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Vire-sur-Lot. Cahors se lance dans
le Porto
Il sortira en septembre un Cahors
Malbec vintage bio. Une sorte de Porto
à la sauce cahors, qui continue
d'être travaillé à
Vire. Pascal Verhaeghe n'en finit
pas d'innover.
Il cultive l'excellence depuis des
années. Pascal V., 50 ans,
l'âme du château du Cèdre,
à Vire-sur-Lot, nous a ouvert
les portes de son paradis de 27 hectares,
tous en bio, sur les meilleurs terroirs
de l'appellation. Et délivré
quelques succulentes informations…
À déguster, évidemment.
Vous ne cessez de chercher, d'inventer.
Et voilà que vous préparez
un coup pour la rentrée ?
Nous espérons sortir, sans
doute en septembre, un Malbec vintage
bio. J'ai toujours été
fan des grands Porto. Et comme le
Malbec a un tel fruit, je me suis
dit qu'on pouvait faire des vins doux
assez sympas, dans le style du Cèdre.
En réalité, ça
fait dix ans que j'ai ce projet en
tête, que je mène à
partir de très bons raisins.
Satisfait
du résultat ?
Vous avez goûté…
Le Porto classique, c'est 19 à
20° d'alcool et 180 grammes de
sucre résiduel. Nous, nous
sommes à 16° à peine
avec moins de 100 grammes de sucre.
On sent bien le fruit et le croquant
du raisin. Il se boit frais et les
premiers tests sont excellents, notamment
sur les desserts en chocolat, avec
des formages type Roquefort ou les
Bleus, et même des plats. On
va continuer à l'élever.
Vous visez
quel type de marché ?
La bouteille fera 50 cl et nous en
sortirons 8 000 la première
année. En fonction de l'accueil,
on avisera. Mais j'y crois très
fort.
Vous avez
aussi de lourds projets sur la qualité…
La certification qualité et
la sécurité alimentaire
sont devenues incontournables. Nous
vendons beaucoup à l'export
et nos clients sont de plus en plus
exigeants sur la qualité. Nous
avons donc engagé toutes les
personnes de notre entreprise à
la recherche de la norme mondiale,
ISO 22 000. Nous espérons l'obtenir
début 2012. Pour nous, c'est
un coût de 15000 euros, financé
de moitié. C'est un gros travail
pour chacun. Mais c'est aussi très
mobilisateur. Les gens sont responsabilisés.
Et chaque fois qu'on va vers la qualité,
on y gagne.
Comment percevez-vous
l'évolution de votre métier
?
On a changé d'ère. Aujourd'hui,
le vigneron doit être performant
dans tout : la production, la commercialisation,
les normes. Si on veut bien travailler,
il faut être plus professionnel
et plus technique qu'avant.
Fiche métier
du Viticulteur
Portrait d'un Vigneron
Encaveur
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