A 37 ans, Patricia
Faraut, ingénieure de formation, s’est
donnée une mission de taille : promouvoir
et développer l’entrepreneuriat
africain féminin, renouer les liens
en Afrique avec le leadership féminin
des femmes noires d’Europe, d’Amérique
et des Caraïbes. |
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En créant Africa
Femmes Performantes il y a quelques mois, elle
appelle toutes les femmes à l'union, sans
exclusive de couleur ou de statut, persuadée
que toutes les actions n'auront d'effet positif
et constructif qu'avec la collaboration des femmes
du monde entier.
Interview d’une visionnaire très pragmatique
Quel
métier rêviez vous de faire enfant
?
Interprète
Quelles études
avez vous faites ?
J'ai fait 2 années d'Etudes à
la faculté de Lettres et Sciences Humaines
à l'Université de Nantes: Langues
Etrangères Appliquées.
Ensuite j'ai découvert une fibre relationnelle
en moi qui m'a orientée vers une école
de commerce, le groupe ISEG (institut Supérieur
Européen de Gestion) où j'ai
obtenu mon diplôme d'Ingénieur
Commerciale, option Marketing et stratégies
Commerciales, mention honorable. |
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Quel
fut votre premier job ?
J'ai travaillé comme Assistante Commerciale
dans une société Nantaise ABUCOR
International
Votre parcours ensuite ?
Mon premier emploi : à Paris, dans une
agence de voyage spécialisée dans
les croisières, et ensuite : gestion des
clients grands compte dans une société
spécialisée dans la relation clients.
L'idée de créer
Africa Femmes Performantes vous est venue quand
?
Africa Femmes Performantes est née d'Aquarius
International France, il y a quelques mois, suite
à 2 importants partenariats établis
avec le sommet Global des femmes aux Etats Unis
et le National council of Negro women. Le terme
"AFRICA" est le symbole d'identité
dans ce concert des nations où la femme
noire doit s'identifier dans la performance.
Pourquoi vous êtes
vous lancée dans cette aventure ?
Ce fut comme un "appel" inexplicable
au départ, et la réalité
de la demande en terme de réseautage international
pour la femme noire s'est révélée
cruciale.
Quels sont les obstacles
que vous avez eu à franchir avant de lancer
ce projet ?
Rien n'est jamais facile quand on démarre
un grand projet, j'ai surtout eu du mal à
faire comprendre la vision.
Qu'est ce qui, dans votre
parcours, vous a été utile pour
créer ce réseau ?
Mes connaissances en stratégies commerciales
et relationnelles, ma nature téméraire.
Quelles ont été
les réactions de vos proches ?
Ils n’ont pas compris comment avec un diplôme
de qualité, je me suis lancée dans
des actions associatives.
Les premiers événements organisés
par Africa Femmes Performantes, vous vous en souvenez
? Qu'avez vous ressenti ?
Plusieurs conférences et séminaires
en Afrique en 2006, le congrès International
de la Femme noire à Paris, en janvier 2007.
J'ai compris que je ne m'étais pas trompée
sur la réelle demande de ce type de réseau
pour les femmes noires, aussi bien de la diaspora
européenne, caraibéenne, américaine
que pour les femmes africaines.
Quels ont été
les commentaires qui vous ont le plus encouragée
dans cette initiative ?
Ce sont plutôt des réactions qui
m'ont encouragée, plusieurs personnes se
sont rapprochées de moi pour apporter leur
concours à cette initiative et c'est cela
qui est réconfortant.
Qu'est ce qui vous passionne
le plus dans ce projet ?
Savoir que j'apporte un souffle nouveau aux réseaux
de femmes en Afrique et que je sers de lien avec
les réseaux de femmes de la diaspora et
des femmes des autres continents.
Qu'est ce qui est le
plus difficile ? Comment le gérez vous
?
Gérer plusieurs fronts en même temps,
consolider les fondements. Je le gère en
persévérant
Bénéficiez
vous d'aides spécifiques (financières
ou autres) ?
Bénéficier des aides est toujours
la question difficile, parce que dans toute chose,
il faut faire ses preuve pour que les institutions
suivent. Nous espérons en bénéficier.
Quelle est l'équipe
qui vous accompagne ?
Nous sommes 10 membres actifs à Paris et
nous avons des délégations dans
quelques pays. Notre objectif est d'avoir des
relais dans chaque pays.
Quels sont vos objectifs
pour 2008 ?
Nous préparons la deuxième édition
du congrès International de la Femme noire
à Paris.
A quoi ressemblent vos journées ?
Je ne les vois pas passer. J'aurais besoin des
journées de 48h pour travailler comme je
le voudrais.
Combien d'heures par semaine travaillez-vous ?
En moyenne 70 heure par semaine
Comment parvenez vous
à concilier vie pro et vie de famille ?
Je n'ai plus vraiment de vie de famille
Quelle est la femme célèbre
(ou pas) que vous admirez ?
Dr Dorothy Irène Height, mon mentor. Cette
femme de 95 ans, qui a crée pour la première
fois aux Etats Unis, en 1935, le premier rassemblement
des femmes noires, pour inciter et encourager
les femmes à la formation et à la
nécessité de travailler en réseau.
Elle est une figure emblématique toujours
vivante.
Celle qui vous tape sur
les nerfs ?
Il n'y en pas.
Quelle serait votre première mesure si
vous étiez présidente ?
Lutter contre l'injustice
Quelle est votre devise
?
La vie est faite d'échange. On a rien sans
rien.
Appartenez vous à
d'autres es réseaux/associations, féminins
ou pas ?
Oui, le réseau High Tech Business qui n'est
pas spécialement féminin.
Quels bénéfices en retirez vous
?
J'apprends tous les jours. A chaque rencontre,
je suis enrichie.
Quels conseils avez vous
à donner aux lectrices d'Interdit aux Hommes
?
Rester persévérant dans ce qu'on
fait, quelque soit les circonstances. Rester tenace
.Ce n'est qu'en forgeant qu'on devient réellement
forgeron.
Publié par Emmanuelle Gagliardi publié
dans : Entrepreneuses Le : 1-04-2008.
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