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Métier
de finition, le polisseur donne au
granit son éclat recherché
pour certaines applications.
Le polissage est généralement
automatisé ; cependant, certains
travaux exigent un polissage manuel
qui réclame habileté,
minutie et goût du travail bien
fait. Plusieurs niveaux de difficultés
caractérisent ce poste : polissage
d'arêtes avec le "flexible",
polissage de surfaces avec la "genouillère",
polissage à la "briquette"...
Témoignage
de Yoann A. - Polisseur
Depuis deux
ans et demi, d'abord apprenti puis
en CDI, Yoann A. travaille comme polisseur
dans une entreprise de façonnage
du granit spécialisée
dans le monument funéraire.
"au début, j'ai eu l'impression
de faire toujours la même chose.
Ensuite, le travail est devenu de
plus en plus intéressant".
Les opérations de polissage
diffèrent selon l'origine des
granits et les formes : "certains
sont durs à mordre, d'autres
sont plus tendres ; je ne fais que
du sur mesure". La maîtrise
du métier consiste à
savoir faire se succéder les
meules adaptées "jusqu'à
amener la brillance du granit".
Si le travail "est physique",
il intéresse Yoann A.. L'opérateur
apprécie de pouvoir prendre
des initiatives et de participer à
donner forme au granit. "nous
partons d'un bloc et en faisons une
stèle ou un monument. Je suis
fier de mon travail". Il souhaite
rester dans ce secteur où il
espère évoluer.
A 24 ans, Yoann a trouvé sa
voie non sans difficulté. Après
la troisième, il devient apprenti
en maçonnerie puis en peinture
du bâtiment mais ne trouve pas
d'emploi.
Il décroche un contrat de qualification
de couvreur zingueur. Hélas,
son employeur cesse son activité.
Suivent deux mois de chômage.
Il découvre une annonce à
l'ANPE : "Recherche polisseur
de pierre" et se présente.
Sa motivation l'emporte. Il prépare
alors un CAP des Métiers de
la Pierre par apprentissage au CFA
UNICEM de Louvigné-du-Désert.
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