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Victor-Hugo.
Un couple 100% bio
Victor-Hugo. Fabien et Delphine ont
ouvert la première poissonnerie
bio de Toulouse.
«Il faut bien se lancer !»,
confient Fabien Besnier et sa femme
Delphine. Ils ont ouvert il y a dix
mois Le Petit Dauphin, première
poissonnerie «bio» de
Toulouse. «On est jeune, on
essaye. L'idée, c'est de se
différencier des autres artisans,
de créer un climat de confiance
et de fidéliser une clientèle
familiale.»
À 28 ans, Fabien, fils du vice-président
de la chambre des Métiers et
boucher de père en fils, compte
déjà quatre ans dans
le bio. Delphine a elle aussi sa place
dans le microcosme des artisans commerçants
de Victor-Hugo, comme poissonnière.
Mais si la viande bio commence à
se faire connaître auprès
des consommateurs, le poisson bio
est bien moins développé.
«Il y a une demande, c'est certain.
Les gens veulent de la qualité,
et un rapport de proximité.
On n'est pas des intégristes
du bio, mais on s'intéresse
à la démarche de qualité.
Là, on est sûr de ce
qu'on vend. Il faut redonner aux gens
le goût des choses.»
Le saumon
n'est pas rose
Si Fabien peut déjà
se féliciter «d'avoir
fait remanger de la viande à
des végétariens»,
les amateurs de poisson restent à
séduire. Comme les gens pensent
que la viande de veau est blanche
alors qu'elle est naturellement rouge,
beaucoup qui croient que le rose est
la couleur naturelle de la chair du
saumon. «Quand on n'y ajoute
aucun colorant, elle est plutôt
grise». L'étal de Delphine
comprend pour l'instant du saumon
(frais et fumé), du bar, de
la truite et de la daurade, qui sont
pour l'instant les seuls poissons
disponibles en agriculture biologique.
Les prix sont plus élevés,
mais «pas pour tous les produits».
Patiemment, ils expliquent leur démarche.
«On n'a pas les moyens de faire
de la promotion, mais petit à
petit, la clientèle s'intéresse
à nous. C'est agréable
que ça se fasse comme ça.»
Fiche métier
du Poissonnier
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