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Témoignage d'un Responsable communication
(2 portraits) |
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Jean-Christophe
G. (32 ans)
Responsable de la communication et de
l’information de la ville d’Avion
(62), 19 000 habitants
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- Après avoir obtenu son Bac A1 (lettres
et mathématiques) il se dirige vers
l’EFAP (Ecole Française des
Attachés de Presse) dans laquelle
il est amené à faire de nombreux
stages. Son orientation professionnelle
est à l’époque tournée
vers le journalisme et le métier
des relations presses.
Il décide donc d’orienter ses
recherches vers les domaines de la presse,
la musique et la culture.
Il effectue ainsi des piges à la
Voix du Nord et à Nord Eclair et
est stagiaire dans différents labels
de musique tels que « Play it again
sam » en Belgique, « Sony »,
« Virgin », « Sriracha
Sauce » et culture commune.
Il a ensuite été correspondant
de presse pour « Nord Eclair »,
« l’Avenir de l’Artois
», « l’écho de
la Lys » avant de travailler à
la rédaction de radio Nostalgie.
En 1998 il entre à la maison des
jeunes et de la culture de Nœux-les-Mines
où il est chargé de la communication
et a la responsabilité de créer
intégralement une télévision
locale pour la ville.
Ce qui constitue à ce jour sa plus
grande réussite professionnelle.
En 2000, il intègre « par hasard
» le service communication de la ville
d’Auchel. En effet, il avait envoyé
un CV quatre ans auparavant et les responsables
de la ville l’ont retrouvé
et l’ont appelé afin de le
recruter.
Et en 2001 il répond à une
annonce parue dans « la gazette des
communes » et intègre le service
communication et information de la ville
d’Avion où il est nommé
responsable du service.
Aujourd’hui à la tête
d’une équipe de deux personnes,
composée d’un maquettiste
et d’une personne s’occupant
essentiellement de la télévision
locale, ses fonctions lui permettent d’avoir
un rôle de journaliste et de communicant.
Pour lui il n’y a pas de journées
types : « tu sais à quelle
heure tu commences, tu ne sais jamais à
quelle heure tu finis. » Ses journées
sont ponctuées de rédactions
d’articles pour le bulletin municipal,
de tâches administratives, de relations
avec la presse et avec le public, de réunions,
de montage de sujet vidéo pour la
télévision locale… Il
a donc un rôle de terrain, il est
le relais entre l’équipe municipale
et la population avionnaise. Le service
n’est pas attaché à
une seule mission et l’équipe
se doit d’être complémentaire
et polyvalente. « Chacun sait maquetter,
filmer, prendre des photos ou écrire
des articles. »
Pour lui « le service communication
est obligatoirement rattaché à
la politique du maire » sans pour
autant adhérer à sa politique.
« Nous avons un devoir de réserve
étant donné que nous sommes
fonctionnaires. »
Il jette un regard critique sur le monde
de la communication aujourd’hui. Les
formations spécialisées proposées
par les écoles sont utiles pour côtoyer
le monde du travail et se forger un esprit
mais d’un autre côté
« on te fait miroiter tout et n’importe
quoi. »
Pour intégrer un service communication
en collectivités locales «
un diplôme est souhaitable mais pas
nécessaire » car il est possible
de l’intégrer par concours
de la fonction publique.
Selon lui, un communicant se doit d’être
souriant, curieux, de savoir rester humble,
savoir écouter et d’être
organiser. Les objets indispensables du
communicant sont « l’œil
et l’oreille. »
Lorsqu’il recrute un stagiaire, il
veut quelqu’un qui touche à
tout (photo, pao…) et qui soit dans
une filière communication, mais il
aime recruter au feeling, en fonction de
la personnalité de la personne qu’il
a en face de lui lors de l’entretien.
Mais, il a rarement de stagiaire car il
a peu de temps pour s’en occuper :
« une fois par an je ne peux pas faire
autrement sinon ils perdraient le bénéfice
de leur stage. J’ai été
stagiaire et j’ai tout vécu
de la photocopieuse aux missions les plus
intéressantes. Quand je prends quelqu’un
c’est pour qu’il en ressorte
satisfait et qu’il ait pu s’enrichir
professionnellement. »
Ainsi, le métier de communicant en
collectivités locales est un métier
de terrain où l’on se doit
d’être un relais actif entre
la population et l’équipe dirigeante.
C’est un métier de contact
où le droit à l’erreur
est infime car chaque opération de
communication doit servir à l’image
du maire. Ce n’en est pas pour autant
une communication politique.
