Nicolas
Pattou
Responsable coordination éditorial
et techniques du magazine ddo
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Pouvez-vous nous présenter votre
magazine?
- Les trois fondateurs d’une asso,
née au début des années
90 lors d’une manifestation à
l’Aéronef, se sont rendu compte
qu’il n’existait pas de support
sur l’art contemporain dans la région.
Ils ont alors eu l’idée de
lancer un bulletin bimestriel format A3,
évoluant ensuite vers un format journal
et enfin une version mag en 1997. Le ddo
s’est ouvert à d’autres
disciplines : spectacles vivants, musique,
multimédia, cinéma…
En 1999, on a décidé de séparer
la partie « agenda » pour en
faire une publication à part, désormais
en petit format. La partie « magazine
» a été suspendue il
y a 2 ans (mais pas définitivement
abandonnée). L’agenda a pris
de l’ampleur et est aujourd’hui
tiré à 70 000 exemplaires.
Gratuit, diffusé sur l’eurorégion
Nord, on peut aussi le trouver sur quelques
points nationaux, notamment à Paris.
> Quel en est
son lectorat?
- Notre lecteur-type est plutôt jeune,
curieux, mobile, urbain et amateur de culture
et de loisirs. ddo possède par ailleurs
environ 700 abonnés.
> Quel est votre
parcours étudiant et professionnel
avant d’arriver à DDO ?
- J’ai eu un Bac Philosophie et Arts.
J’ai ensuite obtenu un Deug Médiation
Culture et Communication et un IUP Ingénierie
Culturelle, à Lille 3. Un stage m’a
permis d’occuper, pendant 2 ans, le
poste de responsable promotion/RP à
l’Aéronef. Je suis arrivé
chez DDO il y a 5 ans, sous la forme d’un
contrat emploi-jeune.
> Quel est votre
rôle au sein de DDO ?
- Je suis chargé de la diffusion,
de la communication, du développement
du magazine. C’est un poste multi-tâches
: cela va du tri d’informations au
repérage et aux propositions de sujets,
à la vente d’espace publicitaires,
la gestion de la diffusion, le développement
de partenariats ou encore la préparation
des réunions de rédaction…
> Un conseil
à donner aux étudiants qui
voudraient suivre ta trace ?
- L’essentiel est de savoir s’adapter
à la structure dans laquelle on est
amené à travailler : bien
l’apprécier, comprendre ses
objectifs, ses tenants et aboutissants.
Avoir le contact facile, être curieux,
disponible, ouvert d’esprit sont des
qualités indispensables pour réussir
dans le métier. Il est important
de savoir se remettre en question car on
effectue souvent des tâches qui dépassent
nos compétences. Dans le milieu culturel,
le salaire n’est pas la motivation
première, mais on y gagne en cadre
de vie et de travail. Le responsable de
la communication de l’Opéra
de Lille, par exemple, est peut-être
mieux loti, mais est-il pour autant mieux
épanoui ?…
> Un mot sur
Lille 2004 ?
- Nous avons un partenariat mesuré
avec Lille 2004. Je rencontre deux fois
par mois leurs responsables. Ils nous présentent
leurs rendez-vous et on en retient et soutient
quelques uns, suivant des critères
subjectifs qui relèvent du choix
de la rédaction.
> Où
vous voyez-vous dans 10 ans ?
- Je n’ai pas de plan de carrière.
Dans le milieu asso vraisemblablement, surtout
dans la culture mais aussi dans l’humanitaire
ou le social. Le développement durable
m’intéresse particulièrement.
Il faut avant tout éviter la routine
qui peut survenir dans notre milieu.
M.T.
Fiche métier
du Responsable
communication
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