Jean-Marc,
écologiste halieutique, spécialiste
du thon rouge
Laboratoire ressources halieutiques de Méditerranée
"Mon métier
est de comprendre la dynamique des populations
de thon rouge en relation avec leur environnement
pour une gestion durable de leur exploitation"
"Je ne souhaite pas voir les espèces
disparaître, comme ce fut tellement
le cas au 19e et au début du 20e
siècle"
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"L'étude d'une espèce
emblématique comme le thon rouge
est fascinante. Ce poisson migrateur
est présent du Groenland à
l'Equateur, du golfe du Mexique à
la Mer Noire. Tout l'art de mon travail
est de comprendre cette étonnante
répartition spatiale, de comprendre
la dynamique des populations de poissons
pour une gestion durable et opérationnelle
de leur exploitation."
- "Espèce à longue
vie, il se reproduit très tardivement
et son stock se renouvelle lentement.
Pêché aujourd'hui par 20
pays, il fait partie des espèces
surexploitées."
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- "Nous cherchons aussi à
comprendre son abondance certaines
années et sa rareté
d'autres années. Une thèse
a mis au jour le lien entre ces fluctuations
et des changements environnementaux,
la température jouant sur les
migrations. Nous recherchons maintenant
à comprendre ce qui détermine
le thon à choisir certaines
zones..."
- "Les thons sont très
difficiles à observer. Les
relations sont plutôt difficiles
avec les pêcheurs, ce qui ne
facilite pas les études de
terrain. Cela nous a conduits à
développer le survol aérien."
- "Des puces électroniques
sont placées sur le dos des
poissons et enregistrent leur position,
leurs déplacements, la température
extérieure, la profondeur...
Là, le développement
technologique, l'océanographie
spatiale et la modélisation
débouchent sur des applications
passionnantes."
- "L'étude du thon rouge
m 'intéresse d'autant plus
qu'elle implique les sciences sociales
et l'histoire."
- "Je me souviens d'une visite
chez la duchesse Mediona Sidonia,
dans son château dans le sud
de l'Espagne. Nous y allions pour
récolter des données
anciennes sur les pêches astronomiques
à la madrague réalisées
autrefois par sa famille. Notre mission,
dans le cadre d'un programme européen
était de reconstruire des séries
de données historiques. Nous
avons recueilli des documents datant
du 16e siècle."
- "En tant qu'écologiste,
je suis sensible à la durabilité
des ressources vivantes. Je ne souhaite
pas voir les espèces disparaître,
comme ce fut tellement le cas au 19e
et au début du 20e siècle.
J'ai donc trouvé mon bonheur
en travaillant sur ce sujet à
l'Ifremer."
Etudes
- Doctorat en écologie quantitative
(Université Paris VI)
- Post-doctorat en dynamique des populations
côtières (Norvège).
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