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origines de ce profil de consultant
sont variées. Il doit
se forger une solide expertise
sur les plans fonctionnels et
métier, qu’il conservera
tout au long de sa carrière.
Ces consultants interviennent
la plupart du temps sur des
segments de marché étroits
et en forte croissance : gestion
des connaissances (KM pour Knowledge
Management), cycle de vie des
produits (PLM, Product Life-Cycle
Management), gestion de la chaîne
logistique globale (SCM, Supply
Chain Management), gestion des
processus métier (BPM,
Business Process Management)
ou encore architecture orientée
services (SOA, Service Oriented
Architecture). Ces marchés
« sont associés
à une offre éclatée
de progiciels, y compris des
modules de grands PGI pour le
PLM ou le SCM, indique Régis
Granarolo, président
du Munci. Ce sont donc des marchés
d’éditeurs ».
Ce qui expliquerait qu’il
existe « encore assez
peu de postes de consultants
et, à l’inverse,
davantage de profils de technico-commerciaux
(ou avant vente) sur ces marchés
». Toutefois, à
côté des petits
cabinets spécialisés
et des grandes SSII dotées
d’un département
consulting, les grands du conseil
chercheraient à développer
une offre sur ces niches, selon
Régis Granarolo. Les
profils qu’ils recherchent,
de préférence
expérimentés,
se situent à la croisée
des métiers de l’informatique
et de l’entreprise. De
formation ingénieurs
généralistes,
informaticiens ou issus d’une
école de commerce, ce
sont soit des experts techniques
– ils ont, par exemple,
travaillé quelques années
chez un éditeur dans
leur spécialité
–, soit des experts fonctionnels.
L’exigence
du métier : diagnostiquer
rapidement
Ainsi, chez PCO Technologies,
SSII qui exerce une activité
de conseil dans le PLM pour
les industries de la formulation,
les consultants disposent d’une
double compétence informatique
et métier. « Lorsqu’on
s’adresse à des
marchés qui ne sont pas
encore matures en matière
de PLM, comme l’agroalimentaire,
il faut consacrer davantage
de temps à la phase amont
du projet, précise Bernard
Chabot, consultant principal
PLM de la SSII. Une très
bonne connaissance du métier
est donc primordiale. »
Denis Meingan, directeur associé
de Knowledge Consult, cabinet
de conseil dédié
au KM, précise : «
C’est son expertise et
sa capacité à
poser rapidement un diagnostic
qui distinguent le consultant
de niche du consultant généraliste.
Lequel opère sur un marché
plus vaste. » Denis Meingan
considère que le consultant
de niche peut se passer de compétences
techniques pointues. Mais que,
en revanche, « une polyvalence
fonctionnelle par rapport aux
différents métiers
de l’entreprise et des
compétences en management
sont nécessaires à
l’exercice de ce métier
». Divergences de vues
ou métier en devenir
? Une chose est sûre :
certains consultants de niche
exercent ce métier pendant
toute leur carrière.
« De 30 à 60 ans
», comme le note Arnaud
Cantet, du cabinet de recrutement
Lincoln Associés. Et
constate que « dans des
petites structures, ces profils
sont généralement
plus autonomes que dans les
grands cabinets de conseil ».
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