures
et la formation. Même les conditions
financières n'ont pas posé
de problème. "Je suis
rémunéré par
un pourcentage sur les ventes directes.
Au final, malgré le décalage
de trésorerie d'au moins un
an et parfois deux, je ne suis pas
mécontent car je suis désormais
payé chaque année sur
des prix qui sont en fait très
élevés."
Une
production centrée sur
les variétés standard
Naturellement,
M. Peulier a conscience qu'il
ne travaille que sur des petits
lots, avec un volume de travail
manuel important et avec le confort
d'une exploitation qui n'a pas
de soucis d'isolement par rapport
aux voisins, car il n'y a pas
de production de semences dans
son secteur. "J'ai visité
des exploitations de collègues
en bio qui font des surfaces plus
importantes avec un entretien
mécanique au tracteur.
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Nous, avec notre
quinzaine de variétés,
dont trois de haricots, six de cucurbitacées,
nous travaillons autrement."
Est-ce que la qualité et le
rendement final sont au rendez-vous
? "Bien que n'étant pas
un grand spécialiste des maladies,
je dois dire que nous n'avons pas
de problèmes particuliers de
ce côté-là. En
revanche, les aléas climatiques
nous touchent comme les autres.
Mais d'une certaine manière,
comme nous n'avons que de très
petits lots, il y a toujours moyen
de sauver nos productions. Par exemple,
récoltant mes ombelles de carottes
humides à la main, je les mets
à sécher près
de radiateurs électriques sans
avoir une grosse installation. Mais
je suis un cas particulier."
L'exploitation, centrée sur
le travail des variétés
standards, ne peut répondre
à la demande des maraîchers
bio centrée sur l'obtention
et les variétés améliorées.
De la même manière, M.
Peulier refuse de se spécialiser
car cela l'obligerait à mécaniser
et à ne travailler que sur
un ou deux légumes. Et M. Peulier,
en quelque sorte véritable
agriculteur-multiplicateur artisan,
ne souhaite pas emprunter cette voie
pour l'instant.
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