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Les
recrutements de consultants
spécialisés dans
l’accompagnement des maîtrises
d’ouvrage (MOA) sont en
hausse dans les SSII et les
cabinets de conseil.
Christine Peressini, 01 Informatique,
le 24/03/2006
« Aujourd’hui, les
consultants MOA occupent une
place privilégiée
dans les projets », souligne
Isabelle Simonin, du cabinet
de recrutement Solic Carrières.
Il existe dans des grands groupes
des structures d’assistance
à la maîtrise d’ouvrage.
Mais la plupart des entreprises
recourent à des prestataires
externes. « Les embauches
de consultants MOA s’accroissent
donc dans les cabinets de conseil
et dans les SSII – notamment
dans le tertiaire (banque-finance-assurance).
» Ainsi recense-t-on chez
Teamlog 350 consultants MOA
sur un effectif total de 1 800
personnes. Ils sont spécialisés
par métier. Et, précise
Noëlle Bonnard, DRH du
groupe, « près
du tiers des embauches prévues
en 2006 concerneront ces profils.
Soit 200, sur un total de 700.
» Contre 160 sur 600 l’an
dernier. Ces consultants accompagnent
les clients, de la mise à
plat des processus et la modélisation
des systèmes d’information
à la validation du nouvel
outil et la formation des utilisateurs..
Une spécialisation par
métier ou par type de
mission
Quelle que soit leur formation
d’origine (école
d’ingénieurs, de
commerce, filière économie-finance,
etc.), ils doivent posséder
la double compétence
fonctionnelle et technique –
pour la seconde, « au
moins un vernis », relativise
Isabelle Simonin. En effet,
le fait d’avoir suivi
une filière technique
« facilite le dialogue
avec les maîtrises d’œuvre,
mais n’est pas indispensable
», assure Emmanuelle Guillermot,
consultant senior chez Teamlog,
actuellement chargée
de la refonte du référentiel
des automates bancaires d’un
grand groupe. Par contre, pour
Noëlle Bonnard, «
les ingénieurs doivent
posséder quelques années
d’expérience en
maîtrise d’œuvre
(conception ou développement)
dans un domaine métier
». Selon Didier Auriau,
consultant manager chez Sogeti-Transiciel,
d’autres compétences
se voient requises. A commencer
par les classiques : esprit
d’analyse et de synthèse,
aptitudes relationnelles et
rédactionnelles. Auxquelles
s’ajoutent à présent
des capacités de management
de projet et d’animation.
Enfin, Chantal Chevallier, consultante
au cabinet KLC et qui accompagne
les clients sur leurs grands
projets, observe pour sa part
une tendance plus générale
: « On attend de nous
aujourd’hui davantage
de rapidité et d’efficacité
qu’auparavant. ».
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