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Employé dans un centre d’économie
rurale, il a une mission de conseil en gestion
auprès des agriculteurs ou des entreprises
agricoles, sur la base de leurs résultats
économiques.
• Dans le cadre d’un contrat,
il suit les résultats économiques
des exploitants et les conseille, en fonction
de ces résultats, mais aussi de leurs
projets ou de la législation.
• Il propose des prestations de conseil
supplémentaires dans le cadre d’une
évolution des statuts ou du cadre
réglementaire.
• Il réalise des prestations
ponctuelles pour des agriculteurs non clients,
notamment les études d’installation.
Le plus
Le suivi des exploitations se fait au long
cours et le conseiller est là pour
aider les agriculteurs à se projeter
dans l’avenir. Il est intéressant
d’être partie-prenante dans
l’évolution des exploitations.
Le moins
Il est parfois frustrant de n’être
que le conseiller :l’éleveur
reste le décideur…
Un bon métier
si on aime…
Le contact humain et la relation avec les
éleveurs: Il faut écouter
et amener l’exploitant à parler
de ses problèmes ou de ses objectifs.
Le but est de le comprendre afin de l’aider
efficacement.
Manier les chiffres Même s’il
n’est pas comptable, le conseiller
en gestion doit réaliser une lecture
synthétique des résultats
de l’éleveur.
Les déplacements fréquents
Il faut compter 4 200 déplacements
par an en clientèle, en plus de nombreuses
réunions.
Salaire à
l’embauche
De 23 000 à 28 000 euros bruts annuels.
Filles et garçons
Formation initiale
Ingénieur en agriculture ou agro-alimentaire,
complété par un 3e cycle en
gestion.
Formation agro-alimentaire
• Ingénieur
- Agronome
- En agriculture
- Des travaux agricoles
Formation spécialisation
laitière
• Ingénieur
- Ingénieur du lait (IESIEL)
REPORTAGE
Employé dans
un Centre d’Économie Rurale
(CER), le conseiller en gestion accompagne
les agriculteurs et les entreprises agricoles
sur la base de leurs résultats économiques.
Il intervient de manière régulière,
dans le cadre d’un abonnement, ou
plus ponctuellement.
Le conseil
d’abonnement
La prestation régulière, renouvelée
chaque année, implique le suivi courant
des exploitations via l’analyse de
leurs comptes. Le conseiller rencontre les
exploitants au moins une fois par an pour
identifier les problématiques, répondre
à des questions économiques,
et optimiser la fiscalité.
Sur ce dernier point, le CER possède
un quasi-monopole : une immense majorité
des agriculteurs passe par ses services,
ne serait-ce que pour remplir la feuille
d’imposition.
À la demande, il intervient lorsque
l’éleveur souhaite faire évoluer
son exploitation. Le conseiller réalise
alors des simulations et propose les meilleures
options à retenir.
Le conseiller rencontre ses clients qui
souhaite faire évoluer leur exploitation
ou lors de la mise en place de réformes
ayant un impact direct sur leur activité
(la politique agricole commune, par exemple).
Ils essaient d’évaluer ensemble
les conséquences de ces réformes,
notamment sur le système de production
de l’éleveur.
Le conseiller intervient également
pour aider l’éleveur à
faire évoluer son exploitation en
réalisant des simulations et proposant
les meilleures options.
Des prestations
ponctuelles
Le conseil en gestion comporte également
des prestations ponctuelles pour répondre
à des demandes précises. Par
exemple : des études de marché
ou des études économiques
en vue d’investissements ou de créations
de sociétés, des optimisations
fiscales particulières pour
les personnes ayant un patrimoine autre
qu’agricole…
Les CER ne vendent que du conseil : les
clients savent que leur conseiller est donc
impartial et qu’il n’a comme
objectif que la réussite de leur
exploitation.
Une qualité optimale de service permet
de gagner et d’entretenir la confiance
en instaurant une relation au long cours.
Les conseillers en gestion réalisent
également des prestations ponctuelles
pour des agriculteurs non clients du CER.
Il s’agit notamment de procédures
pour des agriculteurs en difficulté.
Les conseillers sont alors mandatés
par l’État pour effectuer des
plans de redressement, pouvant aller jusqu’au
redressement judiciaire. C’est sans
doute l’aspect le plus difficile de
ce métier…
Interview d'un Conseiller
en gestion |