Mais comme dans tout métier «
il faut toujours croire en ce qu’on
fait. Que ce soit dans le privé ou
le public, on est censé faire passer
des messages. C’est la base du communicant,
il y un émetteur et un récepteur.
A partir de là il faut le faire du
mieux possible en y mettant beaucoup de
convictions. »
Fiche métier
du Responsable
communication
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La Com dans
la peau
Agé d’à peine 30 ans,
Nouara s’occupe de la communication
de l’une des plus grandes compagnies
de la place. Pas évident pour un
poste qui requiert l’expérience
de toute une vie.
Pour devenir responsable de communication,
qui plus est dans une grande compagnie multinationale,
il faut disposer d’un curriculum-
vitae en béton, des études
de préférence dans de grandes
écoles de marketing et communication
et une solide expérience de plusieurs
années sur le terrain sont de mise.
Cela sans compter sur des traits de personnalité
hors normes compte tenu de l’ampleur
de la tâche.
Seulement voilà, parfois de petits
génies bouleversent l’ordre
des choses et arrivent à atteindre
la plus haute marche du podium en forçant
le respect de leur entourage. C’est
le cas de Khalil Nouara , responsable communication
pour la région de l’Afrique
du Nord de la Compagnie Coca-Cola.
Agé d’à peine 30 ans,
le parcours de ce cadre est pour le moins
impressionnant. Une maîtrise en sciences
techniques avec spécialisation dans
le marketing et communication en poche,
il fait un long détour du côté
du pays de l’oncle Sam pour perfectionner
ses connaissances. Ses certificats décrochés
à Boston, il commence le long chemin
de l’apprentissage. « Les études
en communication c’est une bonne chose,
cela permet d’avoir une assise théorique
pour pouvoir aborder son emploi avec beaucoup
d’aisance », explique-t-il.
Cependant, « l’expérience
dans le domaine n’a pas d’égal
notamment concernant un métier où
il faut se mettre au diapason continuellement
et se remettre en question », ajoute-t-il.
Il n’en reste pas moins que des études
en communication ou encore une expérience
dans le domaine ne sont pas de mise pour
exercer cette fonction.
Selon M. Nouara, «beaucoup de personnes
qui s’occupaient de ressources humaines
se sont recyclées dans la communication».
Ce n’étais pas son cas. De
retour au pays, il rejoint le département
marketing de la compagnie Air France. Il
y écoulera deux ans avant de postuler
pour un poste de directeur média
au sein d’une importante agence de
com. de la place. “C’était
une expérience enrichissante dans
la mesure où j’ai développé
mes aptitudes. Cela m’a permis de
me former sur le tas”, se souvient
Khalil. Ses nouvelles fonctions lui permettent
de prendre en charge les budgets de quelques
unes des plus importantes entreprises opérantes
sur le territoire national. Il se fait remarquer
par l’une d’elles dont il s’occupera
de la communication. Il s’agit de
la Compagnie Coca-Cola où on lui
proposa le poste très convoité
de responsable communication. Poste dont
il assure la fonction avec brio depuis quatre
ans.
Au sein de son nouvel environnement, il
chapeaute les plans de communication élaborés
par son département et s’occupe
de la communication institutionnelle et
de l’accompagnement de la stratégie
de communication de son entreprise. Il coordonne
entre les business-plan des différents
départements de la compagnie de manière
à les faire coïncider avec les
différentes orientations de l’entreprise.
Porte-parole de la compagnie aux yeux de
la presse et du gouvernement, il est également
chargé de la diffusion d’une
information fiable et transparente.
Parmi les rôles qui lui incombent,
figure également l’implication
de la compagnie dans le développement
du Maroc notamment à travers la mise
en place d’actions citoyennes concernant
l’éducation entre autres. Il
est amené dans l’exercice de
cette fonction à être l’interface
entre son entreprise, le ministère
de l’Education et différentes
ONG.
Dans ce genre d’exercice « on
est souvent amené à échanger
des idées. Il faut apprendre à
écouter et avoir un esprit d’analyse
», souligne le responsable de communication
de Coca-Cola. « Un back ground important
est également un atout supplémentaire
compte tenu qu’il est question de
traiter avec des gens de tous les horizons
», ajoute-t-il. Par ailleurs il faut
avoir suffisamment de recul afin de pouvoir
prendre les décisions qui s’imposent.
Tout un programme.
Par : Abdelaziz Meftah
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Quel
communicant êtes-vous ?
Communiquer vient
du latin communicare qui signifie «
être en relation avec ». Savoir
bien communiquer est donc essentiel dans la
vie sociale. Cette capacité est liée
à l'intelligence émotionnelle.
En
savoir plus ... |
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